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Djibril Cissé : « La Belgique est le favori de l’Euro »

Djibril Cissé : « La Belgique est le favori de l’Euro »

Par Bérénice Marmonier , le 15 juin 2016

Retraité des terrains depuis quelques mois, Djibril Cissé va passer l’Euro derrière le micro d’iTélé. Mais l’ex-attaquant espère retrouver le chemin de l’entraînement rapidement et faire son retour en Ligue 1. Rencontre.

Vous avez dit en avril dernier que vous vouliez faire votre retour sur les terrains. Est-ce toujours d’actualité ?
Oui, j’ai repris le sport de façon plus intense la semaine dernière avec mon préparateur physique. J’avais un peu peur de l’accumulation des séances mais ça a l’air de tenir (il annoncait la fin de sa carrière en octobre 2015 à cause de problèmes physiques récurrents. Il s’est fait poser une prothèse à la hanche en début d’année – ndlr). Je suis content, je suis un peu en surpoids mais c’est normal après un an sans activité. Mais je me sens bien, je n’ai pas de douleur.

Avez-vous déjà des pistes ?
Pas encore. Je ne suis pas en position de faire la fine bouche. Donc je prendrai ce que l’on me proposera tellement j’ai envie de revenir sur les terrains. Notamment parce que je pensais qu’avec une prothèse à la hanche, il y avait une chance sur un million de pouvoir rejouer. J’ai peut-être une bonne étoile, peut-être que Dieu veut me revoir jouer.

Qu’est-ce qu’il vous manquait ?
J’ai fait du football pendant 20 ans. Quand ça s’arrête, ça fait du bien, je n’avais plus besoin de me lever pour aller à l’entraînement par exemple. Je gérais ma journée comme je le voulais. Mais au bout de deux semaines, il me manquait quelque chose. J’ai bien profité de ce petit temps de vacances mais il est temps pour moi de repartir travailler.

Pour l’heure, vous avez collaboré avec Pringles pour réaliser un super sofa pour l’Euro. Pourquoi vous êtes-vous lancé dans ce projet ?
Parce que c’est marrant. On me l’a proposé donc j’ai validé. C’est un sofa qui a des sièges confortables et assez grands pour être bien installé et des boîtes de Pringles qui sortent des deux sièges pour ne pas bouger.

Mais vous allez quand même dans les stades ?
Oui, bien sûr.

Et vous êtes aussi consultant pendant l’Euro pour iTélé...
Oui, je vais intervenir sur tous les matchs de l’équipe de France, soit au moins quatre car je suis sûr qu’ils vont sortir de la poule. Et je serai aussi en place pour de grosses affiches et la finale. Entre temps, je rentrerai en Corse pour m’entraîner et garder un bon rythme. Car ce nouveau job serait presque un petit bémol pour ma reprise. Étant contracté jusqu’à la finale, les clubs auront repris l’entraînement depuis au moins trois semaines.

Appréhendez-vous cet exercice ?
Non, car ce sera des interventions d’avant-match et d’après-match. Il faut seulement interpréter les matchs et dire ce qu’on en pense. Je n’ai pas du tout de stress et en plus je suis entouré d’une bande de copains comme Pierre Ménès, Pascal Praud ou François Pinet.

Quel regard portez-vous sur l’équipe de France de Didier Deschamps ?
Il est très bon. Je suis confiant, au moins pour le premier tour. Après, c’est la magie du tirage. Mais je pense qu’on arrivera au moins en quart de finale.

Quelle est votre équipe favorite ?
Aujourd’hui, les plus forts sur le papier sont les Belges. Associés aux Français. La Belgique est très solide. Mais on sait que le sport ne se regarde pas sur le papier, il faut savoir répondre présent sur le moment.

Et que pensez-vous de la non-sélection de Karim Benzema ?
C’est un choix du coach que je peux comprendre. Il faut que tout le monde soit à 100 % tous les jours pour une telle compétition. Il ne faut pas qu’il y ait de parasites. On sait que si Karim avait été appelé, cela aurait fait parler. Et les journalistes auraient attendu le moindre faux pas de Karim pour l’assassiner. Mais j’aurais fait autrement. J’aurais pris Karim et Hatem (Ben Arfa – ndlr). Ses prestations au Real Madrid m’interpellent et il n’est pas en équipe de France...

