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L'Audi S8 au scanner

L'Audi S8 au scanner

Par Guillaume Coche , le 16 juin 2015

Quand Sport & Style essaie des autos, la rédaction s’engage à respecter le code de la route, ne pas utiliser les véhicules pour des compétitions sportives ni pour le transport de personnes ou de marchandises onéreuses, à acquitter les contraventions et amendes éventuelles liées à ses infractions, et à restituer la voiture à la date convenue dans l’état où elle se trouvait, avec le réservoir plein. Pour le reste, voici nos impressions.

Nom : Audi

Prénom : S8 (soit la grande berline A8, dans sa version sportive haut de gamme)

Options : freins céramique (option à presque 10 000 €), Audi MMI, feux Matrix LED, Régulateur adaptatif de vitesse, Active Lane Assist…

Boîte : S-Tronic 8 rapports

Vitesse : 250 km/h (bridée électroniquement)

Speed : 0 à 100 km/h en 4,1 s

Sous le capot : V8 4.0 TFSI de 520 ch

Couleur : blanc glacier métallisé 

Conso : 10,5 l/100 annoncés en cycle mixte, 12-13l/100 constatés à l’essai

Émission CO: 225g/km

À quoi ça ressemble. À un grand paquebot de croisière muni de puissants moteurs de hors-bord. Mais avec des grosses roues (jantes 21 pouces) et 4 anneaux sur la calandre.

Qui la regarde ? Les amateurs de belles limousines et les gendarmes au bord de la route. Mais pas pour les mêmes raisons…

De quoi j’ai l’air dedans. À un chauffeur de maître qui pourrait porter une combinaison de pilote d’endurance ou préférer le classique « jean-polo » du gentleman driver. Au choix.

Trajet : Paris–Hockenheim (Allemagne) 

Météo : grisaille et pluie

Sensations au volant : un léger crachin et un périph’ encombré, rien de plus désagréable pour entamer une longue route. Donc, on écoute FIP pour se détendre. Et miracle, aucun bruit extérieur ne vient perturber la petite bossa brésilienne qui sort des enceintes Bose. Un cocon ? Mieux, un auditorium roulant, cette S8. L’autoroute de l’Est m’ouvre les bras. Le feulement du V8 lance la limousine. La puissance rugit dehors mais reste aseptisée dedans. Pas de roulement, les aspérités de la route sont gommées par l’excellente suspension. Je teste les sièges massant (mode ondulation) : le ressenti n’est pas fou mais bien plus efficace que dans la concurrence…

L’Allemagne et ses Autobahn « no limit » arrivent enfin. La vitesse s’élève. Pas une vibration, la S8 ne bronche pas d’un poil et progresse tel un TGV lancé sur ses rails. À 180km/h, on pousse encore la capacité d’accélération. Oh, le coup de pied ! La reprise est spectaculaire. Jusqu’où monter en régime ? Mieux vaut le taire, surtout quand certains automobilistes allemands vous entraînent dans de petits run improvisés. Diaboliquement excitant.

After taste : aucun signe de fatigue après 600 bornes, c’est dire…

À l’extérieur : la déclinaison sportive de la prestigieuse A8 passerait presque pour une berline premium ordinaire : pas de becquet aérodynamique, ni de vulgaire spoiler. On reste chic pour circuler dans les beaux quartiers. Mais rassurez-vous, Audi n’a pas oublié la quadruple sortie d’échappement chromée et la petite signature « V8 » sur les ailes. Histoire de marquer la différence tout en douceur.

À l’intérieur : de gros fauteuils en cuir englobant (chauffants et massant) pour le confort, une planche de bord couverte d’un épais cuir avec surpiqûres impeccables, de l’alu brossé pour encadrer boutons et commandes, une énorme console centrale noire laquée, quelques touches déco en carbone à la place du bois noble, un ciel de toit en feutrine alcantara très douce, de la place aux jambes à l’arrière. What else ? 

Le plus : les feux Matrix LED, c’est-à-dire des faisceaux intelligents pour voir loin et être vu sans éblouir les autres usagers venant en sens inverse. Couplé à l’option vision nocturne (caméra infrarouge) avec détection du gibier, par nature plus petit et surgissant des bas-côtés. Sécurisante jusqu’au moindre détail.

Le moins : la « kolossale » consommation. En moyenne 11-12l/100, ce qui est pourtant respectable pour cette catégorie de sportive très lourde (presque 2t). J’ai donc tenté l’éco-conduite, à savoir faire tourner le moteur sur 4 cylindres uniquement (option Cylinder on Demand) et rester très, très léger sur l’accélérateur. L’exercice fut une véritable séance de torture. 

Le détail qui a son importance : la vue du ciel à 360°, grâce aux caméras placées tout autour de la voiture. Indispensable pour garer une auto longue (5,14m) et large (1,94m).

Effet public : si la S8 dégage un luxe discret, tout en retenue, elle offre surtout le must de l’automobile actuelle : technologie de pointe, confort raffiné et performances dynamiques hors normes.

Prix (sans les options) : à partir de 132 000 euros.

 

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