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Quelle montre portera le spationaute Thomas Pesquet dans l’espace ?

Quelle montre portera le spationaute Thomas Pesquet dans l’espace ?

Par Paul Miquel , le 17 novembre 2016

Dixième Français à s’envoler dans l’espace, le spationaute Thomas Pesquet portera une montre Omega Speedmaster Skywalker X-33 en titane pendant sa mission de six mois dans les étoiles. Une référence d’horlogerie spatiale…

Est-il encore nécessaire de présenter la Speedmaster Professional d’Omega ? Plus connu sous le nom de « Moonwatch » pour avoir été la première montre portée sur la Lune, en l’occurrence par Buzz Aldrin le 21 juillet 1969, ce chronographe mécanique au look intemporel, à la robustesse avérée et aux fonctionnalités précises, est la montre préférée des astronautes, des spationautes et autres cosmonautes. Thomas Pesquet, qui sera le dixième spationaute français à voyager dans l’espace, portera lui aussi une Omega Speedmaster, mais pas un modèle classique à remontage manuel. Le Rouennais de 38 ans sera accompagné dans l’espace par une Speedmaster Skywalker X-33 en titane, motorisée par un mouvement à quartz multifonctions à compensation thermique doté de fonctions spéciales. Ce mouvement tout-terrain a été développé, testé et qualifié par l'Agence spatiale européenne (ESA). « Il a été développé sous une licence de brevet ESA à partir d’une invention de l’astronaute Jean-François Clervoy de l’Agence spatiale européenne » confirme-t-on chez Omega. La Speedmaster Skywalker X-33 présente un affichage dual (analogique et numérique) et propose entre autres fonctions : trois fuseaux horaires, un chronographe, un compte à rebours, les fonctions MET (Mission Elapsed Time) et PET (Phase Elapsed Time), trois alarmes et un calendrier perpétuel.

 

Historiquement, le modèle X-33 fut conçu par Omega en 1998 et tire son nom d’un avion spatial (Lockheed Martin X-33) issu du programme américain RLV (Reusable Launch Vehicle), développé par la Nasa avant d’être abandonné. La X-33 devait remplacer la Speedmaster Professional classique et Omega – en référence au succès de la mission Pathfinder sur Mars en 1998 – la surnomma malicieusement « The Mars Watch ». Reste que cette version digitale de la Moonwatch classique fut un échec commercial. Elle ressuscite aujourd’hui pour la bonne cause avec la bénédiction scientifique de l’Agence spatiale européenne, qui a validé sa participation à toutes ses missions dans l’espace. On aime chez elle sa légèreté (grâce à l’utilisation du titane), sa lunette en céramique et son écran à cristaux liquides doté d’un rétro-éclairage électroluminescent assurant une extrême lisibilité. On regrette le diamètre « oversized » de son boîtier de 45 mm, un peu trop large. Mais une chose est sûre : elle va comme un gant à Thomas Pesquet qui partagera son temps avec le Russe Oleg Novitsky et l’Américaine Peggy Whitson dans l’espace. La fusée Soyouz doit être lancée depuis Baïkonour le jeudi 17 novembre à 21 h 20 heure de Paris, avant de rejoindre la station spatiale internationale (ISS) pour plusieurs mois d’expériences scientifiques en apesanteur.

 

 

 

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