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Interview express avec Léo Slemett

Interview express avec Léo Slemett

Par Bérénice Marmonier , le 07 mai 2015

Rencontré dans les travées du Freeride World Tour, le Français Léo Slemett, plus jeune freerideur de l’histoire du FWT en 2013, s’est laissé aller à quelques confessions lors d’une interview chrono pour Sport & Style. En attendant l'hiver prochain.

Vos premiers pas sur des skis ?
À l’âge de 3 ans, à Chamonix, entre les jambes de mes parents. Et depuis je n’ai jamais décroché, c’est une passion depuis tout petit. Aujourd’hui, je vais même passer le monitorat pour pouvoir enseigner le ski.
 

Votre première compétition ?
À 17 ans, à Taos au Nouveau Mexique (États-Unis) sur une compétition junior de freeride - Il n’existait à ce moment-là pas de compétition junior en Europe. J’ai eu l’opportunité d’y participer grâce à un mécène. J’ai très vite accroché à l’ambiance. Et cela m’a donné envie d’approcher le haut niveau et au titre de pro-rideur.

Votre première désillusion ?
Il y a deux ans. À 18 ans, j’attaque le Qualifier, qui est l’antichambre du Freeride World Tour, qui permet de nous qualifier sur le Freeride World Tour. Après deux années de progression positives, je n’ai réussi à me placer sur aucune course, j’ai fait beaucoup de chutes, et j’ai eu du mal à retrouver mon ski. Ce fut une année dure à encaisser, mais qui m’a servi pour la suite.

Votre spot de ski préféré ?
Chamonix. Je suis né là-bas, je connais la vallée comme ma poche.

Vos rituels avant de rider ?
Avant une course, j’ai mes protocoles de départ, comme des échauffements, taper les bâtons, lever les bras… Je skie toujours avec de la musique en bruit de fond. Et d’ailleurs si je l’entends, c’est que je skie trop doucement et qu’il faut que j’accélère (rires). 

Votre playlist pour rider ?
Beaucoup de rocks, et un peu de rap. Mon artiste favori en rap français est Youssoupha.

Votre salaire ?
Je n’ai pas de salaire à proprement parler. Je vis grâce aux sponsors, que l’on obtient grâce aux projets que l’on monte et aux statuts que l’on détient. Nous, freerideurs, ne sommes pas fédérés, c’est à nous de gérer notre petite entreprise. Mes sponsors – The North Face, EpicTV, Tecnica Blizzard, Julbo et Chamonix – me permettent de vivre six mois de l’année, de faire mes saisons tranquillement. Je vis encore chez mes parents, donc je n’ai pas de frais annexes, et je suis étudiant à côté. Je viens de me déclarer en tant que travailleur indépendant.

Vos études ?
Je fais une école de commerce à Chambéry, j’ai une licence en Marketing, gestion et communication.

Votre philosophie de vie ?
Jamais regarder en arrière, et chaque jour est une nouveauté.
 

Votre rêve absolu ?
Courir le Bec des Rosses à Verbier, et devenir champion du monde. Voir Aurélien Ducroz, que je connais bien, gagner ici ; voir Doug Charley, qui est de Chamonix, gagner un deuxième titre de champion du monde. Cela me fait rêver.

Votre rapport avec la mode ?
Je suis la mode du milieu dans lequel j’évolue : le ski, le sport. Je m’identifie plus à ce milieu là. Je pense que, arrivé à un certain âge, cela à un intérêt. Mais une personne qui a un style particulier peut être totalement différente de ce qu’elle dégage au premier regard. Cela reste donc assez abstrait pour moi.

Votre pièce préférée ?
Les chaussures. J’en ai de toutes les sortes.

L’objet que vous gardez toujours sur vous ?
J’ai un grigri sur les compétitions, une pierre ramenée du Nicaragua par mon frère avec une tête de dieu Inca dessus. Je la porte toujours.

L’endroit où vous vous sentez le mieux ?
Dans mes montagnes, à Chamonix. Je n’ai besoin de personne, cela me purifie.

Vos projets ?
Je reviens juste du Groenland pour skier avec Erwan le Lann, guide skipper, pour aller faire des images sur les faces du Groenland. C’était magique ! Un vrai challenge, partis d'Islande, à Isafjordur, pour rejoindre la pointe sud du Groenland et aller skier dans les fjords, à côté du cap Farvel… C’est certainement mon plus beau voyage à ce jour. Autrement, j’ai pas mal de projets prévus jusqu’au printemps 2016. Et je vais me faire opérer de l’épaule le 21 mai. Je vais donc récupérer jusqu’à l’hiver prochain.

 

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