X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.

Jumpology version 2013

Par Yves Bongarçon , le 22 avril 2013

En hommage aux photographies de Philippe Halsman, Steven Jackson fait bondir notre dream team du mois. Cinq personnalités à suivre de près... Pour ceux qui y arrivent.

Alexis Vastine

Alexis Vastine

26 ans, boxeur, médaille de bronze des super-légers (- de 64 kg) aux J.O. de Pékin en 2008, champion du monde militaire à Bakou en 2008.

 

Lorsqu’on lui dit qu’avec son profil et sa coupe de cheveux, il fait penser à David Beckham, l’œil bleu d’Alexis Vastine étincelle : « On me l’a déjà dit hier ! Mais je prends, Beckham est une référence » s’amuse le Normand. Alexis assume avec humour son statut de beau gosse. « Je n’ai pas la gueule de l’emploi, hein ? Dans le jargon, j’ai un “bon coup d’œil”. Ça m’a permis de garder le nez droit ! » Sorti en demi-finale sur des décisions arbitrales douteuses aux J.O. de 2008, Alexis a revécu le même cauchemar en 2012 à Londres en quart de finale. Deux protestations officielles de la France n’y ont rien changé. Face à l’injustice, Alexis reste lucide. « C’est comme ça, c’est mon histoire, mon parcours. J’y pense encore, bien sûr. Mais je me dis que s’il y a certainement mieux dans la vie, il y a aussi bien pire. C’est une épreuve mais la terre tourne et il faut tourner avec ». Sa jeunesse et son goût de la vie protègent Alexis des coups durs aussi sûrement que son coup d’œil et son allonge préservent son visage. « Mon kif, c’est le shopping, je suis la fashion victim type ! » admet le champion en riant. Il avoue que son confort, c’est sa famille et sa chérie. Plus « un barbecue de temps en temps où on ne regarde pas ce qu’on mange et ce qu’on boit ». Satané poids, satanée balance.

Anthony Marciano et Max Boublil

Anthony Marciano et Max Boublil

 

30 ans, réalisateur et metteur en scène. Coscénariste (avec Max Boublil) et metteur en scène du film Les Gamins, en salles le 17 avril. 

 

35 ans, acteur, chanteur, humoriste. Coscénariste (avec Anthony Marciano) et interprète (avec Alain Chabat) du film Les Gamins. 

 

« Le petit, là, qui a l’air un peu bizarre, c’est le réalisateur ! » lance Max Boublil pour présenter Anthony Marciano, son sparing-partner au patronyme de boxeur. Pas facile tous les jours d’être le complice de farces et de chansons d’un humoriste-star. Anthony acquiesce avec le regard de l’élève brimé qui ne demande qu’à se transformer en démon à la moindre occasion. Les deux se connaissent depuis des années. À l’origine, Anthony voulait devenir basketteur pro et faire Sport Études. « Mon oncle a brisé le rêve en me disant cash que j’étais trop petit. J’ai pleuré une semaine et je suis passé à autre chose. » L’univers du spectacle avec Max, en l’occurrence. « Les Gamins, c’est l’aboutissement. On a travaillé quatre ans sur le scénario. On l’a écrit pour Alain Chabat. S’il n’avait pas accepté, on n’aurait pas fait le film » se persuade Anthony qui, du coup, en est aussi devenu le réalisateur grâce à l’ex-Nul. « J’ai été super bien entouré » ajoute-t-il. « Ce mec est trop modeste », rebondit Boublil. « Il vient de s’acheter une C3, intérieur tissu, sans GPS ! Elle ne fait pas rêver la nouvelle génération ? » Grave.

