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Képa, de skateur pro à chanteur de blues

Képa, de skateur pro à chanteur de blues

Par Bérénice Marmonier , le 27 novembre 2015

Après 17 années passées sur une planche de skate, le skateur professionnel, Bastien Duverdier, 27 ans, va faire ses premiers pas… sur la scène de l’Olympia. Un virage à 360° pour « Képa », son nouveau nom en tant que bluesman. Rencontre.

Comment passe-t-on de skateur professionnel à chanteur de blues ?

​J’ai connu une importante blessure au dos qui m'a immobilisé pendant un an. Alors, j’ai dû me trouver d’autres occupations…​

 

​Vous dites que « le blues est allé vous chercher sans que vous ne vous en aperceviez ». C’est étrange, pourquoi ?

​Je me suis rendu compte que tout ce que j'aimais dans le rock, c'est tout ce qui a été puisé dans le blues. Techniquement, les structures, les refrains, les rythmes binaires… cela provient à 90% du blues. Le blues est une musique simple, pauvre, accessible, c'est exactement ce qui m'a plu. À l'inverse, je trouve que le jazz est devenu une musique intellectuelle et élitiste. Et c’est vrai que je n’avais jamais prévu de jouer de la musique, de me retrouver un jour à faire des concerts et encore moins de monter sur la scène mythique de l’Olympia. J’ai sorti trois albums, à l’origine pour moi et mes proches. Je ne pensais pas qu’un jour, on pourrait acheter ma musique.

 

Pourquoi ce nom « Képa » ?

​C’est le nom basque de ma grand-mère. J'ai appris à jouer de ces guitares bruyantes (guitares résophoniques, ndlr)​ chez elle, derrière sa télé qu'elle met à fond parce qu'elle est un peu sourde.

 

​Le skate, c’est fini ? Quel a été votre parcours ?

​Non, pas du tout et ça ne le sera jamais. J'ai 17 ans de skate derrière moi, ça fait 10 ans que je suis skateur pro. J'ai arrêté l'école tôt, j'ai appris la vie sur la route, et aujourd’hui, je la continue avec ma guitare.​

 

Vous sentez-vous encore comme un sportif de haut niveau ?

​Je ne me suis jamais senti comme étant un sportif de haut niveau. Selon moi, le skate est un ensemble de choses comme la créativité, le jeu, le style, les idées, la rue, les potes, la fête… L'opposé de la performance et de l'arbitrage. C'est pour cela que les jeunes comme moi ont laissé tomber le foot ou le tennis pour le skate.​

 

Jouer sur scène, c’est plus fort que de se lancer dans une compétition de haut niveau ?

​Les deux sont forts. Mais je crois que le skateboard est plus effrayant parce qu’il comprend des risques physiques.

 

 

Retrouvez-vous des émotions similaires ?

​Oui beaucoup ! Je dirais l'adrénaline, le plaisir, la peur, la joie…

 

​Qu’est-ce qui vous inspire aujourd’hui musicalement ?

​J'écoute de tout mais je me suis mis dans une bulle faite de blues américain, malien, indien ainsi que de la musique éthiopienne. Je ne sais pas lire la musique, j'apprends simplement en écoutant. Je n’ai pas vraiment de modèle mais je suis fasciné par des bluesmen comme Bukka White, Fred McDowell ou Blind Willie Johnson.

 

Quel est votre style sur scène ?

Je porte une veste, un bonnet ou un chapeau, et j'ai des ballons sur mes guitares. Je reste simple, mes magnifiques guitares font le reste.​

 

Des projets ?​

Je fais l'ouverture du jazzman américain Gregory Porter à l’Olympia le 30 novembre. Je pars en tournée en France, Suisse et en Belgique en janvier prochain et j'ai un autre tour de prévu en Allemagne en février 2016.

 

Retrouvez Képa en première partie du jazzman Gregory Porter à l’Olympia le 30 novembre.
http://www.kepamusic.com/

 

 

 

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