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Raphaël Varane, promesse d'avenir

Raphaël Varane, promesse d'avenir

Par Thomas Héteau , le 31 mars 2016

Il n’a que 22 ans mais déjà un statut de titulaire en équipe de France et une carrière prometteuse dans l’un des plus grands clubs du monde. Cette ascension fulgurante fait de Raphaël Varane une icône du football de demain. Il fait la Une du nouveau Sport&Style, en kiosques samedi 2 avril avec L’Équipe.

Encore très jeune (il fêtera ses 23 ans le 25 avril prochain) mais une maturité déconcertante. Nous en avions évidemment entendu parler, aujourd’hui nous en avons la preuve. Et pourtant la nuit a été courte. La veille, le Real Madrid était en déplacement sur la pelouse de Las Palmas. Bilan pour les hommes de Zinédine Zidane : une victoire à l’arraché (2-1) et une bonne dose de fatigue. Qu’importe, face à l’objectif, Raphaël Varane fait le job. Et plutôt bien d’ailleurs. Il s’exécute consciencieusement. D’abord sur la réserve, le Madrilène se prend vite au jeu, enchaînant les poses tout en essayant de satisfaire au mieux les exigences de notre photographe. « J’essaie d’être à l’aise et le plus naturel possible. En tout cas, ce n’est pas quelque chose qui m’effraie », lâche-t-il après plus de deux heures de shooting. « Il faut qu’il y ait une bonne ambiance, que ce soit détendu sinon cela peut devenir vite pesant, et ce n’est bon pour personne. » Le jeune homme en profite pour poser avec le tout nouveau maillot que portera l’équipe de France lors de l’Euro 2016. L’occasion de lui demander ce que pourrait être selon lui le maillot du futur idéal. « Il y a déjà eu de belles évolutions ces dernières années », rappelle-t-il. « Les maillots sont beaucoup plus cintrés, les matières plus techniques. Auparavant, lorsqu’il pleuvait, les tenues étaient trempées et lourdes. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On le sent également au niveau de l’évacuation de la sueur, beaucoup plus efficace. Personnellement, j’aime ce côté près du corps et ce mélange entre les caractéristiques à la fois élastiques et résistantes de la matière. Après, c’est difficile de prévoir les prochaines évolutions. Le maillot de demain nous fera peut-être courir plus vite ! » Un calembour ? Pas vraiment.

Derrière son visage de jeune premier se cache un parcours déjà bien entamé au sein de l’élite du foot mondial. Pour lui, tout a été très rapide. Formé au Racing Club de Lens, le jeune homme s’engage en 2011 au Real Madrid, devenant au passage le plus jeune joueur recruté par Florentino Pérez. Trajectoire similaire avec les Bleus puisqu’il demeure le plus jeune capitaine que l’équipe de France ait jamais connu. C’était en match amical contre l’Arménie le 14 octobre 2014. Il n’avait que 21 ans ! Aussi surprenant soit-il, cette précocité au plus haut niveau ne l’a jamais perturbé. « Plus qu’un frein, c’est une source de motivation, un moteur qui me pousse à m’améliorer. J’essaie de voir le côté positif, cette pression me permet de ne pas me relâcher, de continuer à aller de l’avant. Finalement, le fait d’engranger de l’expérience aussi jeune a été une chance. C’est un atout d’arriver avec du vécu au plus haut niveau à bientôt 23 ans. » Ainsi, qui mieux que lui pouvait incarner cette vision du futur ? S’il assume parfaitement ce statut, le défenseur tempère avec toute la mesure qui le caractérise. « C’est intéressant, cela veut dire qu’il y a des attentes envers moi, mais il faut aussi être performant au présent ! » Parce que l’international tricolore le sait peut-être mieux que quiconque, dans le sport de haut niveau les choses vont vite. Trop vite. Un jour considéré comme l’avenir d’un club, puis relégué au rang d’ex-espoir le lendemain. Jusqu’au moment où il s’entendra dire que l’on a trouvé le « nouveau Varane ». Dur, non ? « Cela fait aussi partie des étapes », relativise-t-il. « Et si aujourd’hui je suis pris comme modèle, cela veut dire que j’ai passé un cap. Ça pousse aussi à être un bon exemple pour les autres. Au final, c’est plutôt flatteur. Et puis, il faut savoir prendre du recul car c’est souvent dans l’excès, dans le bon comme dans le mauvais. J’essaie de ne pas m’enflammer quand ça va bien et de ne pas baisser les bras quand ça va mal. Il faut garder la tête froide par rapport à tout ça. »


