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Victoria Vergara : « Le père de Jérémy Florès m’a fait découvrir le longboard »

Victoria Vergara : « Le père de Jérémy Florès m’a fait découvrir le longboard »

Par Bérénice Marmonier , le 26 octobre 2015

L’image du longboard féminin français, c’est elle : Victoria Vergara. Troisième au classement européen cette année, la surfeuse réunionnaise de 21 ans a des ambitions en surf et dans le monde du mannequinat. Rencontre.

Vos premières vagues sur un surf ?
À 4 ans. Mes parents, surfeurs, m’ont emmené avec eux à la plage dès mon plus jeune âge. J’étais déjà très à l’aise sur un bodyboard. Je me suis mise au surf à 8 ans. Aujourd’hui, je fais du longboard. Pour la petite histoire, c’est le papa de Jérémy Florès (le champion de surf français), Patrick, qui était mon voisin en Nouvelle-Calédonie et qui m’a convaincu de changer pour passer au longboard à 15 ans. Il m’a inscrite à une compétition… et le l’ai gagnée ! Je n’ai alors plus jamais arrêté. Je suis devenue championne de La Réunion en deux ans, contre des filles qui faisaient de la compétition depuis longtemps. Et j’ai commencé à me faire remarquer.

Votre prochain rendez-vous surf ?
Début décembre, en Chine, pour les Championnats du monde.

Votre classement actuellement ?
Je suis première au classement fédéral français, troisième au championnat d’Europe et neuvième mondiale. J'espère terminer dans le top 5 et, pourquoi pas, obtenir le titre.

Votre spot de surf préféré ?
La vague de Saint-Leu à La Réunion. Mais j’aime beaucoup surfer à Hossegor (là elle ou vit actuellement – ndlr) ainsi que la vague Titri, à Noosa, du côté de Brisbane en Australie.

Des rituels avant d’aller surfer ?
Avant une compétition, en free surf, je ne m’attache jamais les cheveux et je prends toujours un maillot de bain une pièce. Sinon pas de rituel particulier. Je regarde bien la mer, j’écoute de la musique qui met de la bonne énergie. Et j’essaie d’être entourée de mes proches – des amis, mon copain, ma famille. Je trouve qu’il est important d’être bien entourée avant une compète, de sentir que l’on a du soutien, de pouvoir parler des vagues avec quelqu’un pour trouver le bon placement.

Votre salaire ?
Aujourd’hui, Reef, mon sponsor, me permet de vivre de ma passion. À côté je fais aussi beaucoup de mannequinat, c’est ce qui me permet de voyager. J’ai un principe : ne pas faire trop d’économies. Pour moi, l’argent sert à être dépensé, même si il faut que je construise aussi mon avenir. Mais je vis plutôt au jour le jour, je prends les aventures qui arrivent, les expériences, les voyages que l’on me propose... Le mannequinat et mes sponsors me permettent de vivre mon rêve, tout simplement.

Votre playlist ?
La musique de Major Lazer, Lean On était ma chanson en Australie, je l’écoutais souvent. Je n’ai pas vraiment une playlist définie, j’aime écouter un peu tout, de Bob Marley à d’autres styles.

Des études ?
J’ai eu mon bac ES avec mention Bien, c’était le deal avec mes parents pour me lancer dans une carrière de surfeuse. Je vais sans doute reprendre des études, peut-être par le CNED, mais pour l’instant j’ai arrêté. C’est difficile, je n’ai déjà pas beaucoup le temps d’allier entraînements, shootings, compétitions…

Quid de votre carrière de sportive et de mannequin ?
J’ai la chance d’être bien entourée. Reef fait attention à ne pas caler de shootings en même temps que mes compètes. Ceci dit, on n’a pas vraiment beaucoup de compètes en longboard, donc c’est assez facile pour l’instant. J’ai un agent qui m’aide beaucoup aussi. Je privilégierai toujours le surf. J’ai été contactée par une agence à New York en janvier dernier, mais ça ne correspondait pas à mes attentes. Il fallait que j’habite à New York, que je fasse des castings... Ç’aurait été une super expérience et ça m’aurait ouvert énormément de portes dans le mannequinat, mais je pense que j’aurais dû délaisser le surf et ce n’est pas mon objectif.

