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Dunk Star
Nicolas Batum

Dunk Star

Le 23 avril 2012

Le basketteur Nicolas Batum est la prochaine star française de la NBA. La qualification de l'équipe de France aux JO de Londres à laquelle il a contribué, devrait lui donner l'occasion d'exposer son immense talent au reste de la planète. Rencontre.

En un seul match de basket, il aura mis tout le monde d’accord. La saison NBA venait à peine de commencer que Nicolas Batum marquait les esprits en battant le record de points (33) inscrits dans un match par un joueur de son équipe, les Portland Trail Blazers. C’était le 5 février dernier au Rose Garden, l’antre des « Blazers », où certains soirs comme celui-là, les 20 000 spectateurs scandent le nom du « frenchy » à l’unisson. De quoi avoir des frissons dans le dos pour ce jeune basketteur de 23 ans originaire du Mans. En venant jouer en NBA il y a quatre ans, il honorait la mémoire de son père (lui-même basketteur, décédé sur un terrain), tout en réalisant son rêve. « La NBA est un rêve depuis que je suis tout petit, mais vers 16-17 ans, c’est clairement devenu un objectif », explique Nicolas, un café à la main.

Nous sommes au studio Pin Up, Paris XIVe. Dans quelques minutes, Nicolas Batum va réaliser une série de dunks impressionnants avant de s’envoler pour Portland. Les États-Unis lui manquent et il est impatient de retrouver cette vie XXL qui lui va si bien. « À Portland, tout le monde m’a accueilli à bras ouverts. Les gens savent que je suis loin de chez moi, alors ils font en sorte que je me sente bien. J’adore vivre ici. Quand tu viens de France, être dans une petite ville comme Portland, ça aide. Ici, les gens sont tranquilles, ce n’est pas comme à New York où personne n’a jamais le temps. » Il arrive aussi que son pays d’adoption ne soit pas aussi accueillant qu’il le prétend. Dernièrement, sa maman, Sylvie – que Nicolas a mis « à la retraite, au repos forcé, on va dire » – s’est fait refouler du territoire américain pour une histoire de visa. Lors des premiers pas de Nicolas aux États-Unis, sa sœur Pauline et sa mère ont pourtant vécu pendant deux ans le rêve américain à ses côtés. 

Nicolas revient en Europe dès qu’il le peut. Lors de son retour sur le vieux continent pour cause de coupe d’Europe puis de grève au sein de la NBA, Nicolas Batum, que l’on surnomme « Batman », a mis à profit son séjour pour remporter une médaille d’argent avec l’équipe de France. « C’est une grande fierté car nous rapportons une médaille du championnat d’Europe -– ce qui n’avait jamais été fait auparavant – et nous décrochons la qualification pour les Jeux Olympiques, mais il y a quand même un sentiment d’inachevé. » L’Espagne est en effet venue barrer la route aux Français, mais c’est en compagnie d’un Espagnol, Rudy Fernandez, que Nicolas a fait ses premiers pas en NBA.

On nous conseille de ne pas trop jouer aux jeux d’argent, ou de faire attention à nos petites amies


Aux côtés de Rudy Fernandez, Nicolas a fait son apprentissage de la NBA, ce championnat à part qui ne laisse rien au hasard. Même pas la manière dont il faut se comporter hors des terrains de basket. « Quand on débute en NBA, on a droit à ce qu’ils appellent le RTP, le Rookie Transition Program. Tu passes cinq jours à New York, durant lesquels ils t’expliquent les règles de la NBA. Comment gérer sa vie et son comportement en dehors des terrains, s’occuper de ses finances. On nous conseille de ne pas trop jouer aux jeux d’argent par exemple, ou de faire attention à nos petites amies. Des anciennes gloires de la NBA comme Patrick Ewing viennent témoigner. Eux, ils n’avaient pas ça avant, et beaucoup d’anciens joueurs se sont ramassés après leur carrière. On a des cours à l’issue desquels on nous remet un guide, une sorte de bible. La bible de la NBA. » Jouer dans le championnat américain « le meilleur du monde » ne se résume donc pas à des performances physiques. Il faut surveiller sa forme, son alimentation, son comportement, mais aussi son look. « Il y a un dress code pour aller aux matchs », confie Nicolas. « Il faut être bien habillé. On ne doit pas porter un costume tout le temps, mais il faut avoir un certain standing. On ne peut plus arriver avec un jean trop large, une casquette et un gros blouson. Il faut être classe et surtout pro. »

En NBA, on affiche donc un comportement politiquement correct. Pas de gros mots ni d’attitude hautaine envers les médias, le public et les fans. Les joueurs doivent être irréprochables. De véritables exemples. Lors de leurs premiers pas, les jeunes recrues de la NBA sont donc prévenues. Puis la vie reprend ses droits, et certains joueurs finissent par craquer. Ils alimentent alors les colonnes faits divers, et le Rookie Transition Program n’est plus qu’un lointain souvenir. Avec Nicolas Batum, pas de risques, du moins pas encore. Calme, pudique, Batum Batman est un véritable geek du basket. Un besogneux qui passe des heures à répéter ses gammes sur les parquets ou à visionner des vidéos de Scottie Pippen, l’ancien coéquipier de Michael Jordan dont il est fan. Soucieux de ses statistiques, on le verra plutôt potasser ses notes avant les matchs qu’écouter de la musique avec un gros casque sur les oreilles. « Je suis un fan de basket et je kiffe les sports US, j’en bouffe à longueur de journée. » Nicolas Batum, c’est le client idéal pour faire un concours de tirs à trois points, pas forcément la tournée des bars. 

Cliquez ici pour découvrir le making-of VIDEO de la séance photo avec Nicolas Batum.

 

 

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