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540C, que vaut la McLaren « premier prix » ?

540C, que vaut la McLaren « premier prix » ?

Par Guillaume Coche , le 17 janvier 2017

Les supercars deviendraient-elles « bon marché » ? Dans un monde où les acheteurs ne sont pas tous des pilotes avertis, la tendance veut que les marques adaptent leurs modèles exclusifs. La McLaren 540C, dernière-née du constructeur, se présente comme une supersportive à « prix d’ami ». Vraiment ? Sport & Style l’a vérifié au sud du Royaume-Uni.

Marque de puriste par excellence, McLaren élargit son spectre. Voilà la McLaren pour tous. Cette 540C se présente en effet comme l’entrée de gamme du constructeur anglais, plutôt habitué à vendre ses modèles entre 230 000 et 1 million d’euros. À partir de 164 500 euros, c’est presque une affaire. Ne riez pas. Ce tarif se montre compétitif par rapport aux rivales Porsche 911 Turbo et Audi R8 V10 (5 à 15 000 euros plus chères). Mais au volant, ça change quoi ?

Direction le sud de l’Angleterre, autour de Goodwood, où nous avons essayé cette baby McLaren. Très rapidement, elle affirme son caractère bien trempé : puissance d’accélération phénoménale (0 à 100 km/h en 3,5s ; 540ch envoyés sur le train arrière), direction ultra-précise et vitesse de transmission sans accroc. Nul besoin d’être pilote pour prendre en main ce petit coupé agile et très joueur sur ces routes étroites du Sussex. Il impressionne par sa polyvalence.

McLaren y concentre le meilleur de son ingénierie : poids allégé grâce au châssis en carbone et moteur V8 3.8L biturbo maison. Il lui manque juste ce soupçon de bestialité qu’on attend dans le retour de sonorité. Trop feutré vu de l’intérieur.

Les « specs » techniques de la 540C restent très proches de ses grandes soeurs. En revanche, bye-bye les freins céramiques, la suspension hydraulique, l’aileron aérodynamique ou l’échappement sport en titane qui claque à chaque reprise… Il fallait bien réduire les coûts.

Voilà donc une McLaren idéale au quotidien : souple en ville, pressée sur route, carrément énervée sur piste. Le triptyque qui manquait à la marque britannique, jusqu’alors très (trop ?) portée sur la recherche de performance. Produire une sportive confortable pour le dos est devenu la clé pour gagner des parts de marché. Preuve de cet embourgeoisement, un miroir de courtoisie et une boîte à gants font leur apparition à bord. Une véritable révolution chez McLaren dont la signature stylistique, elle, ne varie pas d’un pouce. Le profil de cette 540C suit dignement la lignée familiale avec ses portes à ouverture en élytre, le nec plus ultra de la supercar.

 

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