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10 noms

à suivre

Par Claire Mabrut , le 04 octobre 2013

C’est avant tout une histoire de feeling et de rencontres. D’un esprit sport. Des hommes, des femmes – Marion Bartoli, Felipe Oliveira Baptista, Xavier Veilhan... – cool et fair-play qui racontent en quelques créations leur époque. Tout simplement.

MARION BARTOLI
Ex-tenniswoman, vainqueur de Wimbledon 2013

 

Avant. À 29 ans, elle a déjà tout vécu.
« Mon passé est riche de souvenirs, synonymes de tennis, de passion et d’abnégation. » Des hauts, des bas et le sentiment d’avoir réalisé à 100 % ce qui devait l’être. « J’ai arrêté car mon corps ne pouvait plus suivre. » Sage décision.
 

Maintenant. Elle a annoncé sa retraite sportive. Elle s’est rétractée. Avant de mettre fin aux spéculations. « Je n’ai aucun problème pour tourner la page. Tout s’est déroulé comme si c’était écrit. » La pression de la compétition a disparu. Pas le goût de la vie. Dont acte.
 

Demain. « Je vais m’occuper de moi, me reposer. Et surtout passer le permis de conduire. » Elle rêve de créer sa marque de vêtements, d’être nommée ambassadrice de l’Olympique de Marseille, de s’épanouir. « Pourquoi mettre de la pression là où il n’y en a pas ? » Indeed.

 

Blouse, FORTE FORTE. Jupe, SURFACE TO AIR.
Escarpins, CHRISTIAN LOUBOUTIN. Montre, BAUME & MERCIER.

 

 

FELIPE OLIVIERA BAPTISTA
Fondateur de sa marque et directeur artistique de Lacoste

 

Avant. Ses ancêtres explorateurs et son père pilote lui ont donné le goût de l’ouverture au monde et une vraie curiosité. « D’où ce côté intuitif et ce besoin de toucher au design, à l’archi, à la photo, au graphisme et à la mode. »
 

Maintenant. Lacoste lui a apporté la notoriété. De son côté, il continue d’insuffler au croco un subtil cocktail de chic nonchalant, de sporty casual pointu mais pas paralysé par une branchitude à outrance. Un échange de bons procédés en quelque sorte. « Aujourd’hui, je reste fasciné par la capacité de Lacoste à parler à tout le monde, à être une vraie marque démocratique, à aller au-delà d’un statut ou d’une image. »
 

Demain. La curiosité, le besoin de découvrir, encore et toujours. « J’ai envie de revenir à la photo, au design industriel. J’aime l’idée d’apprendre en continu et de me laisser guider par des rencontres. »

 

Ci-dessus, Felipe Oliveira Baptista en chef de file escorté par l’équipe du Studio Lacoste L!ve. Vêtements personnels.

 

 

JEAN-PIERRE LUTGEN
Fondateur et P-DG de Ice-Watch

 

Avant.  Belge, il fabriquait des objets publicitaires dans une entreprise (Tonton Lulu) à la petite semaine. En 2006, sur une intuition, il crée Ice-Watch, une petite montre colorée qui ressemble à une Rolex en plastique... fabriquée en Chine. Un carton planétaire.
 

Maintenant. La rumeur affirme qu’il produit près de 5 millions de montres par an. Pas loin de la vérité. « Je suis arrivé totalement vierge dans le monde de l’horlogerie », glisse-t-il, modeste. Il a aussi créé des téléphones, des lunettes. « Je cherche la prochaine étape. »
 

Demain. Il pourrait se la couler douce aux Bahamas. Pas son style. « Le succès n’est total que lorsqu’il est partagé », explique-t-il. Résultat : il entend désormais relocaliser dans sa ville de Bastogne, en Belgique. Un bâtiment de 6 000 m2 va bientôt sortir de terre. Un Ice-Building ?

 

Chemise et ceinture, PAUL SMITH. Jean, ACNE.

Montre, ICE-WATCH.