Quel est votre meilleur souvenir en bleu ?
Il y en a eu beaucoup, même si je me suis blessé et que j’ai loupé la plus belle Coupe du monde en 2006. Je pense à mon premier but. J’ai aussi terminé meilleur buteur des qualifications pour la Coupe du monde 2006. Mais je dirais quand même ma première sélection lors de France-Belgique en 2002, juste avant de partir en Coupe du monde.

Et le pire ?
La blessure en 2006 (lors du match France-Chine à Geoffroy-Guichard – ndlr).

Et pas Knysna lors du Mondial 2010 ?
Mon souvenir personnel, le moment où je me suis retrouvé seul, c’est lorsque je me blesse en 2006. Ce n’est pas moi qui ai décidé de faire la grève en Afrique du Sud. Mais ce n’est évidemment pas un bon souvenir.

Que retenez-vous finalement de vos quelques mois au Qatar en 2013 ?
À l’époque j’étais en Angleterre (au Queens Park Rangers – ndlr). Il y a eu un changement de coach, je ne jouais pas et j’étais en plein divorce. Dès que je finissais l’entraînement, j’allais chez mon avocat. Et ainsi de suite. C’était compliqué, je voulais partir. J’ai alors reçu cette offre du Qatar (du Al-Gharafa SC – ndlr), qui n’était pas forcément l’offre la plus sexy sportivement. Mais on ne va pas se raconter de conneries, c’était une super belle offre d’un point de vue financier. Donc je suis parti et suis resté six mois.

Et c’était comment ?
Différent. Il y a peu de monde dans les stades, il fait chaud et c’est compliqué de jouer au foot. Ils essaient de développer leur championnat, de faire venir des joueurs. Mais honnêtement, mon choix a été guidé par l’aspect financier.

Vous qui avez toujours cultivé votre propre style, quels sont les joueurs les plus stylés de l’Euro ?
Aujourd’hui, je ne trouve personne qui me ressemble ou qui me touche. J’ai un style ambigu, qui mixe différentes cultures. Pour moi, il n’y a que Hidetoshi Nakata (un Japonais qui a joué à l’AS Roma ou à la Fiorentina dans les années 2000 – ndlr) qui était au-dessus. Il arrivait à sortir en kimono ou en jupe. David Beckham c’est bien, c’est mignon, classe, mais Nakata est unique.

Qu’est-ce que vous aimez dans la mode ?
Ce mélange des cultures justement. J’adore la mode belge avec les Dries Van Noten ou Martin Margiela. Ils mettent la barre haut.

Développez-vous encore votre marque de vêtements Mr Lenoir créée en 2012 ?
Oui, je vais travailler sur une nouvelle collection avec une orientation moins streetwear. Les gens veulent voir plus de folie dans ma marque. Ça sera plus japonisant dans le style. Il faut que je trouve le bon compromis entre ce que je porte moi et ce que je peux proposer aux gens.

Est-ce vous qui dessinez les pièces ou faites-vous appel à un designer ?
C’est moi qui m’en charge. Au début, je me suis basé sur ce que je portais. Ça a bien marché. Après, j’ai fait du streetwear. Là, j’ai bien écouté les retours de mes fans et des gens de la mode, et je vais lancer quelque chose qui me ressemble plus.

Et vous êtes aussi DJ ?
Je mixe, je tourne en club mais je ne m’appellerais pas pour autant « DJ ». Aujourd’hui, je veux rejouer au foot. Mais si je ne peux finalement pas, ça peut être cool de tourner de temps en temps.

Quel est votre style ?
Je suis house, afro deep et électro. En ce moment, j’aime beaucoup l’afro house. Je suis plus dans la musique électronique.

Vous avez quand même fait la première partie de Mariah Carey...
Oui, c’était cool. Je suis sorti de ce que je fais d’habitude. J’ai joué les morceaux qui ont fait naître Mariah Carey en tant que star avec Dr. Dre ou Missy Elliott. Seul bémol, c’était un concert où les gens étaient assis. Mais je peux dire que j’ai fait un Bercy devant plus de 10 000 personnes.

D’autres projets à venir ?
J’ai des projets en attente mais là, je suis à fond dans le foot.

 

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