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Les vestes gonflables, nouvelle innovation pour la sécurité des surfeurs

Les vestes gonflables, nouvelle innovation pour la sécurité des surfeurs

Par Thomas Héteau , le 10 octobre 2017

Voilà plusieurs années déjà que les grands noms du surf créent des produits pour améliorer la sécurité des riders de grosses vagues. Mais avec le lancement de sa veste gonflable Airlift, Quiksilver pourrait bien avoir franchi un cap.

Laird Hamilton à Jaws, Benjamin Sanchis à Nazaré, Greg Long sur le spot de Cortes Bank… Tous les big wave riders ont été victimes, au moins une fois dans leur carrière, d’un terrible wipe-out, une chute violente qui les retient (trop) longtemps sous la vague. Si certains s’en sortent indemnes, d’autres y laissent malheureusement la vie. La sécurité est donc devenue au fil des ans un véritable argument pour les équipementiers. Et à ce petit jeu qui n’en est évidemment pas un, Quiksilver pourrait bien avoir frappé fort !

La marque vient en effet d’annoncer la commercialisation de l’Highline Airlift, son tout premier gilet gonflable à destination -pour le moment- des surfeurs de gros. « Créé en collaboration avec Aqua Lung, ce produit a été pensé pour une nouvelle génération de riders qui exigent de nouvelles innovations en matière de sécurité », fait-on savoir du côté de la firme australienne. Il s’agit en fait d’une veste en néoprène FN’lite (le plus performant de la gamme) équipée de quatre cartouches de dioxyde de carbone qui, une fois déclenchées, permettent au surfeur de remonter à la surface de l’eau, limitant ainsi les risques de noyades.

Très bien mais rien de nouveau sous le soleil, non ? Cela fait déjà plusieurs années que d’autres marques ont développé des produits, à l’image de Billabong qui dès 2011 équipait les riders de son team élite, dont un certain Shane Dorian, avec une combinaison gonflable. Certes, ce produit n’a jamais été commercialisé pour le grand public, mais le principe était assez similaire. Trois ans plus tard, c’était au tour de Patagonia de lancer sa veste PSI (« Personal Surf Inflation »), longtemps considérée comme un must en la matière. « Seulement ce produit n’est vendu que dans deux magasins aux États-Unis », fait remarquer Peyo Lizarazu, directeur de l’innovation chez Quiksliver. Vérification faite, la PSI est en effet disponible qu’au Patagonia Hale’iwa à Hawaï et au FCD Surfboards de Ventura en Californie. Impossible par exemple de la trouver en Europe, une complexe histoire de norme ISO dont nous vous épargnons les détails. « Nous avons donc fait en sorte de respecter cette norme de sécurité afin de vendre notre produit partout dans le monde. »

« La sécurité ne s’achète pas »
Ça c’est pour la stratégie de marque. Mais côté technique aussi, Quiksilver entend changer la donne, allant même jusqu’à parler d’une « petite révolution technologique » et d’une innovation « game changing ». Il pourrait donc y aura un avant et un après Airlift. Première différence par rapport à la concurrence, la veste est utilisable dans n’importe quelles conditions : par-dessus une combinaison en hiver ou avec un simple boardshort l’été. L’essentiel du travail a ensuite été réalisé sur l’ergonomie du produit afin de simplifier au maximum l’activation des cartouches grâce à des languettes placées à des endroits stratégiques. « Sous la vague, on est perdu, désorienté, presque aveugle. Mieux vaut dont savoir automatiquement sur quelle manette tirer, poursuit le responsable. Nous avons également beaucoup travaillé sur le ballon de gonflage qui permet de remonter très vite à la surface et qui n’empêche pas de ramer en cas de besoin. »

Ce petit bijou de technologie sera distribué à travers un réseau de shops ultra sélectifs aux États-Unis, en Australie et en Europe, dont deux points de vente en France (Capbreton et Saint-Jean-de-Luz). En revanche pas de vente en ligne, une question de sécurité là-encore. A l’instar de Patagonia dont la PSI est disponible exclusivement pour les riders expérimentés certifiés par le Big Wave Risk Assessment Group (BWRAG), Quiksilver ne veut pas commercialiser son produit sans une véritable éducation du consommateur. « La sécurité ne s’achète pas, rappelle Peyo Lizarazu. Notre veste est un nouvel outil mais il est aussi très important de savoir nager, de connaitre l’océan et de ne jamais surfer seul. »

À l’image de ce qui s’est passé dans le milieu du ski avec les sacs ABS, d’abord vendus à des professionnels de la montagne avant de se démocratiser, cette veste nouvelle génération pourrait néanmoins s’ouvrir rapidement à un panel plus large de surfeurs, voire à d’autres pratiques de glisse comme le kitesurf ou le stand up paddle. « Elle répond à un besoin universel qui n’est pas celui d’aller chercher les grosses vagues mais celui de se rassurer quand on est dans l’eau. » Il se murmure même que l’Highline Airlift ne serait qu’un projet dans le projet, le début d’une histoire encore plus importante pour l’équipementier…

Disponible à partir du 15 octobre
Plus d’informations

www.quiksilver.fr

 

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