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Armani X Bugatti : une collab de prêt-à-porter et d'accessoires très exclusive

Armani X Bugatti : une collab de prêt-à-porter et d'accessoires très exclusive

Par Claire Mabrut , le 04 octobre 2016

S’il est un créateur qui construit son empire en transformant son style en une signature globale, apposée sur des hôtels comme du mobilier ou dans tous les domaines de la mode, c’est bien Giorgio Armani. Sa dernière cible est un monument du luxe automobile, Bugatti.

Comme nombre de ses confrères, il aurait pu simplement accrocher quelques menus détails distinctifs dans un habitacle et poser son autographe sur une carrosserie patriotiquement italienne. Monsieur Armani a finalement choisi un autre itinéraire. Et mis le cap vers l’Alsace, direction Molsheim, fief de la très confidentielle maison Bugatti. But du voyage ? Concevoir une collection capsule de prêt-à-porter et d’accessoires, inspirée de l’exclusivité absolue que symbolise Bugatti. Comme les autos qui sortent de Molsheim, cette ligne est produite en série ultra limitée, numérotée, confectionnée dans des peaux précieuses, cachemires nobles et autres matières high level. « La marque Bugatti va de pair avec une esthétique moderne et rapide, qui trouve cependant son origine dans des racines traditionnelles, des racines que je partage », confie Giorgio Armani. « Je me retrouve également dans cette idée de beauté bien conçue et durable. Même si nous vivons dans un monde globalisé, le style pur et essentiel existe et résiste, et pas uniquement dans le secteur de la mode. Il s’appuie sur des matériaux raffinés et sur un luxe authentique et artisanal : discret, mais avec du caractère, intemporel. Cette collection reflète parfaitement cela. »

En exclusivité, Bugatti nous a ouvert les portes de son très secret atelier de fabrication d’où commencent à sortir les incroyables Chiron, descendantes des iconiques supercars Veyron. Entre clinique et box de Formule 1 posé au milieu d’un parc où vagabondent biches et écureuils, l’endroit est d’un calme absolu. Quintessence de la haute technologie et du fait main, de la patience au service de l’ultra vitesse, la Chiron avale tous les superlatifs. Certains la surnomment même la haute couture de l’auto. Giorgio Armani for Bugatti : conversation d’artisans.

La signature 
Gravée dans le cuir vélin souple, elle reprend évidemment le logo de Bugatti. Mais aussi, dans cet esprit voyage de luxe, chaque sac ou bagage est agrémenté d’un badge en cuir inspiré de la calandre en forme de fer à cheval caractéristique des Bugatti. Sur la Chiron, l’emblème maison, lui, a été refondu dans l’argent massif et l’émail. L’avant de la bête se distingue par un bloc de huit yeux de LED les plus plats du secteur pour appuyer ce regard unique.
Si la Chiron se décline dans des teintes qui se plient aux désirs de ses clients exclusifs, la collection, elle, est volontairement restreinte à un trio ultra chic, luxueux et intemporel : cognac, kaki et bleu. Ce bleu vif bien connu des amateurs, emblématique de Bugatti depuis sa naissance en 1909, et choisi en rappel de la couleur élue par la France pour se différencier des autres pays concurrents lors des courses automobiles au tout début du xxe siècle.

Les performances 
Première supercar de série au monde à développer 1 500 chevaux sur route, la Chiron déploie une vitesse maximale de 420 km/h – limitée et activée à l’aide d’une deuxième clé séparée, la Speed Key – pour une accélération de 0 à 100 km/h en moins de 2,5 secondes. Trois cents kilomètres sont avalés en test drive pour chaque exemplaire de la Chiron sur les routes des Vosges, mais aussi sur les pistes d’aéroport pour pouvoir vérifier la qualité en ligne droite.

La technologie
La Chiron est construite autour du moteur 8 litres W16 fétiche de la marque. Quatre nouveaux turbocompresseurs agrandis gérés par une suralimentation bi-étagée (innovation maison), nouveau système d’échappement en titane, freins issus de la technologie de la Formule 1, châssis doté d’un nouveau système de torsion encore plus résistant, système de refroidissement de l’air permettant de faire circuler plus de 60 000 litres d’air par minute et pompe de liquide de refroidissement aspirant chaque minute 800 litres d’eau à travers tout le moteur… Deux ans de développement ont été nécessaires pour donner vie à ce monstre de puissance.

Les matières 
Entièrement réalisé en PRFC (une fibre de carbone nouvelle génération), le châssis monocoque exige une semaine d’assemblage et deux artisans mécaniciens (comment les appeler autrement ?). Seules six personnes au monde en sont capables. Une beauté qui, comme en haute couture, semble être sans coutures apparentes tant la fibre de carbone se fait tissu couvert de six couches de peinture et tendue d’une pièce afin de ne créer aucune rupture visuelle. Côté Armani, le cuir vélin d’une douceur hallucinante, le croco, le cachemire double face somptueux, le denim traité et aussi doux que du velours puisent, eux, dans le savoir-faire des maîtres tailleurs italiens et des ateliers de cuir de la Botte. Les détails de surpiqûres, les poches visibles ou secrètes, les zips ultra fluides, les coupes nettes : tout concourt à une esthétique de compétition.

La patience
Si la Chiron passe deux mois dans l’atelier de Molsheim, elle exige en fait cinq mois de réalisation, trois mois étant déjà nécessaires pour assembler chaque pièce. À Molsheim, une équipe de cinq personnes est dédiée au montage de chaque automobile. Pour la collection Giorgio Armani for Bugatti, les vestes en vélin non doublée requièrent plus de treize heures de travail manuel et les blazers sportifs coupés pilotes en croco plus de dix-huit.

L’accessoire 
Élément clé de la collection, un porte-documents aux mensurations parfaites. Entièrement fait à la main, Giorgio Armani l’a voulu en cuir vélin très doux, épuré au maximum, et en croco mat. Pur coup de cœur également, le bagage week-end savamment dosé en rétro et d’une élégance rare. Un objet qu’on range facilement dans la Chiron puisque, pour la première fois, le coffre à bagages peut accueillir une valise cabine.

La légèreté
Pour augmenter les performances de la Chiron, de nombreuses pièces ont été conçues dans des matériaux poids plume mais ultra résistants. Les quatorze écrous qui relient le moteur au châssis, traditionnellement en acier, ont été remplacés par des pièces en titane, plus légères de deux tiers. Une légèreté qui rappelle celle des runnings en cuir et croco et la souplesse des sacs à dos en cuir vélin de la collection Giorgio Armani for Bugatti.

 

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