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Zlatan Ibrahimović : « Si mes enfants ont mon ADN, ils seront les meilleurs du monde ! »

Zlatan Ibrahimović : « Si mes enfants ont mon ADN, ils seront les meilleurs du monde ! »

Par Lou van Noort , le 06 mai 2016

Si le doute plane toujours sur la question de l’avenir de Zlatan Ibrahimović et agite la toile, une chose est sûre : le Suédois a fait de son nom une véritable marque. Sport & Style a rencontré celui qui s’engage autant sur la pelouse qu’avec ses partenaires, pour un tête à tête sous le signe du business.

Le rendez-vous est pris au stade Jean Bouin, l’antre du Stade Français, dans le XVIe arrondissement de Paris. Zlatan Ibrahimović y tourne la nouvelle campagne de Vitamin Well, une marque 100% suédoise de boissons vitaminées, avec qui il s’est associé en 2014. Entre deux prises, Sport & Style a posé quelques questions à l’attaquant parisien.

Vous avez récemment fait le buzz avec deux publicités tournées en caméra-cachée. Vous semblez très investi dans votre partenariat avec Vitamin Well, pourquoi avez-vous choisi de travailler avec cette marque en particulier ?
Avant de commencer à travailler avec Vitamin Well, je consommais leurs produits. C’était une petite entreprise, une entreprise en laquelle je croyais parce qu’elle était le fruit du travail d’un groupe suédois. Je les ai choisis parce que je voulais leur donner l’impulsion qui les rendrait plus grands. Après une ou deux années de travail en commun, j’ai pu voir que ma vision était juste : ils sont en train de conquérir l’Europe, ils grandissent très vite et c’est la voie que nous voulions emprunter. Je suis heureux pour eux car c’est toujours une incroyable aventure pour une petite entreprise de devenir grande. C’est un peu comme le PSG, c’était petit et petit à petit c’est devenu grand.

Vitamin Well se dit être une boisson saine, Zlatan Ibrahimović est-il un homme healthy ?
J’essaie de l’être en tout cas, autant que possible. Je ne sais pas si je le suis réellement à 100%. Mais avec mon métier je dois être healthy pour être capable de performer au plus haut niveau. Si je ne fais pas attention, je verrai très vite les conséquences.

Vous vendez également vos propres produits, les parfums Zlatan Ibrahimović. Peut-on dire que vous êtes un businessman ?
Non, je ne dirais pas cela. Disons plutôt que j’ai les bonnes personnes autour de moi.

Comme votre femme, experte en marketing, par exemple ?
Non, elle n’est pas tant impliquée que cela. Elle est plutôt une mère de famille. Elle s’occupe de notre foyer. Elle est concernée par quelques projets mais pas tous. Les gens avec qui je travaille autour de ces projets sont, eux, très investis. Helena, ma femme, a seulement une petite influence sur ce type d’affaire.

On vous voit souvent en survêtement, pourriez-vous décrire votre propre style ?
Et bien… Il est discret et principalement sombre. J’évite les couleurs criardes. Oui, en trois mots ce serait, plus ou moins, discret, simple et sombre.

Sur Instagram, on peut voir que vous occupez souvent votre temps libre en allant pêcher. Est-ce un héritage suédois ?
Je pense que c’est l’activité la plus répandue dans le monde, pas seulement en Suède. C’est quelque chose de très privé, très personnel. J’aime le simple fait de se retrouver à l’extérieur, prendre le temps de se relaxer et en même temps ressentir un peu d’adrénaline en pêchant. Dans ces moments, j’ai vraiment l’impression de faire corps avec la nature.

Est-ce facile de trouver le temps de faire ce genre de choses ?
J’essaie de trouver le temps, je suis extrêmement occupé, mon planning est toujours très serré. Quand je ne suis pas à l’entraînement ou en match, il y a toujours ces activités annexes qui font également partie de mon travail et me prennent beaucoup de temps. Travailler avec mes sponsors ou répondre à vos questions par exemple. Mais c’est tant mieux car j’ai aussi envie de parler et d’échanger. Ce train de vie est devenu ce qu’il est avec le temps, aujourd’hui toutes ces choses font partie intégrante de mon métier et je les apprécie. Je me sens en vie. J’ai l’impression que les choses que je produis vont affecter l’œuvre d’autres personnes et j’en suis heureux car, si je peux aider, je ferais plus que ce qui est en mon possible.

