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La leçon de style de Lapo Elkann

La leçon de style de Lapo Elkann

Par Jérôme Lechevalier, le 29 mars 2013

Lapo Elkann, héritier de l’empire Fiat et créateur d’Italia Independent, compte parmi l'un des hommes les plus élégants de la planète. Il ouvre les portes de son dressing dans son dernier livre, Les Règles de mon style, que Sport & Style a décrypté pour vous.

Le costume à rayures

« Gamin, j’adorais me déguiser à la manière d’Al Capone ou de Gatsby le Magnifique, comme dans les années 30 et 40. Le gessato (le costume à rayures – ndlr), c’est le vêtement par excellence. Il représente tout un monde : il y a celui de la City et des banquiers stricts avec des rayures très fines et des épaules à l’anglaise, ou celui plus voyant et plus effronté à l’italienne. » Lapo en possède à rayures doubles ou larges, en lin de 400 ou 250 grammes, en cachemire ou en flanelle. Son obsession des rayures l’a conduit à imaginer une voiture avec une carrosserie gessato, actuellement à l’étude.

 

La veste en tweed

Lapo a hérité d’une belle collection venant de son grand-père Gianni, et beaucoup proviennent de chez Caraceni, le tailleur historique de l’Avoccato. En tweed irlandais, anglais, épais, léger, à grand ou à petit motif, la veste en tweed est un incontournable presque indémodable. « Quelqu’un a dit de moi que, comme mon grand-père, je lançais les modes que les autres suivaient ensuite. Le tweed, plus il est vieux, plus il est élimé, plus il est usé, et plus il devient élégant. Pire, les pièces raccommodées au coloris juste le rendent encore plus chic. »

 

Le noir et blanc

Ce sont les couleurs de la Juve, un truc quasi-génétique dans la famille. « Le noir et blanc peut être le top de l’élégance s’il est bien utilisé. À Cannes en 2012, je me sentais carrément à l’aise dans un smoking noir et blanc. C’était le meilleur choix pour fouler le tapis rouge. En architecture et en design, le noir et blanc est extraordinaire. Associé à d’autres couleurs, il impose l’élégance, le style et construit les formes. »

 

Le jeans

Il possède une véritable armée de jeans soigneusement pendus dans ses armoires : des vieux Diesel, des Levi’s, des Wrangler, des Carhartt, tous à l’usure parfaitement étudiée. Ses jeans noirs et marron proviennent d’une boutique new-yorkaise fréquentée par Iggy Pop. Quant à ses jeans Care Label, il se les fait livrer après un lavage particulier. « Le denim peut s’appliquer partout. J’en ai recouvert la selle de ma moto, l’intérieur de ma Ferrari et j’ai créé des smokings et un réfrigérateur en denim. Le jean va avec tout, encore faut-il savoir le porter. »

 

La chemise

Les chemises de Lapo sont faites sur mesure chez des maîtres tailleurs – Lemmi à Pérouse, Finollo à Gênes et AD56 à Milan. Mais il porte aussi volontiers les anciens modèles de Brooks Brothers. « Mes chemises doivent être légères. L’hiver, s’il fait très froid, j’enfile par-dessus une veste de quatre cents grammes, presque un manteau. Parfois je porte même des chemises-boxers, une pièce unique avec le caleçon incorporé. »

 

La ceinture

La Buckless de chez Italia Independent, sans boucle. « La plus intelligente des ceintures pour voyager : à l’aéroport, tu passes le portique de sécurité sans avoir à la retirer. »

 

Les chaussures

« Je suis fétichiste avec mes chaussures. Je m’amuse à leur changer les lacets. Ce n’est pas un détail à négliger. Si on y pense bien, les chaussures sont le symbole du mouvement et de la vitesse, au même titre que les voitures et les motos. » Chez Lapo, il y a des paires classiques et des modèles absurdes, des John Lobb, des Moretti, des Marini, des Fasciani, des Berluti. Tout comme Bono du groupe U2 et Brad Pitt, il apprécie les Toms, mais aussi les chaussures d’aïkido et les Native à 30 dollars. Même s’il porte aussi des bottes de bikers faites sur mesure et des Chippewa vintage chinées à Notting Hill, il revendique une passion pour les sneakers de Nike, le sponsor de la Juve. Lapo conserve jalousement une collection de Air Jordan et le modèle Studio 54, dont les originales datent de 1978.

 

Les lunettes

« Ma passion pour les lunettes est née à l’époque où j’étais étudiant à Londres. Je fréquentais le département vintage de Cutler & Gross. J’adorais les regarder, les toucher et les essayer. J’en ai encore toute une boîte remplie à ras bord. Je m’en suis inspiré pour créer les modèles d’Italia Independent. » Aujourd’hui, Lapo ne porte que ses créations, des modèles sur mesure, en titane, floqués comme du velours ou encore thermosensibles (qui changent de couleur et de motif selon la température). Sa vue est parfaite, mais ça ne l’empêche pas d’en porter avec des verres neutres quand il n’y a pas de soleil.

 

Les tatouages

Indiscrétion oblige, on dévoile tout. Lapo en a dix-sept, réalisés par Mark Mohoney, le leader du Shamrock Social Club de Los Angeles (le tatoueur de Johnny Depp), par Daredevil à New York ou encore par Tin-tin à Paris. « Le premier, je l’ai fait avec mon cousin Andrea (actuel président de la Juve – ndlr), j’avais 17 ans. Ça n’a pas choqué la famille, mon grand-père en avait déjà deux. » Sur la peau de Lapo, on voit : « Ne jamais renoncer » en mandarin, un palmier, l’écusson de la Juventus de Turin, un requin, une étoile de David, le drapeau italien, la statue de la Liberté, Independant, Outsider, Unstoppable, Kamikaze, les symboles enflammés du bien et du mal, vivant et malicieux en caractères japonais, les doubles flèches du sigle fast forward, la prière de la Sérénité.

 

Les valises

Comme il est toujours entre deux avions, Lapo utilise énormément ses sacs de voyage, mais ils sont choisis avec soin. De Gucci, il possède une série en vert militaire et une série classique avec la face rouge et verte, de chez Prada, un set bleu Bugatti. Ses valises sont high-tech : en carbone d’Italia Independent et en aluminium de Zero Halliburton. « Je les ai personnalisées avec une bande noire et blanche, comme ça je ne les confonds pas à l’aéroport. »

 

Dans les poches

Où qu’il aille, Lapo emporte avec lui sa carte de crédit, ses clés de voiture, un briquet Bic jetable personnalisé Laps et son passeport. « Primordial, le passeport ! Je l’ai toujours avec moi en cas de besoin. Le savoir dans ma poche me donne un sentiment de sécurité et de liberté. C’est une idée qui me vient de l’enfance : j’ai appris que c’était toujours mieux d’avoir une porte de sortie. »

 

Dans le garage.

« Les voitures sont les seuls objets pour lesquels j’éprouve une envie maladive de possession. Je pourrais renoncer à tout le reste. J’en change souvent, pour ne pas trop m’attacher. » Dans son garage, il y a un cyclomoteur Honda vintage, une Vespa 125 et une Vespa 250, une Fiat 500 Abarth SS, une Jeep Cherokee SRT8 et surtout une Ferrari California et une Ferrari 458. « Je les échangerais volontiers toutes les deux contre une Ferrari F12. » Avis aux amateurs...

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