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Bottin mondain illustré
Slim Aarons

Bottin mondain illustré

Par Jawaher Aka , le 11 juin 2014

Mal connu en France, le photographe Slim Aarons a couru pendant près d’un demi-siècle après le beau, le glamour et le fortuné. Aujourd’hui, la Staley-Wise Gallery de New York expose une trentaine de photos, parfois inédites, commentées et signées de sa main.

Slim Aarons assumait ne photographier que des « gens désirables, faisant des choses désirables, dans des endroits désirables ». Sa marotte était le beau, le glamour, le faste. Ses terrains de jeux ? Les pistes de ski, bords de piscines privées, maisons de campagne et autres hôtels particuliers disséminés aux quatre coins du monde. Ses modèles, les stars de ciné, têtes couronnées, artistes, milliardaires et héritiers qu’il s’employait à immortaliser sous leur meilleur jour. Comme la « pauvre petite fille riche », Barbara Hutton, posant dans son cottage de Venise, l’extravagant Truman Capote dans son tout aussi extravagant appartement de Brooklyn, ou Helena Rubinstein et son prince de mari Archil Gourielli au milieu de leur collection d’œuvres d’art dans leur appartement aux trois étages, vingt-six pièces et dix baignoires, sur Park Avenue.

Slim Aarons savait ne pas froisser l’ego des puissants. Il a ainsi pu s’introduire dans leur milieu, obtenir leurs faveurs et leurs pudeurs. Les plus riches lui ouvraient d’autant plus facilement les portes de leur intimité, qu’Aarons savait se faire discret en reportage, armé de son seul Leica et de sa bienveillante curiosité. Pas de lumière, pas de maquilleur, de coiffeur ou de styliste : le gotha des années 50, 60 et 70 dans son plus simple appareil, la splendeur.

Subtil croisement entre les Anglais Cecil Beaton – pour le carnet mondain – et Martin Parr – pour les scènes de récréation en technicolor –, le photographe américain a documenté ce qu’il appelait « le reste ». Ce reste que 99 % de ses contemporains boudaient, préférant les reportages sur l’adversité et les soucis du monde d’après-guerre. Il avait couvert la Seconde Guerre mondiale comme reporter, mais jurait que la seule plage sur laquelle il souhaitait débarquer était une plage tapissée de jolies filles à moitié nues prenant tranquillement le soleil. Une frivolité assumée dont témoigne la trentaine de clichés vendus à la Staley-Wise Gallery de New York pour quelques milliers de dollars.

Slim Aarons – A man for all seasons, jusqu’au 28 juin
Staley-Wise Gallery, 560 Broadway, New York
www.staleywise.com

 

 

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