Food & voyages Sur les toits du monde !
©Vitaly Raskalov Par Jean-François Pantaloni, le 01 août 2013

Sur les toits du monde !

De jeunes trompe-la-mort du monde entier défient le vide pour mieux le photographier. On appelle ça le « rooftopping ». Sujet au vertige, s’abstenir.

Pratiqué par ceux qu’on appelle skywalkers, le rooftopping consiste à monter sur les toits les plus hauts, à toucher le ciel du doigt puis à regarder en bas avant d’immortaliser tout ça par des photos d’une perspective saisissante, jamais prises d’un tel point de vue. Le Canadien Tom Ryaboi a été le premier, en 2007, à conjuguer son art de la grimpe urbaine et celui de la photo. Se considère-t-il comme le père spirituel du rooftopping ? « Non, pas vraiment. Les gens sont tout le temps montés sur les toits, moi j’ai juste eu l’idée de prendre une photo qui est ensuite devenue virale. » En effet, le jour où Tom a pris en photo ses baskets avec en dessous le vide abyssal de sa ville, il est devenu non seulement connu dans le monde entier mais a créé de nombreux émules, notamment chez de jeunes russes de Moscou. Parmi eux, Vitaly Raskalov et son pote Kirill Vselenski. Accompagnés d’un troisième intrépide, ils ont escaladé le pont reliant Vladivostok à l’île Rousski. Profitant de la présence d’une grue qu’ils ont escaladée jusqu’au sommet – à 350 mètres –, les trois garçons sont ensuite montés sur un des pylônes du pont culminant à 320,9 mètres. Finalement, ils ont shooté cette vue imprenable. Marat Dupri, autre skywalker moscovite réputé et âgé d’à peine 20 ans, conclut : « Quand je suis sur le toit, j'ai le sentiment que le monde entier est à mes pieds. Tous mes problèmes et ennuis sont laissés quelque part en bas. La hauteur me revigore. Je profite de points de vue de ma ville natale. Ils me donnent l’énergie et me remplissent d’enthousiasme pour faire de nouvelles et grandes photos ».

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