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Les hommes du Vendée Globe

Le 30 octobre 2012

Face aux éléments, ils font face. Seuls, solitaires, presque misanthropes. À l'aube de leur départ pour un bon tour du monde, les skippers du Vendée Globe ont accepté d'affronter l'objectif. Loin de les intimider, l'idée les a emballés. Répondre au défi, toujours.

TANGUY DE LAMOTTE

TANGUY DE LAMOTTE

 

LE PORTE-DRAPEAU

 

34 ans, France

Initiatives-Cœur

Vainqueur de la Solidaire du Chocolat 2009

Il aurait pu être ingénieur aéronautique ou pilote de ligne. Mais à 15 ans, la mer le détourne de ses rêves aériens. Tanguy De Lamotte s’investit dans la voile, au point de délaisser quelque peu ses cours au très chic lycée Hoche de Versailles. Son bac en poche, il opte pour des études d’architecture navale, à Southampton, en Angleterre. « Le sport représente aujourd’hui une grosse partie de ma vie, même si devenir skipper n’était pas une obsession. » Une série de rencontres le pousse sur l’eau, notamment celle avec Ellen MacArthur, dont il intègre l’équipe technique lors du Vendée Globe 2000. Puis tout s’enchaîne. Il dessine un bateau, suivi d’un second, et participe à ses premières courses. Parallèlement, il écrit les premières lignes d’une belle histoire avec l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque. « Je porte leurs couleurs depuis ma Mini Transat en 2005. L’objectif humanitaire me motive. » Un mec bien, ce Tanguy.

Retrouvez le making of du shooting de Tanguy de Lamotte ICI

ARMEL LE CLEAC'H

ARMEL LE CLEAC'H

 

LE COMMUNIANT

 

35 ans, France

Banque-Populaire

Deuxième du Vendée Globe 2008/2009

Le port altier et le sourire communicatif, Armel Le Cléac’h est le skipper cool, le boy next door de la voile. Tombé dedans dès son plus jeune âge, le mousse de Saint-Pol-de-Léon a très tôt sillonné la baie de Morlaix, d’abord en Optimist puis en dériveur, avant de s’adonner à la navigation en solitaire. « Le solo me plaît », confie-t-il. « C’est un défi permanent contre soi-même, un challenge qui oblige à aller chercher ses limites. Savoir apprivoiser le stress dans les mers difficiles est l’un des secrets. On sait de toute façon qu’on va en baver. » Parmi les plus doués de sa génération, ce père de famille se définissant comme un gars « responsable » ne se considère pas comme un héros, mais apprécie la forte mobilisation autour du Vendée Globe. « On a besoin de cette communion avec le public pour partir et revenir. »

ALEX THOMSON

ALEX THOMSON

 

LE RISQUE-TOUT

 

 

38 ans, Grande-Bretagne

 

Bateau Hugo Boss

Deuxième de la Transat Jacques-Vabre (2003, 2011)

Sur l’eau comme dans la vie de tous les jours, la réputation d’un homme ne s’efface pas d’un geste de la main. Celle d’Alex Thomson est d’être une tête brûlée, un capitaine Fracasse des temps modernes. « Je suis simplement un vrai aventurier » répond celui qui a osé parader en smoking Hugo Boss sur la quille de son voilier dans des vidéos qui ont fait le tour du monde. En 2005, cet Anglais à la chevelure d’or est contraint à l’abandon sur le Vendée Globe. Bis repetita en 2009. On se souvient aussi de son sauvetage par Mike Golding en 2006 sur la Velux 5 Oceans. On dit alors d’Alex Thomson qu’il maltraite ses bateaux, qu’il prend trop de risques. Foutaises. « J’ai un peu plus d’expérience maintenant » tempère-t-il. « Je me suis calmé. J’ai appris que, pour envisager la victoire au départ d’une course, il fallait d’abord la terminer. » En 1999, à 25 ans, Alex Thomson remportait la Clipper Round The World Race et devenait le plus jeune vainqueur d’une course autour du monde. Depuis, il n’a rien gagné. Cette année, il pourrait faire taire les mauvaises langues, celles qui inventent les (fausses) réputations.

