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Pourquoi les sports extrêmes attirent toujours plus ?

Pourquoi les sports extrêmes attirent toujours plus ?

Par Marion Deslandes , le 18 novembre 2016

« Course en enfer », « séance hardcore », « apprendre à survivre » : un vocabulaire extrême pour attirer les foules. Et ça fonctionne. Alors, opération marketing ou réelle souffrance à endurer ?

L’extrême est une voie qu’empruntent de plus en plus de sportifs amateurs. Les courses à obstacles façon bootcamp se dédoublent à la vitesse de la lumière, les clubs de crossfit pullulent tandis que les organisateurs d’ultra-trails comptent de plus en plus d’inscrits. Le titre de l’épreuve la plus dure de la planète est disputé comme un trophée. Avec une promesse commune, voire même un argument de vente : vous allez souffrir. Endurer un supplice, mais l’affronter en héros. Vraiment ?
Prenez l’exemple des courses à obstacles façon parcours du combattant, soit plus de 150 rendez-vous chaque année en France. Une tendance venue des États-Unis à la fin des années 2000. Malgré leurs noms évocateurs comme L’Enfer vert, L’Infernale, La Frappadingue ou No Limit Race, la plupart de ces courses ne se révèlent finalement pas si insurmontables. Elles demeurent surtout ludiques et sont devenues des événements médiatiques parfois très lucratifs.
Si « en baver » s’impose comme un atout marketing, certains font directement référence à la guerre et au combat (contre soi-même, bien sûr). La D-Day Race, en Normandie, vous débarque ainsi à quelques mètres du rivage pour vous faire franchir toutes sortes d’obstacles sur le sable. Même l’armée française a lancé sa propre course, baptisée Urban Mud Race.

Se sentir vivant

C’est un fait, puiser dans ses retranchements séduit. Pour Olivier Bessy, sociologue et professeur à l’université de Pau, « dans le contexte d’une société aujourd’hui plus incertaine, voire délitée, où tout peut être remis en question très vite, on a envie de se prouver qu’on existe, qu’on est capable de surmonter une difficulté ». On cherche aussi simplement à se montrer que l’on est en forme, voire que l’on maîtrise son corps. « Liée au mérite, la souffrance est ancrée dans le sport. Avec cette idée que les efforts paieront. Cette dimension reste encore très présente malgré la hausse de la valeur plaisir », estime Isabelle Quéval, philosophe et enseignante chercheur à Paris-Descartes.
C’est même totalement bien vu de ressentir de fortes courbatures. « Pour contrer l’hyper­sécurité de notre mode de vie, où le principe de précaution est roi, mettre son corps à l’épreuve c’est éprouver le danger, redonner du sens à son existence. »

Euphorie vs désillusion

Selon Olivier Bessy, l’engouement pour l’extrême dans le sport date d’une quinzaine d’années. « C’est devenu une norme sociale encouragée et peuplée de nouveaux héros accomplissant de grands exploits – Vendée Globe, ascensions... » Sur leurs traces, chacun veut être son propre héros. La fierté de réussir une épreuve ou d’avoir atteint son objectif reste évidemment un sentiment noble. Que l’on s’empresse de partager sur les réseaux sociaux, surtout si l’on a souffert.
Il faut dire que douleur et plaisir sont extrêmement liés. Pendant un effort physique, on atteint un seuil de sécrétion d’endorphines qui agissent comme un shoot de bien-être. Ces hormones du plaisir compensent la douleur physique, ce qui pousse les plus endurants à aller toujours plus loin.  
D’ailleurs, plus on s’investit dans une activité, plus la déception ressentie est immense si l’on ne parvient pas à ses fins. Sur certains ultra-trails, on atteint à peine 50% de finishers. « Le décalage entre idéal de performance et capacité à relever le défi amène parfois des blessures narcissiques très intenses lorsqu’on abandonne », glisse Olivier Bessy.
Petite piqûre de rappel : le dépassement de soi ne passe pas forcément par l’effort démesuré et la souffrance. Cette fierté, chacun peut l’éprouver en pratiquant un sport ordinaire, en poursuivant un objectif à sa portée. La plupart des coachs vous le diront, on peut progresser de façon raisonnée et mesurée, n’en déplaisent aux apôtres du « no pain, no gain ».

5 courses de l'extrême à tester

Bootcamp urbain Midtown Studio - 21 Rue de Bassano, 75016 Paris

Ce premier BootCamp urbain à Paris est un nouveau concept sportif proposant des entraînements sportifs à haute intensité par classes de 10 personnes, dans un cadre urbain et une ambiance immersive quibooste la motivation et les performances.

« Maîtriser son corps pour mieux affronter les obstacles, contrôler sa volonté pour mieux relever les défis, se dépasser pour mieux développer ses performances. » 

Frappadingue

« Lancez-vous dans ce voyage vers l’enfer ! »

Prochaine session le 22 janvier 2017 à Le François (Martinique). Inscription en ligne

Xtrem Nature Bootcamp - 10 lotissement la Garelle, 34560 Montbazin

Xtrem Nature Bootcamp propose des stages "Commando" à base de bootcamp ; ces stages sont ouverts à toutes et à tous, l'objectif n'étant pas de transformer en soldat mais de réussir à se surpasser physiquement et psychologiquement sur une journée.

« Oserez-vous repousser vos limites physiques et mentales pour vaincre la nature ? »

Bootcamp Race Québec - 68 Rue des Roseaux, Blainville, QC J7C 6B6, Canada

« Vous serez amené à courir au cœur d’un univers post-apocalyptique de 6 km. Votre seul objectif : survivre. »

Prochaine sesssion : dimanche 1er janvier 2017. Inscription en ligne
 
Spartan Race
 

« Conçue pour repousser vos limites et faire ressortir votre guerrier intérieur, notre course vous mènera face à face avec vos peurs et démons. Pas d’excuse, pas de pitié, abandonner n’est pas une option ! »

Prochaine course "Winter Sprint" : le 28 janvier 2017 à Valmorel. Inscription en ligne

 

 

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