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« J’aime l’énergie qui se dégage du breakdance »
Tonio

« J’aime l’énergie qui se dégage du breakdance »

Par Bérénice Marmonier, le 26 novembre 2014

Sacré champion d’Europe de breakdance en octobre dernier, le Français de 27 ans Antonio Mvuani-Gaston, alias Tonio, s’attaquera ce week-end à la finale mondiale du Red Bull BC One à Paris. Il nous parle de l’événement, de son style et de ses projets.

À quelques jours de la finale du Red Bull BC One, comment vous sentez-vous ?
Antonio Mvuani-Gaston : J’essaie d’être le plus positif possible, je ne me mets pas la pression. Je reste confiant. Le Red Bull BC One est la compétition la plus prestigieuse. C’est un rêve pour tous les breakdancers.
 

Quels breakdancers redoutez-vous le plus ?
Ils sont tous plus ou moins redoutables. Tout est possible dans ce genre de compétition. Il y a bien sûr les Français Lilou et Mounir (champion du monde de breakdance en 2012 – ndlr) qui, j’en suis sûr, seront au rendez-vous. Mais le premier adversaire à vaincre, ce sera moi-même.
 

Quel est votre style de dance ?
Plutôt freestyle. Je me base sur la musique et j’improvise beaucoup. Je prépare quelques passages bien sûr, et ensuite je me laisse aller, surtout si le public est réceptif à ma danse. Je peux d’ailleurs me surprendre.
 

Comment avez-vous découvert le breakdance ?
J’ai découvert la culture hip-hop à l’âge de 11 ans. Le clip du rappeur Rudy MC m’a beaucoup influencé à cette époque. Et de nombreux jeunes de ma ville, Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne, pratiquaient le breakdance. J’allais les voir tous les vendredis et finalement je me suis inscrit. J’ai tout de suite accroché avec l’énergie qui se dégage de cette danse.
 

Avez-vous des rituels avant d’entrer en piste ?
Avant de me lancer, je teste la scène en la tapant. Je regarde si elle n’accroche pas. Et je fais une prière.
 

Avez-vous un régime spécial avant une telle compétition ?
J’essaie de garder une alimentation saine en évitant les produits chimiques. Mais je suis un addict du sucre. Alors avant une compétition, je réduis ma consommation de sucre pour conserver une bonne endurance.
 

Vous êtes aussi professeur de danse dans la vie de tous les jours...
Oui, je donne des cours à Meudon (92) et Massy (91) à des jeunes de 18 à 25 ans. Je fais aussi des spectacles avec la compagnie de danse Dernière Minute. Plusieurs dates sont prévues en France, en Europe et même en Asie en 2015.
 

Est-ce qu’un danseur de breakdance gagne bien sa vie ?
Oui, c’est possible. Pour ma part, c’est avant tout grâce aux représentations que je donne avec des compagnies de spectacles ou grâce aux cours que je gagne ma vie. Les battles, comme le Red Bull BC One, ne sont pas une fin en soi. C’est un besoin personnel qui peut m’apporter un complément financier.
 

Côté mode, quel est votre style ?
Plutôt classe. J’aime être bien habillé et quand j’achète une pièce, c’est au coup de cœur.
 

Une paire de baskets préférée ?
Tous les breakdancers portent les Puma Suede. C’est LA paire des B-boys. Elle est très légère et on se sent très à l’aise dedans.
 

Vous intéressez-vous à d’autres sports ?
J’aime le basket, j’en ai fait de 12 à 14 ans. Et j’essaie de suivre les sports de combat, le MMA et le free fight. Les sports extrêmes m’attirent, je tenterais bien d’ailleurs le saut en parachute (rires). Mais je n’ai pas beaucoup de temps pour ça, je me consacre à 100 % à mon sport.
 

Une modèle dans le sport ?
Michael Jordan pour la personne qu’il est et pour tout ce qu’il a accompli. J’aime aussi Tony Parker. Sans oublier Muhammad Ali. C’est une grande gueule, il a confiance en lui. J’aime ce qu’il dégage, c’est vraiment au-delà du fait que ce soit un grand champion. Et dans mon sport, je respecte B-boy Junior et Yaman.
 

Quels sont vos projets ?
Gagner le Red Bull BC One à Paris ce week-end. Je participe aussi à une autre compétition à Londres le 14 décembre, l’Undisputed World B-Boy Masters qui réunit les huit meilleurs breakdancers du monde. Et bien sûr, continuer les spectacles avec Dernière Minute et les battles avec mes deux groupes, Total Feeling et Inesteam.
 

Finale mondiale Red Bull BC One en partenariat avec Puma
Grande Halle de La Villette, 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

Samedi 29 novembre, 20h30
www.redbullbcone.com

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