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 « Je suis à la mode ce que Justin Bieber est aux Beatles »
Yannick Agnel

« Je suis à la mode ce que Justin Bieber est aux Beatles »

Par Vincent Denis , le 14 avril 2015

Une semaine après avoir décroché son billet pour les Mondiaux de Kazan en juillet, Yannick Agnel a déjà le regard tourné vers les JO de Rio en 2016. Entretien avec le premier Français double champion olympique de natation… à 22 ans seulement.

Vous venez de vous qualifier pour les prochains Mondiaux de Russie, quel est votre état d’esprit ?
Content ! Cela vient valider le travail durement effectué, d’autant plus qu’il a fallu être assez patient avant que les sensations et la technique reviennent. Et je suis ravi, ça donne du baume au cœur pour aborder les quatre mois supplémentaires avant les Championnats du monde qui sont la grosse échéance de cette année.

Quand on a un palmarès comme le votre, résonne-t-on par rapport aux Championnats du monde ou est-ce seulement une étape pour se projeter vers les Jeux olympiques ?
Les Jeux olympiques, c’est l’objectif. Cependant, j’ai appris en abordant ceux de Londres, que pour réussir il faut faire les choses étape par étape. D’abord bien s’entraîner, recouvrer ses sensations, décrocher son billet pour les Mondiaux, les réussir si possible. C’est important d’être organisé et de ne pas tout faire en fonction des Jeux olympiques. Même si ça reste dans un coin de ma tête il y a plein de choses a réaliser avant. Un sportif a dit un jour : « Un champion olympique ça ne se fait pas une fois tous les quatre ans, ça ce fait tous les jours pendant quatre ans »

Votre expérience aux États-Unis n’a pas été aussi fructueuse que vous le souhaitiez. Quelles différences avez-vous constatées dans la façon de s’entraîner ?
Aux États-Unis il y a plus de volume et moins de travail technique que ce que je faisais notamment à Nice où à Mulhouse maintenant. Ce n’est pas quelque chose de péjoratif, cela convient très bien à Michael Phelps ou Allison Schmitt qui sont de très grands champions et qui réussissent très bien avec Bob Bowman.
Simplement, c’est une méthode d’entraînement qui ne me convient pas, c’est tout. Je me suis régalé pendant mon année aux États-Unis mais ca n’a pas marché sur le plan sportif. Cependant heureusement, Bob était là en 2013, j’ai quand même glané deux titres de champion du monde avec lui ce qui n’est quand même pas rien dans une carrière. Ça reste une expérience, une aventure dont j’avais besoin et qui s’avère extrêmement positive, c’est un truc dont je me rappellerai jusque dans mes vieux jours.

Vous intéressez-vous à la mode ?
J’ai toujours eu l’habitude de dire que j’étais à la mode ce que Justin Bieber était aux Beatles ! Je ne suis pas forcément au courant des dernières tendances, car je fais de la natation, ce qui me prend beaucoup de temps et d’énergie.
Sans être Karl Lagerfeld pour autant, je pense avoir un certain œil pour la mode, pour le style, j’aime bien m’habiller. Je trouve cela assez sympa quand quelqu’un est bien habillé alors j’essaie d’en faire de même, dans la mesure du possible évidemment. Car quand on s’entraine huit heures par jour, le style n’est pas la première chose à laquelle on pense. Mais la mode ça me plaît, c’est sûrement quelque chose auquel je vais m’intéresser de plus en plus.

Vous travaillez avec Le Coq Sportif et Arena, est-ce qu’une collaboration sur une collection est prévue ?
Pourquoi pas. Avec Le Coq Sportif ça pourrait être super sympa, je pense que ça serait totalement envisageable. Arena est spécialisé sur les produits pour la natation, je collabore déjà avec eux pour leur donner mon opinion et ainsi les aider à développer des produits toujours plus performants.
Pour le reste, je suis ouvert aux propositions, travailler avec une maison de haute couture pourquoi pas ! Même si je ne me considère pas comme beau je pense avoir un physique atypique, une gueule si l’on peut dire.

Quel regard portez-vous sur les réseaux sociaux et quelle utilisation en faites-vous ?
J’essaie d’être actif autant que possible mais c’est assez difficile, je ne veux pas sombrer dans le voyeurisme. Et sur les réseaux sociaux, l’équilibre est assez mince entre le voyeurisme et l’information.
Si j’ai une page Facebook maintenant c’est pour montrer l’envers du décor du quotidien d’un sportif de haut niveau, l’entraînement, la compétition, tout ce qu’on ne peut pas voir à la camera, à l’antenne ou via des journalistes.
Je me sers de Facebook et de Twitter pour distiller quelques messages, je pense qu’en ayant une petite notoriété, c’est plutôt sympa de véhiculer les messages qui me tiennent à cœur. Pouvoir sensibiliser les gens je trouve que c’est important. J’essaie de le faire avec le plus d’humilité possible car je suis sportif de haut niveau avant tout, pas commentateur de la vie politique. J’essaie de rester à ma place au maximum.

 

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