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Tag Heuer et Omega rééditent deux icônes

Tag Heuer et Omega rééditent deux icônes

Par Hervé Borne et Paul Miquel , le 01 mai 2017

Impensable il y a quelque temps, de rigueur aujourd’hui, le business on line réveille l’horlogerie traditionnelle qui utilise désormais la Toile pour créer et vendre de véritables modèles collectors.

Deux icônes ont monopolisé l’actualité web de ces dernières semaines. La réédition du chronographe Autavia de TAG Heuer dessiné par Jack Heuer en 1962, et l’Omega Speedmaster Speedy Tuesday inspirée de la Speedmaster Alaska Project III, créée pour la NASA en 1978. TAG Heuer réédite l’Autavia avec l’aide de ses clients. Plus de 50 000 amoureux de pièces vintage ont pu choisir via internet – parmi 16 projets – la version finale de la nouvelle Autavia. Une opération inédite que Jean-Claude Biver, président de la division montres du groupe LVMH auquel TAG Heuer appartient, décrypte : « Avant de lancer cette Autavia 2.0, il me semblait logique d’avoir l’avis des collectionneurs. Cette montre leur appartient. Ils pouvaient refuser toute réédition de peur que l’on abime cette icône, ou accepter, mais à la condition de participer ». Cette opération démontre combien TAG Heuer veut répondre aux attentes de ses clients. Mais cela n’implique pas pour autant une nouvelle stratégie. « Notre public a une excellente sensibilité par rapport au passé, à notre patrimoine, mais pas pour l’avenir. La création d’une nouvelle collection aura toujours besoin d’un service marketing », précise Jean-Claude Biver, qui réagit à la vente Instagram d’Omega.

« C’est une idée géniale, moderne, séduisante, j’aurais adoré l’avoir. » En effet, pour la première fois, Omega a vendu exclusivement via Instagram une édition limitée de la Speedmaster, la Speedy Tuesday. « Nous devions nous rapprocher de cette communauté qui nous suit en célébrant notre succès sur Instagram (@Omega a dépassé le million de followers – ndlr) et en s’imposant comme des pionniers », confie  Raynald Aeschlimann, président d’Omega. Un enthousiasme justifié car cette opération a été un réel succès. Un bilan positif qui porte à croire qu’Omega renouvellera ce type de vente mais, au même titre que TAG Heuer, sur le marché de la montre vintage. « Le public doit être captif et a besoin de connaître le modèle. C’est la raison pour laquelle l’ensemble de ce types d’opérations concerne des rééditions, des éditions exclusives, comme c’est le cas chez nous », précise Arthur Touchot, european editor du webzine Hodinkee. « Le web est une nouvelle façon de vendre pour les grandes marques populaires comme TAG Heuer ou Omega », développe-t-il, « mais c’est aussi un moyen de toucher une nouvelle population pour des maisons traditionnelles comme Vacheron Constantin. Hodinkee a vendu une série limitée de 36 exemplaires en acier de la célèbre Corne de Vache. Tout est parti en moins d’une heure malgré les 45 000 dollars à débourser. » La voie est ouverte, la tradition et le grand luxe rejoignent la vente en ligne.

Chronographe Speedmaster Speedy Tuesday en acier, 42 mm de diamètre, mouvement à remontage manuel, bracelet en cuir, série limitée à 2 012 exemplaires, 5 400 €, OMEGA.

Chronographe Autavia en acier,42 mm de diamètre, mouvement automatique avec date, bracelet en cuir, 4 600 €, TAG HEUER.

 

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