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Wesley Fofana, l’anti-star du XV de France

Wesley Fofana, l’anti-star du XV de France

Par Bérénice Marmonier , le 11 mars 2016

De retour après une blessure aux côtes, le centre clermontois Wesley Fofana sera titulaire face à XV du Chardon dimanche. À 28 ans et 39 sélections au compteur, ce Parisien de cœur espère réconcilier le rugby français à ses supporters. Rencontre.

Vous venez de réintégrer l’équipe après une blessure. Comment allez-vous ?

Très bien, j’avais une fracture à la côte, j’avais seulement à attendre un mois que les os se consolident.

 

Comment est l’ambiance au sein du groupe ?

Très bonne ! C’est un groupe jeune avec beaucoup d’enthousiasme, de folie. Ca se passe très bien. 

 

Quelle image aviez-vous de Guy Novès avant qu’il ne devienne entraîneur du XV de France ?

Quelqu’un qui a beaucoup d’expérience, de charisme et qui représente très bien le rugby français. Il a aussi une image de réussite vu le nombre de titres qu’il a gagné avec le Stade Toulousain.

 

Et maintenant ?

Il est comme je l’imaginais. C’est un entraîneur qui aime ses joueurs, qui attend beaucoup d’eux forcément mais qui laisse place à l’initiative et à la prise de risque. Il sait ce qu’il veut et il impose ses idées. Il nous a présenté un projet de jeu fait de beaucoup de passes et d’initiatives. L’objectif est de faire plaisir aux fans et à nous-mêmes. Il veut que le rugby français se réconcilie avec ses supporters.

 

Ressentez-vous du coup plus de pression autour de vous ?

Pas du tout. La pression fera toujours partie du sport. Il y aura toujours beaucoup d’attentes autour d’une équipe que ce soit en club ou en équipe de France. En équipe nationale encore plus. Il y aura toujours des envies d’aller toujours plus loin.

 

Vous retrouvez votre ex-coach à Clermont, Vern Cotter, dimanche face à l’Écosse. Quels souvenirs gardez-vous de lui ?

Vern Cotter et Guy Novès ont tous les deux de fortes personnalités. Vern Cotter fonctionne un peu à la « militaire », il aime que les choses soient cadrées, il est très exigeant. C’est aussi un entraîneur qui a besoin que son équipe joue. Le jeu de l’Ecosse aujourd’hui ressemble beaucoup à ce qu’on pouvait faire à Clermont. 

 

Quels joueurs écossais redoutez-vous particulièrement ?

La ligne de trois-quarts est très puissante. Ils ont des joueurs très rapides qui peuvent faire la différence en un contre un. Même en un contre deux. Il faut faire très attention.

 

Que pensez-vous du nouveau maillot très graphique de l’équipe de France ?

Je le trouve très beau, je trouve qu’il envoie ! Il est très agréable à porter, c’est une belle surprise.

 

La mode, ça vous parle ?

Je suis plutôt classique, je ne me prends pas la tête avec la mode. J’aime me sentir bien dans ce que je porte et être plutôt « classe ».

 

Y-a-t-il une fashion victim dans le vestiaire de l’ASM ?

Oui, Camille Lopez. Il aime les couleurs assez flashy. Il est capable de venir un matin avec un pantalon rose et un pull vert. On le charrie un peu mais il s’en fou car il trouve ça très beau !

 

Qui sont vos meilleurs amis dans le sport ?

Je m’entends bien avec les Clermontois Julien Malzieu, Jean-Marcellin Buttin, Regan King qui joue aujourd’hui au Pays-de-Galle (au Llanelli Scarlets, ndlr). Tous ceux que j’ai pu côtoyer font partie de ma petite bande du rugby.

 

Quelle serait votre playlist avant un match ?

J’écoute de tout, ça peut aller du classique au rap. Avant les matches, je mets de la musique qui me motive, du hip-hop qui me met dans l’ambiance. À l’époque, j’écoutais beaucoup Michael Jackson mais aujourd’hui c’est plus varié.

 

Vous avez posé devant un avion de chasse sur vos réseaux sociaux. Racontez-nous cette expérience…

J’aime me mettre en danger. L’armée de l’air m’a proposé de faire cette expérience. J’ai donc sauté sur l’occasion. Je me suis dit que ça n’allait m’arriver qu’une seule fois dans ma vie. Ils sont venus en avion de chasse pour m’expliquer comment ça allait se passer. Je me suis installé, ils ont observé comment je réagissais au masque et au fait d’être attaché dans un petit cockpit. Ils m’ont ensuite expliqué les mesures de sécurité et le déroulement du vol. Ca m’a rassuré pour le vol qui est prévu en avril.

 

Est-ce que vous suivez de près un autre sport ?

Je suis un peu tous les sports mais je suis surtout un fan du Paris Saint-Germain. Je suis né à Paris, j’ai vécu 19 ans dans la capitale donc forcément, c’est mon club de cœur. Mon père est également un grand supporter du PSG. J’aime Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria, bien sûr.

 

Comment se passe votre collaboration avec la team Allbleus d’adidas, où figure aussi Martin Fourcade, Nikola Karabatic, Nicolas Batum... ?

C’est un honneur de pouvoir représenter la marque, de pouvoir partager avec d’autres sportifs et avec le staff d’adidas. Ils ont des supers produits. Mais je rencontre rarement les autres sportifs de la team, nos emplois du temps sont très chargés.

 

Avez-vous un modèle dans le monde du rugby ?

Pas vraiment, j’ai commencé dans la culture foot. Donc je n’ai pas vraiment de modèle dans le rugby ou de joueurs qui m’ont donné envie de jouer au rugby. Mais aujourd’hui il y a beaucoup de grands joueurs. L’actuel meilleur joueur du monde est pour moi l’arrière des All Blacks Ben Smith.

 

Comment s’est faite la transition foot – rugby ?

J’étais dans un collège qui proposait du rugby en alternance, le seul de Paris à l’époque. Mon prof de sport m’a poussé à faire du rugby et j’ai finalement accroché.

 

Faites-vous attention à l’image que vous renvoyer ?

Je suis quelqu’un de simple et de naturel. J’essaye de rester moi-même. Mais c’est vrai que nous, internationaux, devont faire attention à ce que l’on fait et à ce que l’on dit. Nous avons une image à respecter.

 

Êtes-vous de plus en plus solliciter par les marques ?

J’essaye de collaborer avec des marques qui me ressemblent et que j’apprécie, comme BMW, les montres Jean Richard ou Apurna. J’essaye de gérer ça au mieux. Et cela me ramène bien sûr un supplément de revenus. Au delà de ça, on essaye d’apporter à la marque, en étant présent et de relier les bienfaits. C’est un partage.

 

Pensez-vous déjà à votre après-carrière ?

Oui bien sûr, mais c’est difficile de savoir comment ça se passera. Ce que je sais c’est que j’aimerais rester dans le sport, c’est ce que je préfère dans la vie.

 

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