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Les déesses du stade

Les déesses du stade

Le 08 août 2012

C'est l'une des vérités les plus solides de l'athlétisme mondial?: au classement de la beauté, les sauteuses (longueur, hauteur, perche, triple saut) squattent les premières places. Pourquoi ? Comment ?

La notoriété peut réserver certaines surprises. Au lendemain des Jeux de Sydney, en octobre 2000, un magazine américain dévoile l’athlète US la plus photographiée. Contre toute attente, ce n’est pas Marion Jones, quintuple médaillée d’or. Alors qui ? La favorite des objectifs n’a rien gagné du tout, pas même un billet pour la finale. Amy Acuff, 25 ans à l’époque des faits, longue tige élevée au bon grain du Texas, n’a même pas passé le cap des qualifications du saut en hauteur. Mais c’est sa silhouette mannequin, 1,88 m pour 65 kilos, qui a fait fondre les photographes comme neige au soleil.
Amy Acuff avoue alors que son ambition dans la vie est – plus encore que de s’offrir un jour l’or olympique ou mondial – de faire la une du magazine Sports Illustrated. Malgré tous ses efforts, et une quatrième place aux Jeux d’Athènes en 2004, l’Américaine n’y parvient pas. Mais elle pose en couverture de Playboy et pour une bonne douzaine d’autres magazines du  même genre. Recrutée un temps par Click Agency, une boîte de mannequins basée à Los Angeles, elle gagne quelques cachets comme modèle avec des clichés la montrant nue. Toujours présents sur Internet, ils n’ont pas pris une ride...

Certains jours, les sautoirs ont des allures de concours de beauté.

Avec ses jambes sans fin, son ventre plat et sa jolie frimousse, Amy Acuff a apporté sa pierre à l’une des vérités les plus solides de l’athlétisme mondial : au classement de l’esthétique, les sauteuses squattent les premières places. En hauteur, longueur, perche ou triple saut, elles devancent les sprinteuses, sèment les spécialistes du demi-fond et dominent de toute une classe les lanceuses. Certains jours, les sautoirs ont même des allures de concours de beauté.
L’explication se veut morphologique. Bêtement technique, donc. Renaud Longuèvre, coach d’athlètes et expert en règles biomécaniques, en commente l’évidence : « Pour sauter haut ou loin, une athlète doit rechercher le meilleur rapport poids/puissance. Elle fait la chasse à toute la masse inerte pour gagner en légèreté. Sa musculature doit être tonique et dynamique. Et comme il n’est jamais désavantageux de posséder de longues jambes, la silhouette des sauteuses s’apparente parfois à celle des mannequins ».

Quand je regarde mon corps, je me dis souvent que tout y est à peu près aux bonnes proportions.Blanka Vlasic


Prenez Blanka Vlasic. Au hasard. La Croate observe la vie du haut de son mètre quatre-vingt-treize. Elle ignore tout du mot graisse, jusqu’à sa signification. Au dernier relevé, elle avouait 70 kg sur la balance. En tout début d’olympiade, un journaliste de son pays a révélé – le mufle – que la double championne du monde de la hauteur avait subi une légère opération de chirurgie esthétique. Vérification faite, l’intervention concernait seulement son nez. Pour le reste, face au miroir, la jeune femme se dit plutôt satisfaite de sa silhouette. Et elle ne s’en cache pas : « Quand je regarde mon corps, je me dis souvent que tout y est à peu près aux bonnes proportions. Certes, je n’ai pas une poitrine très imposante. Mais j’ai l’impression que les gros seins sont passés de mode ».

Dans la famille des sauts, la longueur se distingue. Les gabarits y sont moins longilignes qu’à la hauteur, jamais squelettiques, plus passe-partout tout en restant éminemment gracieux. Exemple : Susen Tiedtke. Une ancienne gymnaste d’Allemagne de l’Est, reconvertie dans l’athlétisme dans les années 90. La belle a fait craquer un sauteur en longueur américain, Joe Greene, médaillé de bronze olympique en 1992, mais elle l’a quitté pour épouser un ex-pro du tennis, Hendrik Dreekmann, entré brièvement dans le top 40 mondial en 1996. En 2004, elle a posé pour Playboy dans un dossier consacré aux sportives les plus sexy des Jeux Olympiques d’Athènes. Dans le même numéro du magazine, bien des lecteurs masculins ont cru sentir leur langue se dérouler comme un tapis en découvrant les photos de la Lettone Ineta Radevica. Mensurations : 1,78 m, 56 kg. CV ? Sauteuse en longueur, championne d’Europe en 2010.

Sprinteuses, lanceuses et marathoniennes seraient en droit de leur en vouloir : les adeptes des sauts profitent aussi de la nature même de leur activité. En longueur, au triple et à la perche, leur effort se résume à quelques dizaines de mètres de course d’élan. En hauteur, une dizaine de foulées. Pas assez pour transpirer, grimacer sous l’effort, tituber d’épuisement. La caméra les fixe longuement, en bout de piste, avant de s’élancer, maquillées comme des poupées, sans un cheveu de travers. Tout juste leur faut-il, en sortant de la fosse, se débarrasser des quelques grains de sable scotchés à leur corps. Mais le geste ne manque pas de charme. Jamais.

 

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