X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.
Will.i.am X Lexus, le show musical

Will.i.am X Lexus, le show musical

Par Julie-Anne Amiard , le 29 juillet 2015

Madrid, deux heures du matin, sur une piste de décollage désaffectée, un jeu de son et lumière orchestré par Will.i.am célèbre le NX, dernier SUV de Lexus. Sur place, le show était incroyable. Sport et Style faisait partie des quelques VIP qui ont pu assister au spectacle et interviewer le célèbre DJ.

En collaboration avec Marshmallow Laser Feast (MLF), Will.i.am a, une nouvelle fois, partagé avec Lexus son imaginaire et créé un univers sonore et visuel pour célébrer le NX dont il est l’ambassadeur. Durant plusieurs heures, à bord du SUV, l’artiste s’est glissé dans la peau d’un chef d’orchestre 2.0. La performance surréaliste consistait à reproduire le remix d’un de ses morceaux les plus emblématiques, #ThatPower en produisant les notes exactes. La méthode ? Couper, à chaque passage de voitures, les faisceaux de lumière sensibles au mouvement, dans le tempo. Selon les propos des organisateurs de MLF, « c’est un peu comme jouer sur une harpe laser géante en se servant des voitures à la place des doigts ! » Easy ! Le tournage de ce clip digital aura nécessité une équipe de soixante-cinq techniciens, une semaine pour construire la plate-forme et plus de 350 lasers et lumières à capteurs de mouvement et de son, installés sur la piste. Le spectacle en lui-même a été filmé en live, sur une seule nuit. Trois pilotes cascadeurs ont été réquisitionnés, dont Niki Faulkner, de Rush 2013. Place aux images.

Comment avez-vous vécu ce tournage premier du genre ?
Will.i.am : L’association de la technologie, du design et de la musique pour ce projet appartenait à une autre dimension. Le travail avec les cascadeurs afin d’arriver sur la cible laser en étant complètement synchro avec la musique n’a pas été facile mais le résultat est fantastique.

Depuis 2014, vous créez un univers autour du NX de Lexus. En septembre dernier, vous réalisiez la campagne publicitaire Striking Angles dans laquelle vous apparaissiez. Les images, les effets, la musique, Lexus semble en pleine révolution, entrainée vers un univers plus branché, plus jeune, plus urbain et sportif. Quelles sont vos impressions sur Lexus ?
Lexus a connu un véritable succès dès son arrivée sur le marché en 1989. On a pas mal rappé à propos de Lexus, je pense à Jay Z entre autres. Quant à la marque, elle a su faire son chemin et trouver rapidement sa place parmi les autres marques haut de gamme concurrentes grâce à sa quête obstinée de la perfection, de la qualité et des technologiques sophistiquées proposées dans chacun de ses véhicules. Enfin, en ce qui concerne le NX, c’est un SUV, de ce fait il répond aux attentes d’un SUV mais je rajouterai que c’est un super SUV. Au côté pratique s’associe le côté performant, luxueux et design.

Vous intervenez comme designer, consultant, directeur artistique dans l’univers automobile. Vous allez jusqu’à imaginer et créer vos propres véhicules. On peut parler de véritable passion, non ?
Oui, en effet. J’aime les voitures et j’en possède quelques-unes mais ce que j’aime par dessus tout, c’est créer autour de la voiture, elles m’inspirent. Ma première voiture de luxe a été une Bentley Continental GT (avant la Corvette, la McLaren, la Tesla… ndlr). J’ai eu du mal à franchir le pas, à dépenser autant d’argent dans une voiture. Je me sentais mal à l’aise par rapport au reste de ma famille. Je ne tenais pas à être le seul à posséder ce genre de voiture, je ne voulais pas que cela soit perçu comme un manque de respect envers eux. Avant de l’acheter, j’ai questionné ma mère. Elle m’a demandé si je pouvais me le permettre financièrement, j’ai dit oui, elle m’a demandé si je pensais un jour le regretter, j’ai dit non, alors elle m’a donné son approbation. J’ai donc acheté ma première belle voiture avec la bénédiction de ma mère. Après cet achat, j’ai réalisé que plutôt qu’acheter, je préférais créer. Alors, j’ai construit ma première voiture, puis une seconde, une troisième et enfin une quatrième.

Quelle est votre conception de la voiture idéale ?
Toutes les voitures, aussi modernes et avant-gardistes soient-elles, ne sont que l’ébauche de ce que les voitures seront dans l’avenir. Pour être honnête, je pense qu’aucune voiture ne soit aujourd’hui au top de la modernité. Nous sommes encore loin derrière. Je pense que mon téléphone, cet objet qui tient dans ma poche, est bien plus intelligent que ma voiture. Je pense que ma voiture devrait me reconnaître. Je pense que je devrais pouvoir parler à ma voiture. Je pense qu’elle devrait anticiper mes envies, mes besoins. Par rapport à la musique par exemple, je pense que ma voiture devrait savoir quel type de musique j’aime écouter en fonction du trajet emprunté. Ma voiture devrait être mon assistant, elle devrait me permettre d’être connectée à mon domicile… Il reste encore pas mal de choses à faire, pas mal d’attentes à combler.

Vous avez des idées bien définies sur la voiture idéale. Vous n’allez pas nous dire que vous n’avez pas pensé à créer votre propre modèle ?
Non, en effet... Je l’ai fabriqué. C’est tout ce que je peux vous dire. J’aime imaginer, créer, j’aime collaborer avec des gens et en toute modestie, je pense qu’elle répond aux attentes, en tout cas, elle répond à mes attentes. Ma vision aurait vu le jour à un moment ou à un autre, alors autant que je la réalise moi-même. Dans dix ans, d’autres l’auraient fait à ma place.

Vous avez abordé votre famille alors que vous êtes généralement très discret sur votre vie privée. Parlez-nous de votre enfance et de ce qui expliquerait cet esprit avant-gardiste, un peu fou qui vous caractérise.
J’ai grandit dans un milieu pauvre. J’étais un enfant hyperactif, j’ai commencé à marcher à six mois, pour la petite histoire, ça paraît dément. Mes jambes n’étaient pas assez fortes pour me soutenir. Ma mère m’a eu alors qu’elle n’avait que vingt ans. J’ai été très tôt attiré par la musique, ça a toujours été ma passion. Je suis la seule personne de ma famille à faire de la musique. Je ne suis sans aucun doute ni le meilleur pianiste, ni le meilleur chanteur mais mon atout, ma force, c’est mon imagination, ma créativité. Je suis capable d’imaginer et de concrétiser mes idées, mes envies. Je suis en permanence en train de résoudre des problèmes et de trouver des solutions… Quant à ma vie intime, j’essaie de la garder intime.

 

IMAGE LAFC STORY

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.