 

 

ALEXANDRE VAUTHIER
Fondateur de sa maison et styliste de la marque Pyrenex 

 

Avant. L’envie de s’exprimer au travers d’images fortes le mène chez ses mentors Thierry Mugler puis Jean Paul Gaultier, où durant huit ans il dirige les collections couture et les projets spéciaux pour Madonna, Pedro Almodovar ou… Yvette Horner. En janvier 2009, il déboule en solo sur les podiums. « Une manière de clôturer un chapitre de ma vie, de me prouver que j’étais capable de sortir des studios des autres. »
 

Maintenant. Rihanna, Madonna, Vanessa Paradis mais aussi Sophia Loren portent ses créations ultra féminines. « Plusieurs femmes se retrouvent dans mon style, de l’hyper stricte à l’hyper sensuelle, mais toutes sont bien réelles, conscientes du monde qui les entoure. »
 

Demain. « Incapable de me projeter dans le futur, je suis un mec du présent qui veut juste savourer l’instant, comprendre ce qu’il se passe là, maintenant. »

 

Doudoune, PYRENEX PREMIUM.
Jogging et baskets, NIKE. 

 

 

XAVIER VEILHAN
Artiste plasticien 

 

Avant. « Enfant, j’étais plus Lego que train électrique. Il fallait que je transforme tout. » Plasticien, sculpteur, artiste utilisant les technologies les plus avancées, il a posé ses œuvres au château de Versailles, au Centre Pompidou, sur le toit de la Cité Radieuse du Corbusier à Marseille et un peu partout sur la planète.
 

Maintenant. « Avec l’expérience, on comprend qu’avant même l’inspiration, le moteur dans le design c’est le travail. Même s’il y a une place pour la fantaisie et l’absurde... » Parmi ses récentes recherches, le dripping lui a donné l’idée de skis en forme d’œuvre d’art pour Akonite. Nom de code du projet ? Handcrafted Ski Experience (www.akonite.fr). « J’ai délégué la décision de la peinture et de sa trace à la gravité et à la force centrifuge ».
 

Demain. « Apprendre le waterstart et faire un stage de kite-surf. » Mais aussi poursuivre une tournée d’expos accompagnée d’une bande-son spécialement composée par Nicolas Godin (Air).

 

Pull, LOUIS VUITTON. Chemise personnelle.

 

 

PASCAL BRAULT
Directeur des accessoires sport chez Chanel 

 

Avant. Comment passe-t-on de la restauration de tableaux à la conception d’une planche de surf chez Chanel ? « En rencontrant par hasard, à 21 ans, Karl Lagerfeld... » Après le dessin d’imprimés, KL lui donne pour mission il y a dix ans d’introduire le sport rue Cambon. « Cette notion fait partie de l’histoire de Chanel. »
 

Maintenant. Surf, boules de pétanque, skis, ballon de rugby, corde à sauter, vélo... « Je veux placer l’accessoire de sport au même niveau d’exigence et de qualité qu’un sac 2.55. »
 

Demain. « Continuer de créer l’envie tant chez le sportif que chez les amoureux de beaux objets. Coco aurait adoré faire du surf ou du Segway. »

 

Blouson, CHANEL. Chemise et jean, DIOR HOMME. Montre, CHANEL HORLOGERIE.

 

 

CAMILLE JACCOUX, BRUNO COMPAGNET et YORGO TLOUPAS
Ex-freeriders, co-fondateurs des skis Black Crows et, pour Yorgo, designer du logo de la marque

 

Avant. « Dans les années 90, nous avons eu la chance d’être la première génération à vivre de notre passion de la glisse. » N’empêche, s’ils n’avaient pas rencontré Christophe Villemin et si celui-ci ne les avait pas suivis sur les pistes, jamais ils n’auraient imaginé concevoir et lancer les skis de leurs rêves depuis sept ans.
 

