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Rencontre avec Mikaela Shiffrin, prodige du slalom

Rencontre avec Mikaela Shiffrin, prodige du slalom

Par Lou van Noort , le 18 mars 2016

Ce week-end, Mikaela Shiffrin, la déesse olympique du slalom, tentera de confirmer sa suprématie sur la discipline en remportant les World Cup Finals à St Moritz. Il y a trois jours, elle était l'ambassadrice des Longines Future Ski Champions. Nous avons discuté jeunesse avec cette Américaine qui remporta son premier globe à 18 ans.

Vous étiez la main innocente lors du tirage au sort de la compétition Longines Future Ski Champions, qui inaugure ce week-end de finales de Coupe du Monde à Saint Moritz, selon vous, quelle est la meilleure position de départ ?
Mon chiffre préféré est le 13, c’est le jour de mon anniversaire (dimanche dernier, le 13 mars – ndlr). J’ai l’habitude de dire que c’est le numéro porte bonheur, mais c’est très personnel. Je ne pense pas qu’il y est un dossard mieux qu’un autre. La piste semble être dans un très bon état. Alors, qu’ils commencent premier ou quatorzième demain, les jeunes skieront dans de parfaites conditions.




Si vous aviez un conseil à glisser à l’oreille de ces jeunes espoirs, quel serait-il ?
Il y a tellement de choses à apprendre que je ne sais pas quoi choisir. L’une des choses les plus importantes mais difficiles à assimiler, c’est sûrement réussir à transformer la pression et le stress en quelque chose de positif et d’utile. Cette pression qui nous crispe les jambes avant de s’élancer. Pour cela, il est important de comprendre que si l’on stresse avant une course, c’est qu’on y attache de l’importance. Et c’est le signe d’un vrai professionnalisme.

Jeune skieuse, quel était votre point fort ?
La technique ! Mes parents m’ont mise très tôt sur les skis, à l’âge de deux ans exactement. Ils faisaient tous les deux beaucoup de compétitions. Ils ont été mes premiers entraîneurs et m’ont fait travailler très sérieusement. Ma technique était alors très solide par rapport aux filles de mon âge.


© Christian Pfander/Freshfocus/L'Équipe

En gagnant votre première Coupe du Monde en 2011, à l’âge de 17 ans, vous êtes devenue l’une des plus jeunes championnes de l’histoire du ski. Qu’avez-vous retenu de ces victoires précoces ?
C’est vrai, ces victoires sont arrivées assez tôt, mais simplement à un moment où j’étais prête à gagner. Mon ski était là. Après une longue période de travail, physique et technique, j’attendais que tout finisse par s’accorder pour performer. Depuis, j’ai réalisé que beaucoup de choses sont sous mon contrôle. C’est vrai, certains jours, je peux ne pas avoir de chance mais, la plupart du temps, si je m’investis réellement dans mon travail et tant que je ressens cette « urgence de la victoire », alors je peux rester au top. J’ai certainement eu de la chance, mais je me suis surtout mise au travail et cela finit toujours par payer. C’est une leçon que j’apprends et répète encore et encore.

Dans votre discipline, le slalom géant, la gestion du temps et de la vitesse sont décisives mais très complexes. Sur la piste, quel est votre plus gros challenge ? Gagner de la vitesse ou ralentir avant les portes ?
Le slalom géant est une discipline très exigeante. Je dois pouvoir être rapide comme lors d’une épreuve de descente mais aussi précise que lors d’un slalom. Si mon point fort est la technique, c’est la prise de risque que j’ai besoin de travailler, depuis toujours. En prenant plus de risque, en me mettant un peu plus en danger dans mes courbes et virages à l’approche des portes, je peux prendre de la vitesse et gagner du temps sur le chrono final.


© Jérôme Prevost/L'Équipe

Vous êtes devenue ambassadrice de Longines il y a deux ans, en octobre 2014. C’est également une année durant laquelle vous avez étiez au top de vos résultats. Forte de votre médaille olympique en slalom, vous avez remporté ensuite votre première victoire en slalom géant et terminé la saison en remportant votre troisième globe de cristal. Y-a-t'il un lien entre la signature de ces partenariats et vos performances ?
Je pense qu’à chaque fois que je m’engage avec une nouvelle entreprise, j’ai le sentiment de devoir vivre selon le standard de cette marque. Je suis une ambassadrice de l’élégance, je dois alors agir élégamment. Je suis certaine que cela oriente mon état d’esprit et m’aide à définir ce que je veux être en tant que personne. Enfin, ces partenariats m’aident aussi lors des courses parce qu’ils boostent réellement ma confiance.

Demain, j’aurai l’occasion de me rendre au portique de départ. Pouvez-vous me décrire l’atmosphère de cet endroit assez spécial où tous les skieurs attendent leur passage ?
C’est un endroit qui peut être assez stressant, où l’on peut palper l’enjeu de la compétition. C’est forcément un endroit de tension, où l’attente est parfois très longue. Mais nous nous connaissons presque toutes parce que nous nous retrouvons sur les étapes de Coupe du monde. Beaucoup de filles sont amies, nous retrouvons également des filles de notre équipe comme la « team US », pour moi. Cela entraîne des situations amusantes, en haut de la piste on entend des choses comme : « Même si je t’assure que je vais gagner, j’espère que ça se passera bien pour toi aussi, parce que je t’aime bien ! » (rires).
 

 

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