L’endroit où vous vous sentez le mieux ?
La Réunion. Il fait beau, il fait chaud, l’eau est translucide... Vivre sur une île en tout cas, c’est là où je me sens le plus à l’aise. Je suis aussi en train de construire ma petite vie à Hossegor, je viens de finir mon appartement avec mon copain. J’ai beaucoup d’amis de La Réunion qui ont déménagé dans les Landes, donc je commence à avoir ma petite vie qui se crée à Hossegor. J’y suis bien, on va dire de mai à novembre (rires). Ensuite il fait trop froid, je n’ai pas été habituée à l’hiver en grandissant dans les îles. Les fruits me manquent, le soleil aussi donc je bouge. Mais la Réunion et Hossegor, c’est là où je me sens à la maison.

Votre philosophie de vie ?
Ne pas se mettre de barrière et réaliser ses rêves. Quand on veut, on peut. Se donner tous les moyens et faire ce que l’on aime. En anglais, on dit « dream big », il ne faut pas avoir peur de ses rêves et se donner les moyens pour les atteindre.

Justement, votre rêve absolu ?
Je suis en train de vivre mon rêve. Allier surf et mannequinat, être entourée d’une super équipe, voyager aux quatre coins du monde, partager ça avec mon copain qui est aussi est surfeur professionnel... Au niveau sportif, mon rêve est d’être championne du monde, je m’entraîne dur pour ça.

Votre modèle ?
Quand j’étais plus jeune, je regardais beaucoup Kassia Meador, une longboardeuse californienne. Elle est artiste aussi. Moi-même je fais aussi beaucoup de dessin. Quand j’avais 14 ans, je rêvais d’avoir sa vie, de faire comme elle. Je l’ai rencontrée il y a trois ans justement pour ces mondiaux et c’est une fille géniale. Aujourd’hui c’est une amie. Au niveau du mannequinat, j’aime beaucoup Candice Swanepoel, l’Ange de Victoria’s Secret. Elle est parfaite, c’est ma dream girl (rire).

Votre définition du style ?
Avoir du style, c’est exprimer sa personnalité à travers ses vêtements, les couleurs que l’on aime. Je pense que c’est juste une extension de la personnalité.

Votre pièce préférée ?
Le short taille haute en denim, j’en porte tout le temps. J’ai complètement halluciné quand j’ai découverts dans le grenier de ma grand-mère des shorts Levi’s qui appartenaient à ma mère ! L’hiver, j’ai un bon jean, c’est la base (rire).

La partie de votre corps que vous préfèrez ?
Mes jambes. J’ai la chance d’avoir de grandes jambes. Même si au début, elles m’encombraient un peu. J’étais la plus grande à l’école (Victoria mesure 1,78 m – ndlr) tout le monde m’appelait la girafe. C’était mon complexe et aujourd’hui c’est un atout dans le mannequinat.

Votre objet fétiche ?
Une perle de Tahiti. Mon arrière-grand-mère était tahitienne et mon copain m’a offert une perle de Tahiti pour mes 18 ans. Je ne m’en sépare jamais, je l’ai tout le temps avec moi, c’est mon porte-bonheur.

Un trait de personnalité ?
On dit que je parle beaucoup ! Et je ne suis pas quelqu’un qui se prend au sérieux, je pense être un peu le clown de la bande (rire).

Vos projets ?
Faire une nouvelle vidéo sur le longboard en France avec Reef. Et j’aimerais construire une école de surf à Madagascar, en Inde ou dans un pays en voie de développement. Je sais qu’une fille avait commencé à le faire, et je trouve ça génial. Ou me lancer dans un projet humanitaire, comme installer l’eau courante au Nicaragua. J’y étais en mai dernier, et j’ai été vraiment choquée de voir que les gens vivaient dans tant de pauvreté. Du côté sportif, le titre de championne du monde. Et aussi, mais ça c’est un rêve, si un jour on me propose un casting pour la marque de lingerie Victoria’s Secret, ça serait vraiment le top. 

 

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