Maintenant. Siglée d’une escadrille stylisée de choucas – oiseaux noirs hautement symboliques pour les montagnards –, la marque écoule près de 10 000 paires de skis par an en Europe, aux États-Unis et au Japon. « Proposer un produit technique et fiable qui touche les skieurs de tous niveaux dans un style inspiré de l’âge d’or du ski, les 70’s, c’est notre philosophie. »
 

Demain. « Regarder grandir la communauté des Black Crows sur Instagram. Et skier. Si l’on finit derrière un bureau, c’est qu’on aura loupé quelque chose. » Pas de risque.

 

De gauche à droite : Yorgo Tloupas : veste, Kenzo. Chemise, Monoprix. Jean, Levi’s Commuter. Chaussures, Paul Smith. Montre, Bell & Ross. Bruno Compagnet : casquette, Van’s. Veste, Black Crows. T-shirt, American Apparel. Jean, Gap. Baskets, Van’s.
Camille Jaccoux : blouson, Black Gold Diesel. Pantalon, Topman. Chaussures personnelles.

 

 

JÉRÔME COSTE 
Fondateur des Ateliers Ruby

 

Avant. Monté sur roues depuis l’enfance (BMX, skate, mountain bike, trial, moto et dirt rack, un tic familial), il s’appuie sur ses expériences dans la mode, le luxe et le sport pour donner vie, en 2007, à « une synthèse et une vision originale du casque de moto, un accessoire qui mérite autant de soin que n’importe quel autre objet de luxe. »
 

Maintenant. On ne compte plus ceux qui sont passés au deux-roues uniquement pour porter un casque Ruby. On attend les mêmes réactions à l’arrivée de la première gamme de blousons en cuir, à se damner.
 

Demain. Une nouvelle boutique, une ligne de chaussures, développement d’un lifestyle dédié au motard et au gentleman driver, bref continuer à « poser l’objet dans une époque et faire en sorte qu’il soit intemporel, discrètement original. À la manière d’une Triumph Bonneville ».

 

Blouson et casque, RUBY. Pantalon et chaussures personnels

 

 

JÉRÔME TOURON et CLAUS LINDORFF
Fondateurs de Ron Dorff 

 

Avant. Jérôme est parisien et Claus suédois. Ils occupent des postes à hautes responsabilités. En 2010, pour enfin trouver des vêtements de sportswear à leur goût, ils créent la marque Ron Dorff en twistant leurs patronymes. Leur credo assumé ? « Discipline is not a dirty word. »
 

Maintenant. Une boutique à Paris et 65 points de vente dans le monde. Ron Dorff, c’est quatre piliers : sportwear, swimwear, underwear et bodywear. Des coupes simples, du coton top, des pièces fortes. Pour les hommes « focused », attachés à la qualité. Pas bling du tout.
 

Demain. « Ouvrir des boutiques à Londres et New York. Et à Los Angeles dans un avenir plus lointain. » Qui est vraiment Ron Dorff ? « C’est quelqu’un qui fuit la mode, qui n’est pas dans le renouvellement permanent, d’un individualisme assumé. Et qui recherche la qualité. »

 

Claus Lindorff : pull, MAISON MARTIN MARGIELA.

Jean, ACNE. Montre, ROLEX.

Jérôme Touron : chemise personnelle. Jean, APC. Montre, ROLEX.

 

 

ERIK ARLEN
Designer et co-fondateur du studio Arro

 

Avant. Du graffiti à un concours pour adapter les toilettes japonaises à la mode européenne, il a travaillé tous les supports. En particulier la chaussure de sport qu’il a longtemps dessinée chez Nike, notamment pour Rafael Nadal, puis pour la branche Snowboard qu’il dirigea. Il plaque tout il y a deux ans et fonde son studio de design avec Ludovic Roth.
 

Maintenant. « Massimo Vignelli disait : “If you can design one thing, you can design everything”. C’est ce qui me plaît. Le transfert de technologies – appliquer le savoir-faire d’un métier à un univers qui, a priori, n’a rien à voir – et la notion d’échelle me nourrissent au quotidien. »
 

Demain. « Rien ne m’agace plus que d’entendre que tout a été inventé. La société évolue, il faudra toujours trouver de nouvelles réponses pour l’accompagner. »

 

Veste, HERMÈS. T-shirt, NIKE.

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