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en roue libre
Élodie Bouchez

en roue libre

Par Katia Kulawick-Assante , le 31 mai 2013

Dans La Grande Boucle, en salles aujourd'hui, l'actrice campe la compagne de Clovis Cornillac qui va faire le tour de France à vélo un jour avant tout le monde. Nous l'avons suivie sur les routes et chemins de Corse, qui accueillera pour la première fois le Tour de France. Top départ le 29 juin prochain.

C’est une actrice, « c’est tout ». Voilà ce qu’elle dit d’elle-même. Elle est à la fois ailleurs et d’une présence incroyablement puissante devant l’objectif. Elle se fond dans le paysage et se découvre de manière pudique, juste, discrète et sensible. Ça fait un moment qu’on ne l’a pas vue sur les écrans, mais cette année est celle de son grand retour. La Grande Boucle, en salles le 12 juin, Juliette qui sort en juillet, Milf, le premier film d’Axelle Laffont, à la rentrée, une tournée internationale avec la pièce de théâtre Victor ou les enfants au pouvoir, puis Réalité, film de Quentin Dupieux avec Alain Chabat et Jonathan Lambert. Ça ira comme ça ?

Élodie a une sensibilité naturelle pour la mode qui la propulse naturellement au rang de muse. Pas une muse surexposée qui s’affiche tous les quatre matins dans une nouvelle campagne... Élodie, c’est le sens de la mesure. Et du bon goût. Aujourd’hui, elle porte du Margiela et du Saint Laurent. « Quand je suis à Paris, j’aime bien voir au moins un ou deux défilés pendant les fashion weeks. Si je ne dois en choisir qu’un, c’est Chanel, sans hésiter. J’ai l’impression d’être un électron libre, je n’ai pas d’attachement à des marques en particulier. Il y a quelques mois seulement, j’ai rencontré le créateur Haider Ackerman. Il m’a dit qu’il avait vu La Vie rêvée des anges, qu’il avait adoré et qu’il avait conçu sa collection à l’époque avec mon personnage en tête. Ça date d’il y a 14 ans, je ne le savais pas. » Élodie vient de poser avec son fils dans le deuxième tome de La Petite veste noire de Chanel, shooté par Karl Lagerfeld. « Chanel et Saint Laurent – avec Hedi Slimane – sont les deux maisons où je sais que je vais toujours trouver des choses qui me plaisent. Hedi habite à Los Angeles et c’est un passionné de cette ville, comme moi (Élodie y a vécu durant une période – ndlr), on y aime les mêmes choses. L’architecture, la douceur de vivre, toutes ces références qu’on a piochées sans les connaître dans des bouquins ou à la télé. Je comprends qu’il ait envie de faire des choses de là-bas. J’adore sa liberté, l’idée qu’il ait eu envie de faire de la photo, de s’immerger dans le monde du rock’n’oll. Il a vraiment recréé un pont entre la musique et la mode à un moment où il n’y en avait plus trop. Ses lignes sont très fortes, en terme d’image c’est très orchestré, mais j’aime bien, je respecte. En fait on ne parle pas vraiment de mode ensemble, mais plutôt de photographie, d’art. »

Au cœur d’un univers baigné dans la création et l’art, Élodie partage sa vie avec Thomas Bangalter, la moitié de Daft Punk (et le père de ses deux enfants), qui vient justement d’être photographié par Hedi Slimane pour la sortie de leur dernier album – que vous n’avez pas fini de fredonner. Avec lui, elle a joué dans un film pour la marque américaine Co, « des amis de longue date installés à Los Angeles, avec qui je fais un fashion movie pour chaque collection. »

Avec le sport, l’actrice partage l’idée d’endurance dans son métier d’actrice. « Il faut une force intérieure, comme un sportif, pour réussir à durer en gérant les hauts et les bas. » Et sur cette question, Élodie est très philosophe. « Il faut passer les modes, les époques, les différentes économies du système. Ne pas perdre la foi, l’envie. Être patient, attendre les bons projets, ne pas se jeter sur tout et n’importe quoi. » Ici, pas d’entraînement mais « le travail  physique m’aide beaucoup au niveau de la volonté. Ça m’aide aussi à tenir sur la longueur et à me recentrer sur moi. Je trouve cette force dans les sports que je pratique ». Le secret de sa forme ? « J’ai toujours fait de la danse, j’ai toujours bougé. Je n’ai pas du tout de discipline personnelle, j’ai besoin de professeurs. Je suis des cours de danse collectifs, de yoga et de barre au sol. Dans le meilleur des cas, je fais les trois dans la semaine, et selon mon emploi du temps j’essaie d’en garder au moins un. Plus j’en fais, mieux je me sens. Mon rôle le plus physique a été pour le film Happy Few, où je jouais une ancienne gymnaste très californienne. Je me suis entraînée au ping-pong et au squash pour le film. J’aime mieux appréhender le travail au cinéma ou au théâtre en étant en forme. C’est un gainage essentiel pour moi. » Et une vraie force.

La Grande Boucle, de Laurent Tuel, en salles le 12 juin.

Retrouvez le film Sport&Style avec Élodie Bouchez sur une bande son de Charles Schillings.

 

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