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Richie Porte est « prêt pour le Tour »

Richie Porte est « prêt pour le Tour »

Par Rémi Nanni , le 27 juin 2016

Le Tour de France approche, les langues des coureurs se délient, et on en apprend un peu plus sur les ambitions de chacun pour la prochaine course comme l’Australien Richie porte, nouveau leader de l’équipe BMC. Sport&Style l’a rencontré, et on a parlé Tour, préparation, natation et Jeux Olympiques de Rio.

Alors que la saison bat son plein, et qu’il est en pleine préparation pour le Tour, Richie Porte a été sollicité par Speedo pour venir présenter à Annecy de nouveaux programmes de musculation basés sur la natation. L’événement, organisé par la marque de maillots de bain et d’équipements aquatiques, avait lieu dans un hôtel au bord du lac d’Annecy.

Après une présentation détaillée de ces nouveaux programmes par Richie, nous avons eu l’occasion d’échanger quelques mots avec lui, et de discuter d’entraînement, de natation, et surtout du Tour de France et des Jeux Olympiques. Toujours poli et souriant, le coureur s’est prêté au jeu des questions/réponses.

Vous avez présenté cette nouvelle campagne Speedo Fit. Vous pratiquez souvent la natation?

Oui. La natation est un excellent moyen de parfaire sa condition physique. Les sportifs de haut niveau ont tous des entraînements très spécialisés, avec des exercices de musculation spécifique, pour travailler un muscle en particulier. La natation, elle, permet de casser cette routine d’une part, et de muscler presque tous les muscles en même temps. Outre le fait que c’est très agréable de nager, cela permet souvent de continuer à progresser, à passer un pallier physiquement.

On vous sent passionné par le sujet.

Vous savez, l’Australie est une île. Tous les australiens ont des rapports forts avec l’eau, et ils ont tous des surfeurs ou des moniteurs de surf dans leur entourage proche. C’est aussi mon cas. De plus, la natation m’a beaucoup aidé à continuer le sport lors de ma pneumonie en 2014. Et puis, j’ai commencé ma carrière comme nageur et triathlète, c’est un peu comme retrouver son premier amour à chaque fois que je nage.

Parlons d’autre chose. Comment vivez-vous ce mois d’attente avant le Tour de France ?

Avec beaucoup d’impatience ! Je suis chez BMC depuis un an maintenant, et le Tour est la première course majeure que je vais disputer en tant que leader de l’équipe. Je suis donc hyper excité, et je sais que cette année 2016 sera une belle édition.

La concurrence semble plus forte que jamais…

Je suis d’accord. Entre Nairo Quintana, Vincenzo Nibali, Alejandro Valverde, et bien évidemment Froome et la Team Sky, c’est vrai que la concurrence semble en forme. Mais moi aussi ! J’ai été un peu en dessous de mon niveau au début de l’année, mais maintenant je me sens prêt pour le Tour. J’ai une équipe formidable autour de moi, je sais qu’on peut faire de grandes choses ensemble, car tout est là. On a des coureurs intelligents, dont certains avec beaucoup de talent et de potentiel, comme Teejay van Garderen, tous les ingrédients sont réunis pour faire de bons résultats.

 

Justement, avez-vous retrouvé le même environnement de travail et le même professionnalisme chez BMC que celui que vous aviez au sein du team Sky ?

La Sky a révolutionné le cyclisme, c’est sûr… Je pense qu’on ne travaillera jamais ailleurs comme à la Sky, ça n’est pas possible, ils ont des moyens incroyables, des ingénieurs et des biologistes qui décortiquent la moindre seconde de la course, le moindre effort du coureur. Mais ça crée un environnement avec beaucoup de pressions… Quand on évolue dans un cadre comme celui-là, on a une obligation de résultat, trop de ressources ont été mobilisées, la Sky ne peut pas se permettre de perdre… Chez BMC, j’ai retrouvé une équipe ambitieuse, à taille humaine, avec un staff d’une grande qualité, qui nous permet de travailler sereinement. Le professionnalisme est le même donc, je sens plus de motivation ici, même si la Sky a plus de moyens.

Vous jouissez également d’un nouveau statut chez BMC.

Oui, c’est un gros point positif pour moi. Je suis maintenant un membre important d’une belle équipe, et non pas un coureur parmi tant d’autres qui doit faire tous les efforts pour le leader de son équipe. Je suis un peu sorti de l’ombre de Christopher Froome. Ca ne me gênait absolument pas de faire des efforts pour lui, mais être un des leaders d’une équipe comme la BMC, sur le Tour de France, c’est un défi que n’importe quel coureur cycliste rêverait d’accomplir ! Sur le plan personnel, je suis donc hyper motivé. Toutefois, je ne serai pas le seul leader de BMC, il y aurait également Teejay van Garderen, qui est un athlète impressionnant. Je suis très fier de travailler avec lui.

Que pensez-vous du tracé du Tour 2016 ?

Je le trouve plutôt à mon goût. Il ne favorise aucun type de course, donc je pense que je serai plutôt à l’aise grâce à ma polyvalence. J’aime beaucoup le Tour grâce aux paysages français qui sont magnifiques, et aussi grâce aux épreuves classiques qu’on retrouve à chaque édition : le Ventoux, l’Alpes d’Huez. Ca donne lieu à de belles batailles, chaque année, et j’espère pouvoir tirer mon épingle du jeu cette fois. La ferveur du public aussi est importante, même si je sais que je ne suis pas aussi populaire qu’Alberto Contador ou Christopher Froome, qui sont de véritables stars sur le circuit. Ca ne me dérange pas, de ne pas être scruté par tout le monde. Je peux travailler tranquillement comme ça.

Bon, arrêtons de parler cyclisme maintenant. Vous suivez d’autres sports à la télévision ?

Je m’attendais à cette question ! C’est l’Euro en France en ce moment, c’est ça ? (rires) Et bien je ne regarde pas trop le football, pas de chance ! Ca ne m’intéresse pas tellement, je regarde juste quelques gros matchs de temps en temps. Par contre on peut discuter de Moto GP. J’adore la Moto GP, je trouve que c’est un sport incroyable. J’admire les mecs comme Marc Marquez ou Jorge Lorenzo, qui n’hésitent pas à prendre des risques fous pour gagner. J’aimerais tellement pouvoir aller aussi vite ! Et que dire de Rossi, c’est une légende du sport, un très grand monsieur.

Vous pensez aux Jeux Olympiques de Rio, cet été ?

J’espère y être ! Du coup, je n’aurais pas trop le temps de suivre ce qui se passe dans les autres sports, car la préparation pour la course Olympique n’est pas facile. C’est une épreuve de grimpeurs, mais je pense être le meilleur grimpeur en Australie, donc on verra comment la fédération australienne décide de faire la sélection. C’est un de mes grands objectifs : gagner un titre pour mon pays. Même si le Tour reste le plus important à mes yeux. 

 

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