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Erreà, l'équipementier sous le feu des projecteurs

Erreà, l'équipementier sous le feu des projecteurs

Par Thomas Héteau , le 22 novembre 2016

L’équipementier italien Erreà a profité d’un formidable coup de projecteur lors de l’Euro 2016 grâce au parcours historique de l’Islande, l’un de ses partenaires de longue date. Un succès sportif et médiatique qui tombe à pic alors que la marque pousse vers une diversification.

« Les contes de fées, ça existe encore ! » C’est le message adressé par le Premier ministre en personne, Sigurdur Ingi Johannsson, aux footballeurs islandais lors de leur retour au pays. Étonnant ? Pas vraiment, tant le parcours de la sélection islandaise sur les pelouses françaises fut aussi exceptionnel qu’inespéré. Éliminée seulement en quart de finale par la France (5-2) après avoir sorti l’Angleterre, l’Islande a été la grande révélation du tournoi grâce à ses performances sur le terrain, mais aussi au capital sympathie dont elle jouissait. Une réussite totale symbolisée par le clapping, sorte de communion ultime entre joueurs et supporteurs, d’ores et déjà entré dans la légende du sport. Évidemment chez Erreà, le sponsor depuis 2002 des Strakarnir okkar (littéralement « nos gars »), on se frotte les mains. La marque au double losange, qui a depuis renouvelé son contrat jusqu’en 2020, a en effet largement profité de cette publicité providentielle. « Pour nous, c’est un super coup », reconnaît Enzo Montrucchio, le directeur France. « Cela a été un phénomène international. Nous avons reçu des commandes de Chine, des États-Unis, même après la fin de l’Euro. Ce maillot s’est arraché car l’Islande a donné une superbe image. »

Pour répondre à la demande et aux besoins des supporteurs, la marque a ainsi dû produire plus de 5 000 maillots entre la qualification pour les huitièmes de finale face à l’Autriche le mercredi et le match contre l’Angleterre le lundi suivant. Impossible normalement de produire dans des délais aussi courts. Pas pour Erreà. La raison ? Une filière productive intégralement gérée par la société. Pas de sous-traitance donc, l’équipementier fabrique tous les produits commercialisés. Une particularité qui lui permet d’être hyper réactif et de s’adapter aux besoins du marché. « Les concurrents fonctionnent avec des collections qui nécessitent près d’un an entre la commande et la livraison », précise le responsable. « Nous, au contraire, nous pouvons reproduire à tout moment. Les délais deviennent très courts. C’est la grande force d’Erreà. » Alors que Nike a sans doute déjà programmé sa production de maillots pour le Mondial 2018, Erreà est capable de lancer une production de 12 pièces. On schématise, mais c’est l’idée.  

Des ambitions sur le running
Au succès des footballeurs islandais s’ajoute celui des volleyeurs français dont Erreà est le partenaire depuis 2009. On passera sur ce surnom de « Team Yavbou » qui nous laisse perplexes (et on vous épargne la traduction) pour se concentrer sur les résultats sportifs de cette équipe, à savoir une victoire en Ligue mondiale et à l’Euro 2015. Avec, là encore, la culture du show sur et en dehors du terrain. De là à dire qu’Erreà a eu le nez fin... Une chose est sûre, cette formidable vitrine médiatique arrive à point nommé pour l’équipementier italien qui vit un moment-clé de son histoire. Fondée en 1988 et jusque-là connue pour sa stratégie de sponsoring dans l’univers du team wear (foot, volley, basket, rugby), la marque entend maintenant s’ouvrir au grand public. « Notre ambition aujourd’hui est de conserver le business des clubs et des sports collectifs tout en se faisant connaître du grand public et du consommateur final », explique Paolo Rebuttato, responsable marketing.

Une stratégie de développement qui passe notamment par un positionnement sur le marché du running. « Nous avons besoin de toucher le public à travers les sports qu’il pratique. Évidemment, la course à pied en fait partie » explique le responsable. Ainsi, la marque est présente sur le terrain à travers des événements comme Running Expo ou le Festival des Templiers. Côté produits, elle joue la carte de la technicité avec des pièces textiles (pas de chaussures) sobres et épurées. « Ce qu’il s’est passé autour de l’Islande a été une belle opportunité de nous faire connaître. Un excellent tremplin », poursuit Paolo Rebuttato. « Et c’est peut-être là que débute notre nouvelle histoire. » Outre le running, la marque espère aussi toucher le grand public avec une gamme fitness qui devrait arriver prochainement sur le marché français.

 

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