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Erwan Le Lann poursuit son tour du monde à bord de son voilier Maewan

Erwan Le Lann poursuit son tour du monde à bord de son voilier Maewan

Par Luca Endrizzi , le 27 octobre 2017

Erwan Le Lann, explorateur à 360 degrés, se lance dans sa deuxième partie du tour du monde à la voile à bord de son bateau Maewan. Après deux ans et demi de navigation autour de l’arctique en accompagnant des sportifs de l’extrême dans des lieux inaccessibles, l’aventurier poursuit sa route dans l’hémisphère sud. Retour dans l‘Hexagone programmé en 2019.

Erwan Le Lann est un personnage en qui se croisent la haute montagne et l’étendue des océans. Breton d’origine par sa famille, comme son patronyme et son prénom l’indiquent, c’est un vrai montagnard par sa naissance à Grenoble. Son père, originaire de Landerneau, s’était transféré dans la cité alpine pour y faire ses études et y a ensuite fondé une famille. Erwan Le Lann est ainsi un excellent skieur, grimpeur et randonneur, au point d’avoir fait de ses passions son métier en devenant guide de haute montagne.

Cela ne l’a pas empêché de garder des liens privilégiés avec la mer : « Il n’y a pas eu d’année de ma vie sans rentrer en Bretagne sur la côte sauvage de Kerlouan, dans le Finistère nord. On y passait les vacances avec mes sœurs, on sortait avec le dériveur de mon père pour pêcher ou se balader, tout simplement ». Ce dériveur s’appelait Maewan, la contraction de Maële, le prénom de sa sœur aînée et d’Erwan. Ce fil rouge presque spirituel entre le Finistère et les Alpes françaises a produit un véritable aventurier qui, en 2014, a décidé de se lancer un défi : faire le tour du monde en bateau, en changeant d’équipage à chaque étape.

Le but ultime, c’est l’aventure sur un parcours qui emprunte les routes les moins utilisées par l’homme. Le voilier de 37 pieds en aluminium, dénommé Maewan, prend l’océan d’Aber Wrac’h en Bretagne au matin du 8 février 2015. Cap au nord-ouest ; l’aventure commence : «  Je ne sais pas du tout dans quoi je m’embarque », confie Erwan Le Lann, malgré les longs mois de préparation nécessaires à ce type d’expérience. Les étapes initiales de cet extraordinaire voyage, aujourd’hui à mi-parcours, voient Maewan et son équipage de sportifs de l’extrême faire un premier stop au nord de l’Islande pour ouvrir de nouveaux itinéraires sur les glaces du Mont Hornbjarg, puis un long arrêt au Groenland, terrain de jeux privilégié pour skieurs de freeride, alpinistes et navigateurs à la fois. Jusqu’à il y a une quinzaine de jours, Maewan se trouvait dans un port du Japon.

Depuis, Erwan Le Lann et son nouvel équipage ont largué les amarres pour mettre le cap vers les Îles Vanuatu, au nord de la Nouvelle Calédonie, et poursuivre ensuite vers la Tasmanie, l’Australie et la Nouvelle Zélande, avant de traverser le Pacifique et d’aborder le continent américain, pour une arrivée en France prévue dans deux ans.

Dans la première moitié du voyage, ce sont 38 personnes qui ont profité de Maewan pour pratiquer leur propre discipline (ski freeride, escalade, kite surf, etc.) là où personne d’autre n’avait jamais mis les pieds auparavant, sauf les habitants clairsemés de ces zones qui deviennent de plus en plus inhospitalières au fur et à mesure que l’on avance dans la région arctique. Le récit de cette première moitié de voyage, en mots et en de magnifiques clichés, est consigné pour la postérité et pour qui ne peut tout simplement pas entreprendre une telle virée, dans les pages d’un livre qui s’intitule Maewan, l’aventure arctique, Marins et alpinistes autour du monde, publié par les éditions Paulsen. Les deux auteurs, Erwan Le Lann et le skipper/alpiniste Eric Loizeau, fidèle camarade, y racontent les différents tronçons du parcours, y compris les galères administratives, surtout dans le passage du nord ouest, en arrivant sur les côtes russes de la péninsule de la Kamchatka.

 

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