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Mayotte, la destination pour aventuriers exigeants

Mayotte, la destination pour aventuriers exigeants

Par Claire Mabrut , le 16 juin 2017

Mayotte. Un bout de terre française aux couleurs d’Afrique perdu dans l’océan Indien. Une île à découvrir comme un Robinson moderne désireux de faire une pause avec les tumultes de la civilisation.

376 km2 à 8 000 km de Paris. Un climat tropical qui ne descend jamais en-dessous de 22 °C et des paysages qu’on imagine – au vu du voisinage avec Madagascar, le canal du Mozambique et plus globalement de l’océan Indien – à la fois vert et bleu lagon. Pas franchement le plus touristique ni le plus populaire, le 101e département français est pourtant un régal pour qui rêve d’aller défricher un territoire oublié. Plongée, randonnée, barbotage avec les tortues, les dauphins et les raies mantas, tutoiement des baleines, farniente sur le sable blanc durant la saison chaude (de novembre à avril, quand il fait de 27 à 30 °C) ou la saison sèche (de mai à octobre)... ici, tout semble possible. Un genre de paradis vert et bleu sculpté il y a des millénaires par les volcans à (re)découvrir, donc, avant tout le monde.
« Caribou Maoré » comme on dit là-bas.

JUNGLE PLEIN LES YEUX
Pour se repérer, rien de plus simple : au nord, Petite Terre, au sud, Grande Terre. Point. La première (où se trouve l’aéroport) n’a rien de glamour mais c’est pour mieux en prendre plein les yeux lorsqu’on pose le pied sur la seconde. Personne à l’horizon. Juste des baobabs centenaires qui alternent avec les « arbres du voyageur », ces palmiers s’ouvrant comme des paons faisant la roue, les manguiers et les bambous géants. Et déjà, les plages infinies qui cernent un relief brut, rocheux, rehaussé de monts vert jungle. Ne serait-ce les routes qui ramènent à la réalité, les paysages oscillent entre le décor d’À la poursuite du diamant vert et la série Lost. Mayotte abrite en effet l’une des dernières forêts primaires de cette partie de l’océan Indien. Un joyau qui en cache un autre : le plus grand lagon fermé du monde, étendu sur 1400km2.

HEUREUX COMME ROBINSON
L’avantage d’une destination ne recensant à ce jour que 50 000 touristes par an, c’est qu’elle n’est pas encombrée de complexes géants embouteillés de gens bruyants en shorts multicolores. Les hôtels se comptent même sur les doigts d’une main. Le vrai bon plan s’appelle Le Jardin Maoré. Caché dans un jardin tropical au pied d’une plage immense, ce genre d’écolodge n’a rien de rutilant. Tant mieux, on n’imaginait pas autre chose que dormir dans un bungalow traditionnel en pierre, bois, bambou et coco tressé, avec pour squatteurs de terrasse des familles de makis. Ambiance Robinson passée à la moulinette d’une civilisation qui se tiendrait à carreau, en gros. Déserte, la plage n’a pour locataires que les tortues qui viennent y pondre, sous bonne garde. Le coin n’étant pas surpeuplé, c’est ici aussi que pointent les guides pour des randonnées sur mesure et que l’on trouve le club de plongée le plus réputé de l’île.

PARADIS AQUATIQUE
Daedalus en mer Rouge, Bali, Barracuda Point en Malaisie, les Maldives, Zanzibar, Tiputa en Polynésie... Le spot de plongée mahorais, lui, reste encore assez confidentiel. Un vrai désert où il est rare de croiser des escouades de snorkelers. Le conseil : partir des plages du village de N’Gouja en mettant cap au sud.
Un baptême sur la double barrière de corail suffit déjà à découvrir une flore et une faune multicolores, avec ses traditionnels chirurgiens et poissons-clowns, ses coraux durs, etc.

Parfait pour jouer de l’objectif macro. Généralement sans courant, les plongées descendent à 20-25 mètres tandis que des passes encore plus au sud de l’île abritent des tombants externes de 45 à 80 mètres où sont accrochées de grandes gorgones. Il y a également quelques épaves reposant par 20 mètres de fond que les pros de la région recommandent de découvrir de nuit, façon chasse aux fantômes, dans un esprit proche de La Vie aquatique de Wes Anderson.

Le snorkeling reste, quoi qu’il arrive, la base. Toute l’année, des gangs de dauphins stenelles font du lagon leur piscine. Les raies mantas y nagent dès le mois d’avril. Un face-à-face (testé) avec leur gueule ouverte fait son petit effet. Les baleines à bosse débarquent pour leur part entre août et décembre et les requins-marteaux entre juin et juillet. Mais Mayotte est surtout le hot spot des tortues. C’est ici, à N’Gouja, qu’elles viennent pondre toute l’année – les nids se repèrent aux gigantesques traces zigzagantes laissées par les futures mamans. Une baignade à quelques mètres à peine de la plage suffit pour en croiser et les accompagner le plus naturellement du monde. Assez magique, même passé l’enfance.

Idem pour la balade bronzette en bateau : entre les îlots de sable blanc surgis de nulle part (points de chute : Mtsanga Tsoholé et les îles Choizil), les zones où la nature a repris ses droits (on repère à peine une sucrière entièrement recouverte de végétation), les plages vierges de toute civilisation sur lesquelles coulent des cascades paisibles comme des douches tropicales, c’est carrément le décor du Lagon Bleu qui défile sous les yeux.
Brooke ? Ah non, Brooke n’est pas là...

AVENTURE NATURE
Paradis vert, Mayotte se découvre aussi en crapahutant. On s’échauffe avec l’ascension du mont Choungui tout en montées, descentes et escalades parfois abruptes. Oui, abruptes, on maintient, même si les gamins du coin y vont en tongs... Récompense au sommet : l’un des plus beaux points de vue sur l’île entière, la barrière de corail et la jungle. Magique, surtout lorsqu’on se plante tout au bout de cette plateforme naturelle sur un rocher suspendu dans le vide. Autre option, grimper dans un ULM old school et survoler l’île et son lagon. Sinon, sur terre, 160 km de sentiers GR ont été défrichés, aboutissant sur des plages de sable volcanique ou des mangroves, tournant autour d’un lac naturellement formé dans le cratère d’un volcan. Oui, assez dépaysant.

ROAD BOOK
Y ALLER
Avec la compagnie Corsair : 3 vols directs par semaine, à partir de 600 €.
corsair.com
Avec la compagnie Air Austral : 2 vols directs par semaine, à partir de 660 €.
air-austral.com

Y SÉJOURNER
LE JARDIN MAORÉ, séjour de 7 nuits en demi-pension en bungalow standard double à partir de 590 € par personne en basse saison, et 678 € en haute saison.
hotel-jardin-maore.com

INFOS UTILES
Baptême de plongée : 60 € au club Lagon Maoré. Survol de 30 minutes en ULM : 80€ chez ULM O’Passagers du Vent.
ulmdemayotte.com
Pour des voyages sur mesure : maisondelafrique.fr
Office du tourisme : mayotte-tourisme.com

 

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