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Rencontre aux Voiles de Saint-Tropez
Loïck Peyron

Rencontre aux Voiles de Saint-Tropez

Par Servane Dorleans, le 06 octobre 2014

Ambassadeur de BWM, Loïck Peyron est passé cette semaine aux Voiles de Saint-Tropez. Nous en avons profité pour évoquer son actualité. Rencontre.

Que faites-vous à Saint-Tropez ?

Je viens ici avec plaisir depuis 30 ans. Cette année, BMW, dont je suis l’un des ambassadeurs, m’a invité. J’ai navigué sur un Swan 45 avec Xu Lijia, médaillée d’or aux JO de Londres en laser radial. C’est une sacrée championne. Il y avait beaucoup d’Italiens et un Argentin à bord. C’est marrant de s’ouvrir à d’autres cultures et d’échanger. Ils te racontent qu’ils ont passé la nuit en mer avec 5 nœuds de vent et que c’était super dur. C’est une sphère très différente, il y a plusieurs échelles.

 

Vous deviez participer à la Route du Rhum sur le sistership d’Olympus et vous vous retrouvez à la barre du Maxi Solo Banque Populaire VII. Comment le gérez-vous ?

Je suis passé en quelques jours du petit jaune au grand bleu. C’est un swap un peu délirant et assez compliqué à gérer. La décision n’était pas simple, surtout que l’histoire du petit jaune est magnifique. Mais elle le sera encore dans quatre ou huit ans. Elle est intemporelle alors que la proposition de Banque Populaire n’arrivera pas deux fois. De toutes façons, je ne serais pas en mesure de l’accepter. Là, c’est vraiment limite. Je ne connais pas le bateau mais je suis un peu taquin, je me surprends à aimer ce genre de défi qui est vraiment à l’opposé de mon projet initial. Je voulais montrer qu’on n’était pas obligé d’avoir le plus gros bateau pour apprécier une transat. Je suis en train de prouver le contraire ! Et puis c’est dur parce que je n’en rêvais pas. On m’aurait fait la même proposition il y a 10, 15, 20 ou 30 ans, j’aurais sauté dessus sans réfléchir. Là, ça faisait longtemps que j’avais fait mon deuil de ce type de transat risquée. Et je me retrouve sur le bateau qui a gagné il y a quatre ans. On est beaucoup plus dans la performance là. C’est vraiment un challenge de dingue, mais c’est comme ça. Le pauvre Armel Le Cléac’h se casse la main et on m’appelle. C’est fou, la vie est incroyable parfois. Quand tu demandes les choses, tu ne les as pas, et quand tu ne les demandes pas, tu les as. Est-ce que c’est un cadeau ? Pas sûr, c’est juste un gros objectif passionnant. Aujourd’hui, je n’ai plus beaucoup de muscles mais assez de cheveux blancs pour m’habituer en peu de temps à cette pression particulière. J’ai encore quelques jours pour remonter mon seuil de support de stress à son niveau maximum.

 

Vous allez faire l’America’s Cup avec Artemis. Avez-vous suivi l’actualité du Team France ?

J’essaie de me tenir un peu au courant mais ils sont assez discrets. J’ai tenté par deux fois de monter un projet donc je connais les difficultés. Le nouveau format de la compétition rend le produit moins difficile à vendre mais notre marché n’est pas le plus simple. On est trop bien nourris par d’autres belles histoires, alors que beaucoup de pays étrangers n’ont que la Coupe. L’autre difficulté, pour toute équipe qui n’est pas backée par une personne passionnée ne cherchant pas de retour sur investissement – ce qui est le cas de la Coupe depuis 150 ans –, ce n’est pas de trouver de l’argent à la fin, mais au début. Le temps est la seule chose qui ne s’achète pas. Trouver du sponsoring classique tard, c’est toujours moins bien que de trouver des fonds privés très tôt.

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