MIKE GOLDING

MIKE GOLDING

 

LE MUTANT

 

52 ans, Grande-Bretagne

Gamesa

Vainqueur de la Transat Anglaise 2004

Mike Golding en dandy chic ? Il fallait oser. Sport & Style l’a fait. Il faut avouer que ce vétéran de la voile britannique porte l’habit avec élégance. Du pont au studio, une vraie métamorphose. À l’image de celle vécue par cet ancien combattant du feu devenu coureur au large. « J’ai été pompier pendant onze ans, je croyais que c’était pour la vie », dit-il. Mais le futur officier de l’Ordre de l’Empire britannique bascule dans la voile. Skipper amateur autour du globe pour commencer, puis pro aguerri qui aborde cette année son quatrième Vendée Globe. « Il y a des similitudes avec le métier de pompier. Qu’on soit en mer ou face à un incendie, il faut analyser la situation avec calme, ordre et rigueur. » L’ennemi préféré des marins français rêve d’être le premier sujet de Sa Majesté à s’imposer aux Sables-d’Olonne. Auparavant, il devra de nouveau affronter l’hostilité des mers du Sud, une zone « sans loi, ni dieu ».

 

LOUIS BURTON

LOUIS BURTON

 

L'INTRÉPIDE

27 ans, France

Bureau Vallée

Septième de la Transat B to B 2011

Le benjamin du Vendée Globe ne manque pas d’aplomb. Presque naturellement, Louis Burton se montre aussi à l’aise ici que sur les pontons ou à la tête de sa société d’événementiel BG Yachting. C’est avec ses parents, plaisanciers, qu’il découvre la voile. L’année du bac, il achète un vieux bateau et commence à se frotter à des épreuves comme le Spi Ouest France. La Route du Rhum 2010 marque ses débuts dans la course au large en solitaire. Deux ans plus tard, c’est le grand saut dans l’inconnu du tour du monde. « J’ai un esprit d’aventurier. Je sais que ça va être la guerre, mais j’ai envie d’y aller. Je veux apprendre à me connaître. Avec l’objectif de revenir en 2016 avec plus d’ambition. »

BERNARD STAMM

BERNARD STAMM

 

L’AUTODIDACTE

 

49 ans, Suisse

Cheminées Poujoulat

Vainqueur Velux Five Oceans 2007

D’un naturel déconcertant, Bernard Stamm désarçonne immédiatement. Car derrière ce rebelle d’origine alémanique – repatiné à la mode bretonne – se cache un personnage attachant, qui vogue au gré de ses envies. Ce qu’il déteste le plus ? « La jalousie », répond-il. « Je ne supporte pas ça, c’est la tare de l’humanité. » Épris de liberté, le jeune amateur de voile quitte l’école à 15 ans pour devenir bûcheron. Mais l’abattage le rebute. Il s’engage pour quatre ans comme matelot dans la marine marchande. Avant d’entamer une riche carrière de skipper en solo. Sa trilogie : indépendance, curiosité, ténacité. « Je suis un autodidacte, fier de réussir ce que je veux. » Et l’avenir ? « Je pourrais aussi bien reprendre des études que construire un avion, me lancer dans l’humanitaire ou devenir chasseur d’épaves. Tout n’est qu’une question d’envie. » On le croit sur parole.

JEREMIE BEYOU

JEREMIE BEYOU

 

LE CÉRÉBRAL

 

36 ans, France

Maître Coq

Vainqueur de la Solitaire du Figaro 2011

Son regard dit tout de l’intensité qu’il peut mettre à la barre de son bateau. « Je n’accepte pas d’être derrière. Ce tempérament a pu me jouer des tours dans le passé et j’ai pris des claques, mais ça m’a fait grandir », note ce Breton à la fois sensible et dur au mal. Ses victoires l’ont aidé à se canaliser. Avec l’âge, Jérémie Beyou semble apaisé. Désormais, il veut « vivre la mer » en course, mais aussi en famille, avec ses deux garçons de 5 et 9 ans. Quand il se projette dans l’avenir, ce diplômé de Sup de Co Brest se dit de plus en plus séduit par le monde de l’entreprise, « pas forcément par les gens du CAC 40, mais par les patrons qui créent ». Il reste également un fou de sport. « C’est maladif chez moi. L’autre jour, j’ai regardé l’Open de Marseille de pétanque à la télé, c’est dire... »

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