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« Ce que je recherche, c’est de l’authenticité »
Martin Fourcade

« Ce que je recherche, c’est de l’authenticité »

Par Vincent Denis , le 26 mars 2015

De retour de Russie avec un quatrième globe de cristal, Martin Fourcade est, à seulement 26 ans, l’un des plus beaux palmarès du sport français. Entretien avec un champion à la hauteur des attentes de ses fans.

Vous avez été élu sportif du week-end par les internautes de L’Équipe.fr, devançant largement les tennismen et les rugbymen. Pensez-vous amener au biathlon la reconnaissance dont il manquait ?
Je me rends compte que depuis quelques années, je suis de plus en plus suivi. C’est plus un constat qu’une volonté. Le biathlon est un sport magnifique, et je suis très heureux si les gens le suivent. Ces sondages montrent que les retours sont plutôt positifs, je suis très flatté.

Votre popularité est incroyable et l’engouement que vous suscitez va croissant avec vos victoires. Comment vivez-vous le fait d’être la figure de proue du biathlon et des sports de haut niveau en France ?
Il y a beaucoup de sportifs de très haut niveau en France, et c’est vrai qu’à chaque fois que je suis comparé à Renaud Lavillenie ou Teddy Riner, c’est une vraie reconnaissance. Ce sont des sportifs qui représentent quelque chose pour moi en temps qu’amateur de sport. Être comparé à eux, c’est une grande fierté.

Vous avez de nombreux partenariats, notamment avec Rossignol et adidas. Comment choisissez-vous les marques avec lesquelles vous collaborez ? Avez-vous un agent qui vous aide ?
Je n’ai pas d’agent, je gère ça tout seul. C’est un milieu qui m’intéresse alors je n’ai pas d’intermédiaire. Beaucoup de facteurs entrent en compte dans le choix d’une entreprise. Pour les partenaires sportifs, au-delà de l’aspect contractuel, c’est l’aspect technique qui est primordial. Je recherche un équipement de qualité qui peut me permettre d’être le plus performant possible. Pour les autres partenaires, je pense que le monde est bien fait : les entreprises qui me sollicitent partagent mes valeurs et me ressemblent.

Allez-vous mettre votre savoir-faire au service du développement de produits dédiés à la pratique du ski nordique ?
C’est en cours de conception. Je pars bientôt en Autriche travailler avec adidas sur les nouvelles tenues pour l’an prochain. Il y a une vraie collaboration et c’est important pour moi d’avoir à l’entraînement le matériel le plus confortable possible pour m’exprimer au mieux. Adidas est intéressé par mon retour et j’apprécie de participer.

Est-ce que la mode, ça vous parle ?
Oui, j’aime ca. Mais je ne vais pas suivre la Fashion Week de Paris par exemple. Je fais attention à mon look, je passe beaucoup de temps chez mon équipementier pour choisir mes dotations et m’habiller comme j’aime dans la vie. Mais je ne suis pas Jean Paul Gaultier sur Twitter.

240 k likes sur Facebook, 52 k followers sur Twitter et quasiment autant sur Instagram. Comment gérez-vous votre image sur les réseaux sociaux ?
C’est vraiment quelque chose de naturel. On me demande souvent pourquoi je n’ai pas de community manager, mais en temps que fan de sport, ce que je recherche, c’est de l’authenticité. Pour moi, il est logique que ce soit moi qui gère mon profil. J’essaie de montrer mon vrai visage, de partager l’aventure que je vis, et je suis content que des gens s’y intéressent.

Sur votre site internet, vous proposez à tous ceux qui le souhaitent de leur faire parvenir une photo dédicacée. C’est important pour vous d’être proche des gens qui vous suivent ?
J’ai été jeune et fan de sport. Je me souviens quand j’ai reçu une carte dédicacée de Raphaël Poirée, qui était mon champion favori. C’était un grand bonheur. C’est vrai que ça prend beaucoup de temps, mais cela me rappelle toutes les choses qui m’ont permis d’en arriver là. Si un seul enfant a la chance de vivre la même aventure que moi grâce à des petits gestes comme ça, alors ce sera déjà un grand bonheur.

Quelles sont les valeurs du biathlon que vous tenez le plus à transmettre ?
La remise en question. Avec le tir, c’est un sport qui est très cérébral, et si on se prend pour un autre, on est très vite remis en place. C’est une des valeurs importantes de mon sport et je pense que, même si aujourd’hui il y a de plus en plus d’argent dans le biathlon, ces valeurs restent primordiales. Il y a beaucoup de respect entre nous, c’est l’exigence de ce sport qui veut ça.

Vous intéressez-vous à d’autres sports ?
Je suis un vrai fan de sport, bizarrement plus des sports individuels que collectifs. Je m’intéresse beaucoup au monde de l’olympisme en général. Il y a vraiment des similitudes entre les sports olympiques, beaucoup ne sont pas des disciplines médiatisées. Mais on s’identifie aux autres athlètes, on rêve avec eux, on vit leurs carrières, c’est un grand plaisir.

 

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