Vous avez deux jeunes garçons : Vincent et Maximilian. Aimeriez-vous les voir devenir des footballeurs professionnels ?
La vérité, c’est que j’aimerais qu’ils deviennent deux ninjas – Zlatan Ibrahimovic est fan inconditionnel des art martiaux, ndlr.  Non, sérieusement, ils deviendront vraiment ce qu’ils souhaitent. Mais ils doivent impérativement apprendre à respecter les autres, à se faire respecter et avoir une autodiscipline. Voilà mes règles. Même s’ils ne sont encore que de très jeunes garçons, et que le chemin est très long, ils s’en sortent déjà très bien, je dois le dire.

Deviennent-ils de bons joueurs de football également ?
Ils sont en train d’apprendre. Si ils ont mon ADN, ils seront les meilleurs du monde ! (rires) L’aîné, Maximilian (9 ans) est grand et massif, il a beaucoup de force. Le plus petit, Vincent (7 ans) a, quant à lui, plutôt mon mental : une faible patience et une tendance à devenir fou très rapidement.

Mino Raiola est connu comme un des agents de joueurs les plus influents du monde du football. Selon vous, qui travaillez avec lui depuis 2003…
Il travaille pour moi. Je ne travaille pas pour lui.

…selon vous, quelles sont ses plus grandes forces ?
C’est un master brain, un génie. Il ne réfléchit pas comme les autres. Il ne pense jamais au présent, mais toujours au futur. À chaque fois que je signais avec un nouveau club, il avait déjà en tête que nous changerions après deux, trois ou quatre saisons. Il savait déjà ce qui allait se passer avant que cela n’arrive. Il est visionnaire. Il sait comment arranger et conclure ce deal qui, à première vue, paraît impossible. Je me souviens de mon transfert de l’Inter Milan au FC Barcelone. Tout le monde disait que ce serait impossible, que cela n’allait jamais se faire. Mais il l’a rendu possible. Il n’est pas seulement un manager qui travaille pour moi, il est également un membre de ma famille. Parce que j’ai été avec lui depuis maintenant plus de dix ans et parce que, lorsqu’il s’engage avec un joueur, il n’y voit pas uniquement un business, il le fait avec le cœur. Il prend soin de cette relation plus qu’il ne le devrait. Je suis très chanceux d’avoir un gars comme lui.

Pendant les qualifications à l’Euro, vous avez tenu le rôle d’un véritable leader dans l’équipe suédoise, notamment contre le Danemark en novembre dernier. Êtes-vous fier de votre performance ?
Je suis vraiment très fier de ce que nous avons accompli. Nous étions dans une situation délicate, beaucoup de gens disaient que nous ne nous qualifierions jamais, que nous étions la pire équipe suédoise de l’histoire. Mais ces jugements nous ont rendu si forts que nous avons fait mentir cette fatalité. Je n’oublierai jamais ces dix jours. Nous ne pouvions nous permettre aucune erreur, parce qu’elle pèserait toute entière sur le résultat des matchs et l’issue des éliminatoires. Chaque détail était extrêmement important et décisif. Cette semaine a finalement été parfaite. Le jeu est alors venu et nous avons détruit le Danemark – 2-1 au match aller et 2-2 au match retour. À quelques jours de l’Euro, j’aime à dire que les Danois, qui nous avaient un peu provoqué avant les barrages, passeront le mois de juin chez eux, à boire des bières en regardant la Suède jouer à la télévision.

Le verbe « zlataner » est toujours susceptible d’entrer dans le Petit Robert. Quelle définition proposeriez-vous ?
Selon certains, le verbe zlataner signifie « dominer ». Moi, je préfère le traduire par « prendre le contrôle ». En tout cas, ça me fait plaisir. Cela signifie que j’ai fait quelque chose en France qui a su marquer les gens,  que je suis important aux yeux des Français.

 

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