 

 

Lorsqu’on rappelle à Max Boublil son passé transgressif (en chansons : Ce soir tu vas prendre, Chanson raciste...), l’homme tempère. N’empêche, si le mec gratte souvent là où il faut, il avoue n’avoir jamais pensé à son image durant son ascension. « Ici, les acteurs, les chanteurs, les rappeurs pensent sans arrêt à leur image – si je fais ci ou ça, je vais perdre ma crédibilité ! C’est dommage qu’ils ne cassent pas plus les codes comme aux États-Unis », tempête l’interprète des Gamins. Alors qu’il commence à prendre racine dans le cinéma français, Boublil avoue que ce n’était pas une obsession. « C’était un rêve dans un coin de ma tête. Mais après avoir goûté à la scène, à l’adrénaline du live, j’avoue que j’ai beaucoup moins songé au cinéma. » À quelques jours de la sortie du film, l’humoriste qui écrit actuellement des sketches sur les sportifs (« Surtout les footeux, ils sont stratosphériques ! ») s’avoue néanmoins un peu stressé. « Les Gamins est vraiment un bon film et je veux qu’il ait sa chance ». Il n’en revient encore pas qu’Alain Chabat ait accepté de s’impliquer dans son projet. « Il est rare, c’est le seul comique qui veut que les autres le fassent rire. »

Josua Hoffalt

Josua Hoffalt

 

28 ans, danseur étoile du ballet de l’Opéra national de Paris depuis un an. 

 

« Mon titre de danseur étoile n’a pas changé radicalement mon travail. Les rôles, je les dansais déjà avant. Mais je suis plus regardé aujourd’hui. Le changement est dans le regard des gens », admet avec une pointe d’accent de sa Provence natale le réservé Josua Hoffalt. Le garçon essaie de garder les pieds sur terre – au moins au figuré – après sa nomination en 2012. Pas vraiment obsédé par son image malgré un métier qui lui impose chaque jour de travailler devant un miroir, Josua avoue ne plus y voir que des schémas techniques. « J’y cherche des lignes que j’associe ensuite à des sensations » explique-t-il. S’il reconnaît que travailler à l’Opéra de Paris est avant tout un gage de sérénité « tant au niveau des conditions de travail que de la sécurité de l’emploi », il considère l’Opéra comme une véritable maison de luxe. « C’est l’équivalent pour la danse d’un grand joaillier, l’expression de ce qui se fait de mieux. » Conscient que les choses sont allées vite pour lui,  Josua Hoffalt ne compte cependant pas se reposer sur ses lauriers. « Avec mon frère, j’aimerais créer une ligne de vêtements issus du monde de la danse, mais aussi monter une comédie musicale. Je veux jeter des ponts entre différents univers. »

Jean-Michel Karam

Jean-Michel Karam

 

44 ans, ingénieur, entrepreneur, inventeur. Fondateur de la marque de cosmétique mixte Ioma. Ancien international libanais de basket-ball. 

 

« Une âme saine dans un corps sain » est une locution qui va comme un gant à Jean-Michel Karam. L’entrepreneur a conservé de ses années de basket stature, finesse et élégance. Pourtant, Jean-Michel Karam travaille beaucoup. C’est aussi un homme pressé qui va vite. Dans l’espace et dans la tête. Moins de sept ans après son diplôme d’ingénieur décroché en 1993, il lève 101 millions d’euros et fait entrer son entreprise de MEMS (microsystèmes électromécaniques) en bourse. « Je n’entreprends qu’à deux conditions : comprendre le domaine et posséder une technologie de rupture, de façon à se démarquer de la concurrence » explique l’ingénieur qui lance aujourd’hui Ioma dans la cosmétique. Le rapport avec les MEMS ? « La chance, le repositionnement, le travail et les rencontres ! » résume l’homme d’affaires. « J’ai toujours travaillé pour réaliser de grandes choses. Je suis sûr que le succès ne se mesure pas à l’argent ». Jamais très loin de ses pensées, sa mère Leyla, disparue à 48 ans d’une maladie orpheline. Via une association, Jean-Michel finance aujourd’hui des chercheurs pour les aider à travailler sur ces maladies délaissées par les laboratoires.

lire le magazine

IMAGE LAFC STORY

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.