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Eden Park x Poiray, la montre de la 3e mi-temps

Eden Park x Poiray, la montre de la 3e mi-temps

Par Hervé Borne , le 15 novembre 2016

Fruit d’une discussion entre deux amis rugbymen, la montre Première XL Eden Park de Poiray est celle de la troisième mi-temps. Renvoi aux 22...

« Cette montre est une hérésie sur le plan du marketing. » C’est ainsi que Manuel Mallen, co-directeur général de Poiray, présente avec malice la nouvelle Ma Première XL Eden Park. « Mais c’est une belle histoire à laquelle j’ai tout de suite cru » continue-t-il. Une histoire basée sur l’amitié et la complicité. Manuel Mallen, un grand gaillard qui a toujours joué au rugby, est depuis plus de 20 ans un ami de Franck Mesnel, ancien joueur international du XV de France. Le temps a passé mais ne les a pas éloignés. Le premier a repris les rênes de la maison Poiray, joaillier créatif, le second a créé Eden Park, la célèbre marque de sportswear au nœud papillon rose. Alors qu’un soir ils refont le monde, Franck raconte à Manuel qu’après le tremblement de terre de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, en 2010, il a racheté les deux poteaux de rugby, barres transversales comprises, du stade Eden Park d’Auckland. Lieu mythique et chasse gardée des All Blacks où il avait disputé la première Coupe du monde de rugby en 1987. Manuel le laisse à peine terminer son histoire... « Cette idée marrante m’est venue : pourquoi ne pas faire des montres avec ces poteaux en acier, leur donner une nouvelle vie, même si Poiray et Eden Park n’ont rien en commum ? » Franck adore, les poteaux sont envoyés chez un fondeur à Saint-Étienne. Une fois fondu, l’acier n’est pas stabilisé, le fondeur pense qu’il ne devrait pas bouger. La couleur est particulière, vintage, Manuel et Franck sont satisfaits. La balle est désormais dans le camp de Poiray qui doit créer une montre avec ça.


Franck Mesnel, avec le ballon, tente de déborder les All Blacks lors du match de Coupe du monde qui opposait la France et la Nouvelle-Zélande le 20 juin 1987. Derrière lui, les fameux poteaux de l'Eden Park. Crédit. Bob Thomas/Getty Images

« Je ne voulais pas une montre de sport mais une montre élégante, pour la troisième mi-temps » raconte Manuel Mallen. « Il ne faut pas oublier que le rugby est un sport de voyoux pratiqué par des gentlemen. Tout est allé assez vite, les choix étaient simples. Du gris pour le cadran, très harmonieux avec cet acier vieilli, un beau bracelet en alligator assorti, un fond de boîte saphir laissant apparaître le mouvement automatique pour un côté horloger et enfin, ce numéro sur le cadran. Quand on joue au rugby, on tient beaucoup à son numéro. Moi par exemple, j’étais numéro 1, à l’avant, Franck était numéro 10 en tant que demi. Nous avons donc choisi de produire quinze séries de dix exemplaires, chacun avec un numéro allant de 1 à 15, comme dans une équipe. » Soit 150 montres d’ores et déjà disponibles dans les boutiques Poiray, chacune gravée au dos de son numéro de série individuel et avec ce cadran inédit, gris foncé, doté de cet unique chiffre arabe, de onze index barrettes et du mariage réussi des deux logos, Poiray et Eden Park. Des lettres anglaises et un nœud papillon qui ne se seraient jamais rencontrés sans une belle histoire d’amitié, une touche d’audace et un esprit créatif.

 

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