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« Comme beaucoup de sportifs, je suis un mauvais perdant ! »
Antoine Albeau

« Comme beaucoup de sportifs, je suis un mauvais perdant ! »

Par Julie-Anne Amiard , le 31 juillet 2014

Ambassadeur pour la Ford Tourneo Courier, le véliplanchiste français Antoine Albeau répond aux questions de Sport & Style quelques instants avant le tournage de la vidéo sur l’île de Ré.

Vous avez commencé la planche à l’âge de cinq ans. Vous cumulez titres et récompenses au point d’être qualifié comme le sportif français le plus médaillé et ce, toutes disciplines sportives confondues. Parlez-nous de votre parcours...
Mon père dirigeait une école de voile. Entre deux châteaux de sable, j’ai appris la glisse. Aujourd’hui, j’ai 21 titres de champion du monde et je détiens le record du monde de vitesse.

Selon vous, quels traits de votre caractère vous ont permis d’accéder à ce niveau ?
Je mets beaucoup de sérieux dans tout ce que je fais. Et comme beaucoup de sportifs, je suis un très, très mauvais perdant !

Décrivez-nous la journée type d’un sportif de haut niveau comme vous. Comment vous préparez-vous à la compétition ?
Ma vie dépend des saisons. Je pars tout l’hiver pour continuer la glisse. Je fais généralement deux sessions de navigation et du stretching le soir. J’ai une vie saine, je limite les sorties, j’évite les excès. Mon ami et entraîneur m’aide beaucoup dans ma préparation mentale. Certains sports comme le yoga permettent aussi de mieux gérer le stress d’une compétition. Le jour J, j’applique les rituels. Je prépare soigneusement le matériel, j’évite l’angoisse de la précipitation ou d’une mauvaise organisation.

Vos ambitions ont-elles pris le pas sur les concessions ?
Si vous faites allusion à ma vie privée, assurément. Ma vie de sportif de haut niveau a pris le dessus sur une éventuelle vie privée. L’ambition sur la concession.

Votre statut de sportif contribue au fait que vous soyez approché par les marques. Comment gérez-vous ce rôle de personnage public ?
Je suis reconnu mais pas harcelé. Les jeunes me reconnaissent, les adeptes de glisse. En tant que personnages publics, nous devons surtout veiller à l’image que nous véhiculons, une image que les jeunes vont eux-mêmes s’approprier. Autant qu’elle soit la plus positive possible.

Parlons de ce partenariat avec Ford. La collaboration vous semblait-elle évidente ?
C’est une voiture qui peut être aussi bien familiale que sportive. Ce que j’aime surtout, c’est qu’elle s’adapte aux passions de chacun. Elle est spacieuse, elle s’intégrerait parfaitement à mon quotidien, notamment pour transporter mon matériel. Les rails sur le toit me permettent de tout transporter en sécurité.

Le pitch ?
Windsurf, paddle, un story-board sportif...

Vous avez battu des records de vitesse en dépassant les 100 km/h sur votre planche...
Oui, c’était en Namibie, en novembre 2012. On a attendu des jours et des jours pour que les meilleures conditions soient réunies : 90-100 km/h de vent, un canal long d’un kilomètre sur 10 mètres de large. Mon record a été relevé à 500 mètres. J’ai été le meilleur parmi les 25 autres participants.

Que ressent-on quand on réalise qu’on est en train de pulvériser un record ?
On me pose souvent cette question, mais pour être honnête, c’est difficile de décrire ses sentiments à cet instant précis. On est surtout très concentré. Il faut faire attention à ne pas s’envoler, aux rafales de vent. À 100 km/h sur l’eau, une chute n’est pas envisageable. L’eau se transforme en bitume. On voit défiler le sable. Le run est très – trop – court.

Êtes-vous un adepte de l’adage « Live fast, die young » ?
Je suis surtout un adepte de l’adage « Live fast, die old » ! Les risques, oui, mais toujours calculés.

En quelques mots, vos spots de glisse préférés ?
L’île de Ré, Hawaï, Tahiti, la Nouvelle-Calédonie.

Ce qui vous convainc chaque jour que vous avez fait les bons choix ?
Le résultat.

L’adrénaline ?
J’adore.

Votre meilleur souvenir ?
Tous les titres difficiles à avoir.

Vous vendriez votre âme au diable pour...
Je ne vends pas mon âme.

Le sport et la mode ?
Indissociable. Nous sommes porteurs d’une image, il faut la respecter pour bien la véhiculer.

Une phrase qui vous résume ?
Le colosse de l’île de Ré !

L’objectif suprême ?
Je l’ai déjà atteint. Quand vous avez obtenu autant de titres dont les plus primordiaux, je pense qu’on peut dire que les objectifs sont atteints. J’aimerais cependant que ce sport soit plus reconnu, plus médiatique, plus populaire

 

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