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Kai Lenny surfe sur Paris

Kai Lenny surfe sur Paris

Par Lauren Guillotel , le 12 mai 2015

À 22 ans, Kai Lenny connaît les océans par cœur. Il fréquente les meilleurs spots de surf au monde, domine les compétitions de stand up paddle, de windsurf et de gun, et a appris à cohabiter avec les requins. Bref, une bête de sports nautiques.

La dernière fois qu’on avait vu l’Américain Kai Lenny en France, c’était à la Torche, dans le Finistère, lors du SUP World Championship (Championnat du monde de stand-up paddle) fin 2014, où ce prodige de la glisse a été sacré champion du monde pour la sixième fois. Kai Lenny adore, aussi, Paris, et c’est ici que nous rencontrons le sextuple SUP World champion. Beaucoup de choses rapprochent la France de sa terre d’origine, Hawaï : les mêmes vagues impressionnantes, et la même heure indiquée à son poignet sur sa montre Tag Heuer. En effet, avec 12 heures de décalage horaire, Kai n’a pas besoin de régler sa montre quand il vient à Paris. Rencontre.

Racontez-nous d’où vous venez, et votre histoire avec les océans…
Depuis que je suis né, je vis dans l’océan Pacifique. Mon prénom, Kai, signifie « océan » en hawaïen, car mes parents sont eux même des surfeurs. Ils nous emmenaient toujours avec mon frère à la plage pour faire des sports de glisse : surf, stand-up paddle, windsurf, kitesurf. Je n’ai pas un sport préféré en particulier, j’aime autant le surf, que le SUP, le windsurf, et le kitesurf. Je fais aussi du skate pour me déplacer, mais je passe presque tout mon temps dans l’océan à vrai dire. J’ai grandi avec Robby Naish, Dave Kalama, Buzzy Kerbox et Laird Hamilton, de grandes figures du surf, ils sont mes professeurs, et mes héros.

Quels sont vos spots favoris ?
J’en ai de nombreux. En France, par exemple, c’est La Torche, en Bretagne. Mais mon favori est sûrement chez moi, sur l'île de Maui, dans l'archipel d'Hawaï situé dans l'océan Pacifique. J’ai grandi dans cet environnement, et c’est ce que je connais le mieux dans le monde. Ma maison se situe à 15 minutes des plages où se trouvent les vagues Jaws et Ho’okipa, qui font partie des plus grandes vagues du monde, et sont parmi mes préférées.

Quelles sont les performances dont vous êtes particulièrement fier ?
J’ai participé à de nombreuses compétitions de SUP toute l’année à travers le monde. La dernière, en France en octobre dernier, j’en suis particulièrement fier, parce que j’y ai été sacré champion du monde de Stand-Up Paddle pour la 6e fois. Le SUP, c’est une discipline, récente dans les sports aquatiques, qui me tient à cœur. Je suis aussi particulièrement fier d’avoir surfé sur l’immense vague de Jaws, chez moi à Hawaï dans la même journée en surf, SUP, windsurf et kitesurf. Et j’ajouterais aussi lorsque j’ai remporté mon premier titre de champion du monde de SUP Race en 2012,  à l’occasion des Standup World Series, c’était un moment fort.

Quelles sont vos motivations et aspirations dans la vie ?
Je vis ma passion pour les sports nautiques à fond, je voyage neuf mois dans l’année partout dans le monde pour surfer dans les meilleurs spots. Rien que ces deux dernières semaines, j’ai été à Hawaï, en Californie, au Mexique, je suis maintenant à Paris, prochainement en Nouvelle-Zélande, et après, qui sait ? Je suis porté par l’envie d’être meilleur de jour en jour, de travailler dur pour réaliser de nouvelles performances dans ces sports et de devenir plus apprécié encore pour ce que je fais. Que les gens le reconnaissent et me suivent, c’est la meilleure chose que l’on puisse m’offrir.

Pour vous, quels sont les must-have en terme d’accessoires pour un surfeur ?
Tous les jours, à Hawaï je m’adapte à l’environnement et je ne porte qu’une montre et un short, rien d’autre. J’ai des montres plus ou moins techniques pour surfer, notamment des montres digitales qui me permettent de voir en deux secondes ma performance. Mais pour tous les jours je porte par exemple une Tag Heuer Aquaracer, c’est ma favorite. Je la porte avec un bracelet en caoutchouc qui lui donne un vrai côté sport, c’est le top pour pratiquer des sports nautiques, elle est étanche à 300 mètres.

Racontez-nous une anecdote qui restera à jamais gravée dans votre mémoire.
Quand j’avais 13 ans, c’était l’heure du dîner, on surfait avec un ami, et là je le regarde au loin, et je vois un énorme requin mesurant peut être six mètres, juste devant moi. Pour l’éviter, j’ai tourné ma planche juste à temps, et j’ai surfé sur lui. Je me souviens qu’il a pris peur, et c’est surement l’histoire la plus effrayante pour moi avec un requin. J’ai l’habitude d’en voir toutes les semaines, et ils ne m’attaquent jamais, ce sont mêmes mes amis, puisque nous vivons dans le même environnement et je n’ai pas peur d’eux. Comme les requins sont attirés par la peur, si vous êtes effrayés, vous émettez des vibrations dans l’eau qui les attire, et c’est ainsi qu’ils vous attaquent. Si vous croisez un requin, restez donc calme, respirez et il ne vous attaquera pas, car il comprendra que vous n’êtes pas un prédateur. Moi je reste toujours très zen dans l’océan, ça me permet de ne jamais être attaqué par les requins, et je touche du bois pour que ça n’arrive jamais.

Pouvez-vous nous parler de vos projets personnels comme Positively Kai, ou The Search for Freedom ?
Positively Kai est une fondation que j’ai montée avec ma famille en 2012. J’adore apprendre aux enfants et les éveiller aux sports nautiques, c’est pour ça que j’ai lancé Positively Kai, qui organise des évènements pour initier les enfants au stand up paddle afin qu’ils y passent du bon temps. J’apparais aussi dans The Search for Freedom, un film incroyable qui réuni des vidéos de champions de surf, snow board, ski, skateboard… Nous l’avons tourné en 2014. Pourquoi ne pas participer, dans le futur, à d’autres films pour le cinéma ?

Comment maintenez-vous le lien avec vos nombreux fans ?
J’adore partager des images que j’ai filmées avec une GoPro sur les réseaux sociaux. Si ça peut les inspirer, et leur donner envie de surfer, j’en serais heureux.

Quels sont vos plans pour l’avenir ?
J’aimerais continuer à voyager dans le monde, surfer dans les meilleurs spots du monde, faire de tous les jours un jour meilleur, et transmettre ma passion pour ces sports en transmettant aux enfants ce que j’ai appris de l’océan.

 

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