Plus rapide, plus précis, plus tactique
Calme et réfléchi, Raphaël Varane l’est également sur le terrain. On loue aussi son sens de l’anticipation, sa relance et son jeu de tête. Mais lui préfère pointer du doigt les domaines perfectibles, notamment cette capacité à jouer juste et propre combinée à des interventions tranchantes. Voilà les secteurs de jeu qu’il aimerait améliorer. Et voilà ce vers quoi devrait tendre le défenseur du futur selon lui. « Il faut allier sens de l’anticipation et capacités d’intervention. C’est ce mélange-là qui est intéressant », insiste-il. « Un défenseur complet est un défenseur qui sait gérer ces deux types de situation. » Jouer de manière plus offensive, vers l’avant, comme aime à le répéter un certain Zinédine Zidane, l’homme à l’origine de sa venue au Real Madrid. « Aujourd’hui, les équipes défendent très bien en bloc et c’est parfois le défenseur qui peut créer le décalage et apporter un plus offensivement », précise-t-il. « Il ne s’agit pas simplement de relancer, mais trouver des passes qui peuvent casser des lignes, ou par des montées de balle au pied. À l’avenir, ça sera un atout supplémentaire. Une chose est sûre, le défenseur de demain devra réunir un maximum de qualités, à la fois physiques et techniques, pour être le plus complet possible. » Une analyse qui vaut d’ailleurs pour l’ensemble des postes tant le jeu va de plus en plus vite. Le football se fait plus rapide, plus précis, plus tactique. « On pousse à l’extrême les performances physiques et techniques. Et ça évolue chaque saison. Je pense que ça se jouera de plus en plus sur les détails car les écarts entre les équipes se resserrent. Dans les années à venir, le jeu sera donc de plus en plus difficile et exigeant. » Selon le Français, un joueur incarne d’ores et déjà ce footballeur du futur. Son nom ? Cristiano Ronaldo. Rapide, puissant, technique, l’attaquant du Real Madrid possède toutes les qualités qui feront la différence demain sur le terrain. Et s’il fallait parier sur la jeunesse, Raphaël Varane miserait sur un certain Martin Ødegaard, jeune prodige norvégien évoluant au poste de milieu offensif au Real. 17 ans et tout l’avenir devant lui. Ça ne vous rappelle personne ?  

Haro sur les réseaux sociaux
« Cela me permet de relayer des informations qui font le tour du monde en quelques clics. Pour moi, cette proximité avec mes fans est importante. Ils peuvent me voir tel que je suis, et non à travers des clichés comme c’est souvent le cas. Cela me permet d’être perçu en tant que personne et pas seulement dans ma vie professionnelle... et les commentaires qui vont avec. » 

L’Euro en France
« Il va bien falloir préparer cette compétition et tirer le maximum du groupe, nous aurons besoin d’un collectif fort. Il faut créer cette cohésion qui peut permettre de se transcender et de gagner. »

Mon stade du futur
« Là encore, il y a eu de belles évolutions, notamment au niveau des pelouses. Cela n’a plus rien à voir avec ce qui se faisait il y a quelques années. Auparavant, les terrains étaient souvent gras et glissants en hiver. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, ils ne sont ni trop mous, ni trop durs. Il n’y a rien à redire sur les plus belles pelouses d’Europe. Et je ne sais pas ce qui pourrait se faire de mieux. » 

 

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