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Gwladys Epangue : « L'or olympique ? C'est cette année ou jamais »

Gwladys Epangue : « L'or olympique ? C'est cette année ou jamais »

Par Bérénice Marmonier , le 03 août 2016

Après Athènes en 2004 et Pékin en 2008 (où elle a décroché une médaille de bronze), la taekwondoïste française de 32 ans, Gwladys Epangue, va participer à ses troisièmes Jeux Olympiques. Objectif : transformer le bronze en or à Rio. Rencontre à l'occasion du rassemblement All Bleus d'Adidas.

Les JO en trois mots, ça serait quoi ?
Performance, inoubliable et aventure. Car c’est un long cheminement pour arriver jusqu’aux Jeux, on fait le tour de la planète pour se confronter à tous les meilleurs spécialistes du monde. Et c’est une aventure humaine hors du commun, pendant laquelle tu vis en vase clos durant les quatre mois de préparation, avant d’aller t’exposer devant le monde entier, et de te rapprocher des gens.

Vos souvenirs d’enfance des Jeux Olympiques ?
Facile ! Marie-José Perreck (rires). Je l’ai toujours supporté. Pendant les Jeux Olympiques de 1996 (à Atlanta, ndlr), même avec le décalage horaire, on avait le droit de veiller tard pour voir les courses des Français, et notamment de Marie-José Perreck.

Trois sportifs qui ont marqué pendant les dernières éditions des JO pour vous ?
Evidemment, Usain Bolt. En deuxième, je dirais Lucie Décosse (championne olympique de judo en -70kg, ndlr). J’hésitais avec Teddy Riner, mais Lucie est une amie, je connais son parcours, sa trajectoire, je me sens très liée à elle. On a fait nos premiers Jeux ensemble à Athènes en 2004, où l’on a échoué. Puis on a eu une médaille, mais pas l’or à Pékin en 2008. Et finalement, elle a réussi à avoir l’or à Londres, et je trouve que c’est quelque chose de fantastique, d’atteindre son objectif au bout de 12 ans de travail. Et en troisième, l’équipe de France d’handball.

Vos objectifs sportifs et extra-sportifs ?
Sportivement, l’objectif est toujours de décrocher l’or olympique. Mais je ne me mets pas la pression. Je sais que c’est cette année ou jamais, mais je connais le chemin pour arriver à la victoire, je sais que ça va être très dur, je vais être épuisée, mais je connais déjà tout ça. Donc je suis plutôt sereine, la pression viendra sûrement un peu plus tard. Et au niveau extra-sportif, c’est de pouvoir vivre d’un métier qui me passionne. Pouvoir vivre de sa passion, ça donne l’impression de ne pas travailler en fait. Un peu comme maintenant (rires).

Pensez-vous à votre après-carrière ?
Oui, bien sûr. J’ai fait des études de communication, et après ma carrière, je voudrais travailler à la Fédération de Taekwondo, probablement dans la communication. C’est quelque chose qui me plairait beaucoup.

Quels autres sports allez-vous suivre pendant ces Jeux ?
Je vais suivre le handball féminin et masculin, car j’ai beaucoup d’amis dans ces deux équipes. Et je sais que je regarderai beaucoup d’autres matchs quand je serai tranquille au village, car on a accès à toutes les disciplines comme le volley par exemple, où on a une très bonne équipe cette année. Et bien sûr, je soutiendrai la team All Bleus. On s’apprécie, on se respecte, au sein de l’équipe de France, on aura des attentions particulières les uns envers les autres. C’est comme une famille, c’est évident.

Rio, ça vous évoque quoi ?
Là tout de suite, la performance. Mais on y est déjà allés en février avec le staff pour pouvoir profiter de la ville. Notre encadrement ne voulait pas que l’on soit frustrés par cela, et on est donc partis dix jours là-bas, pour faire un stage de préparation, et en même temps, découvrir un peu la ville, la chaleur, Copacabana, le Corcovado…

Il y aura quand même un peu de fun à la fin ?
Evidemment qu’il y aura une fête à la fin. On revient sur « l’aventure » dont j’ai parlé précédemment, car à la fin, on va fêter l’aventure qu’on vient de vivre ensemble. Quoiqu’il puisse arriver pendant ces Jeux, ça reste beau, c’est un moment magnifique.

Et après les Jeux, quel est le programme ?
Des vacances assez longues ! Rentrer à la maison, profiter un peu de ma famille, et ensuite on verra.

Qui est selon vous l’athlète le plus stylé des Jeux ?
(Hésitations) C’est une colle que vous me posez là ! (rires) Celui qui m’a le plus ébloui dans son style, c’est Christophe Lemaître. Je m’en étais aperçue quand je l’ai vu en couverture de Sport & Style justement (en février 2012, ndlr). D’habitude, ça n’est pas quelqu’un de spécialement stylé, mais il a été très bien mis en valeur par le magazine.

Votre playlist ?
Avant, j’avais ma playlist mais ca n’est plus vraiment le cas maintenant. Disons que ça ne me dérange plus de subir la playlist des autres (rires). Autrement, j’écoute principalement des titres qui me rappellent de bons souvenirs ou sur lesquels on s’est amusé à l’entraînement. Beaucoup de MHD en ce moment, du Maître Gims, du Gradur et du rap américain comme Drake et Kanye West.

Avez-vous un porte-bonheur ?
Oui, j’ai un T-shirt blanc Adidas, avec les anneaux olympiques dessus que j'ai depuis 2007. Je le porte à chaque combat.

 

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