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Retour sur le Wheels & Waves California, le festival de moto custom le plus couru du moment

Retour sur le Wheels & Waves California, le festival de moto custom le plus couru du moment

Par Paul Miquel , le 16 novembre 2017

La communauté de la moto custom est une grande famille. On a pu le vérifier à la fin de l’été en sillonnant les routes californiennes sur une Indian Scout Bobber préparée en mode énervé. Où il est question de bicylindres en V, de courses de sprint, de montres Baume & Mercier, de cuirs élimés, d’amitié, de soleil, de poussière. Et de liberté.

Il y a d’abord le bruit des engins. Un ronronnement, un cri, un chant extatique. Comme une mélodie qui modifie sa cadence à chaque changement de rapport. Il y a ensuite le décor, immense, spectaculaire, monumental. Californien. Bienvenue à Cayucos, charmante bourgade de 2 592 âmes plantée à mi-chemin entre Los Angeles et San Francisco. On n’échoue pas ici par hasard. Plusieurs bars, quelques hôtels, une station-service, deux ou trois grocery stores, des brocanteurs, un skate park, une armée de mobile-homes et l’air marin qui vous enveloppe dès les premières heures du jour. La grande plage jouxtant le bled se perd dans un océan de brume qui suit le ruban de bitume longeant le Pacifique.

C’est là que, fin août, les organisateurs français de Wheels & Waves, le festival de moto custom le plus couru d’Europe, ont décidé de planter leur tente et de garer leurs motos. Pourquoi ? «Pour retrouver l’esprit des premières années, quand nous étions seulement quelques dizaines de potes passionnés de motos à nous retrouver pour rider ensemble et comparer nos bécanes» expliquent Vincent Prat, Jérôme Allé et Julien Azé, les organisateurs. Aujourd’hui, Wheels & Waves – qui a lieu en juin depuis six ans sur la côte basque – est presque dépassé par son succès. Les regroupements spontanés de bikers « à la cool » des premières années se sont transformés en une grande foire commerciale de la moto custom avec sponsors, événements marketing et près de 20 000 visiteurs. La rançon du succès ? Oui. Le risque de perdre en authenticité ? Peut-être aussi. D’où l’envie de s’expatrier. Et d’aller retrouver dans le Grand Ouest américain l’émotion des premières années.

Le résultat ? Bluffant. Ouvert uniquement sur invitation, le Wheels & Waves California s’est déroulé à la fin du mois d’août sous la lumière cuivrée des grandes plaines de l’Ouest. Au programme ? Des compétitions de flat-track sur le circuit de Santa Maria, des grands rides sur les routes vallonnées de la Slow California et une course de sprint organisée « à la sauvage » sur la piste d’atterrissage du petit aérodrome privé d’un ranch paumé à Santa Margarita. Les invités ? Que du beau linge, la crème de la crème de la moto custom. Les Français de Blitz ; le Galicien David Borras, fondateur de la marque El Solitario ; les Japonais de Brat Style ; le pape anglais du milieu, Paul d’Orléans... pour n’en citer que quelques-uns. Bref, tous les acteurs qui comptent dans ce petit monde ultra stylé où la forme d’un écrou a autant d’importance que l’unicité d’une veste en cuir vintage patinée par les heures de route sous la pluie. Et chaque soir, pendant trois jours, un after dans une grange transformée en salle de concerts et d’expositions au milieu de nulle part, à Swallow Creek, non loin de Cayucos.

C’est pour associer leur marque à cet univers brut de décoffrage que les dirigeants de la maison horlogère Baume & Mercier et le constructeur américain Indian Motorcycle – les deux entreprises ont récemment signé un partenariat de plusieurs années – ont tenté l’aventure en parrainant l’événement. Une façon iconoclaste pour Baume & Mercier de propulser sa nouvelle montre sportive, la Clifton Club, dans un univers très masculin. Longtemps perçue comme une marque urbaine et policée, pour ne pas dire petite bourgeoise, Baume & Mercier opère cette année un revirement à 180 degrés en associant son image à celle du cambouis et des V-twins rutilants. Osé ? Oui. Cohérent ? Sûrement. Commercial ? Ça, c’est l’avenir qui le dira.

 

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