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Thiago Silva : « J’espère que Cristiano Ronaldo viendra au PSG »

Thiago Silva : « J’espère que Cristiano Ronaldo viendra au PSG »

Par Bérénice Marmonier , le 30 octobre 2015

À quelques jours du choc face au Real Madrid en Ligue des Champions, Thiago Silva livre ses impressions sur le PSG 2015, sa vie à Paris et sur Cristiano Ronaldo, qu’il espère voir au PSG la saison prochaine.

Après le 0-0 au match aller, vous retrouvez le Real Madrid mardi prochain en Ligue des Champions. Comment appréhendez-vous ce match ?
Nous n’avons pas été à notre niveau lors de la première mi-temps contre le Real Madrid, mais nous nous sommes repris lors de la seconde période. Nous avons des qualités pour faire douter le Real même s’ils ont aligné beaucoup de joueurs qui normalement ne sont pas dans le 11 de départ. Mais nous ne devons pas penser à l’autre équipe. Nous devons rester focalisés sur nous, en nous posant les bonnes questions. Si on fait un bon match face à Rennes (ce soir à 20h30 – ndlr), on arrivera plus confiants à Madrid.

Quelles équipes européennes redoutez-vous le plus ?
C’est difficile d’en choisir une en particulier. Aujourd’hui, tout le monde veut battre le Paris Saint-Germain. Nous avons été sortis par le Barça en quarts de finale l’an passé, mais nous avons éliminé Chelsea lors des huitièmes. Je dirais que le FC Barcelone, le Real Madrid et le Bayern Munich sont très forts. Mais quand tu joues une finale, tout peut arriver. Un match se joue sur des détails.

On a vu votre femme poster un selfie avec Cristiano Ronaldo à la fin du match PSG-Real...
Ah oui, et je n’étais pas content (rires). Non, je plaisante. Tout le monde est fan de Cristiano Ronaldo, même moi. Quand tu aimes le football, tu apprécies forcément les attaquants qui marquent des buts, surtout quand ils sont « beaux gosses » (rires). C’est normal. J’aime ce joueur, il a une carrière incroyable, il a fait de belles choses à Manchester. Il a aussi battu le record de buts au Real Madrid. Il fait du bien au monde du football. Ma femme l’a pris en photo, ce n’est pas grave. Si j’avais eu l’opportunité, j’aurais fait la même chose.

Vous aimeriez qu’il vienne au PSG la saison prochaine ?
Bien sûr. C’est mieux de jouer avec lui que contre lui (rires). J’espère que son agent trouvera une solution avec notre président pour qu’il vienne jouer ici. Le Paris Saint-Germain, c’est l’équipe du moment.

Quel regard portez-vous sur ce PSG version 2015 ?
Avec l’arrivée de Benjamin Stambouli et Angel Di Maria par exemple, nous nous sommes renforcés. Nous avons aussi des jeunes comme Adrien Rabiot qui ont la capacité de jouer à haut niveau. Les gens parlent beaucoup, notamment les journalistes, mais ils ne connaissent pas notre qualité interne. Notre objectif numéro 1, c’est la Ligue des Champions. C’est important d’avoir un rêve à réaliser. Je travaille toute l’année, mais ce n’est pas facile de la gagner.

Qui met l’ambiance dans les vestiaires parisiens ?
Serge Aurier anime beaucoup le vestiaire. C’est un garçon que j’apprécie, il crée une atmosphère positive. Même quand j’arrive le matin de mauvaise humeur, car je ne suis pas matinal, il m’encourage, me réveille. Lucas, Marquinhos et Adrien Rabiot mettent aussi une bonne ambiance, même quand nous, les anciens – Zlatan Ibrahimovic, Thiago Motta... –, sommes tristes après une défaite.

Comment gérez-vous la pression autour des matchs ?
J’essaie de rester calme et j’écoute de la musique, surtout des morceaux brésiliens. Mais aussi du rap français et de la musique espagnole car mes coéquipiers en mettent dans le vestiaire. Je pense aussi à tout ce que j’ai pu traverser dans ma vie avant d’arriver jusqu’ici. Il me vient beaucoup de réflexions positives et négatives, et cela me fait du bien avant un match.

Vous pensez notamment à la maladie qui vous a touché en 2005 ?
Oui, c’est ça. La maladie (la tuberculose – ndlr) m’a frappé au Portugal, lorsque je jouais à Porto il y a dix ans, avant d’aller en Russie (au Dynamo Moscou – ndlr). J’ai passé six mois dans une chambre de 7 mètres carrés, avec peu de choses. J’y pense souvent. Ça m’a fait beaucoup de mal. Mais aujourd’hui, ces faits négatifs se transforment en positif.

Après des débuts difficiles, vous vous sentez enfin chez vous à Paris ?
Ce ne fut pas dur. Ce fut très dur (rires). Maintenant, je me sens chez moi. Un peu comme à Rio, la ville où je suis né. Paris c’est ma ville, j’espère continuer quelques années sous le maillot du PSG. Il faut que je parle avec le président pour prolonger mon contrat. C’est ici que j’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière, je suis très heureux.

Quels aspects du Brésil vous manquent ?
La plage et les restaurants brésiliens. Au Brésil, on trouve beaucoup de restaurants de viande, avec du bœuf bien cuit par exemple. Mais ce type d’endroit n’existe pas à Paris.

Le cap des 30 ans, que vous avez passé l’an dernier, vous a-t-il changé ?
Bien sûr. Je suis moins rapide et la récupération est plus difficile (rires). Mais j’essaie de me donner à 100 % à chaque match, voire à 110 %. Quand tu joues à 90 %, tu ne gagnes pas le match. Je suis heureux de tout ce que j’ai pu vivre pendant ma carrière. Mais j’ai encore beaucoup de choses à réaliser, comme la Ligue des Champions et la Coupe du monde. Même si pour le moment je ne fais pas partie de la sélection brésilienne. Mais je vais continuer à travailler pour revenir et réaliser ces souhaits.

C’est ce que vous enseignez à vos enfants : croire en ses rêves ?
Oui, tout à fait. Aujourd’hui, ils sont imprégnés de la culture foot. Même quand je suis à la maison, je regarde des matchs de foot. Quand je rentre d’un match difficile, ils demandent à jouer au football. Mais ils n’ont que 4 et 6 ans, ils ne sont pas encore prêts pour jouer au football.

Vous avez choisi comme premier sponsor extra-sportif la marque de casques américaine Skullcandy. Pourquoi ce choix ?
Nous n’avons pas mis beaucoup de temps à nous mettre d’accord. J’ai utilisé les casques de la concurrence, comme les Beats. Mais je trouve que ceux-ci sont meilleurs. Je les utilise pour aller au match et chez moi. J’écoute souvent de la musique fort, ça me fait du bien. Et même mon fils l’utilise avec son iPad.


La campagne Skullcandy avec Thiago Silva.

 

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