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La Bandita, l’auto imprimée 3D

La Bandita, l’auto imprimée 3D

Par Nicolas Dembreville , le 27 mars 2018

Le séduisant speedster sportif La Bandita révolutionne le processus de fabrication d’une automobile. Toute sa conception est réalisée en réalité virtuelle et son châssis par impression 3D. Résultats des courses, des coûts de développement et de production réduits drastiquement.

Amateur de bolide automobile réjouissez-vous ! Une société américaine de développement numérique travaille pour vous. Elle cherche à réduire les coûts de conception et de construction d’une auto. Objectif ? Que tout amateur de voiture de sport puisse posséder à terme l’engin roulant de ses rêves. Pour l’instant, la société présente La Bandita, un speedster fort attrayant. Le charmant petit engin prend des allures néo-rétro. Ses galbes sensuels rappellent les roadsters anglais des années 60. D’ailleurs historiquement, le mot speedster est utilisé pour désigner les cabriolets très sportifs équipés d’un saute-vent… soit le string du pare-brise. En revanche, phares à LED et mécanique électrique Tesla reconditionnée, n’ont rien de nostalgiques. Mais plus encore que son aspect extérieur ou ses caractéristiques techniques, ce sont sa conception et sa fabrication qui marquent une rupture. 

Fabrication simplifiée
Pour réduire les frais, la société californienne Hackrod spécialisée dans le développement numérique a utilisé la réalité virtuelle ainsi que l’intelligence artificielle. Résultat, les esquisses du proto sont converties par ordinateur. Ensuite pour éviter la très couteuse étape de la maquette en argile, grandeur réelle, l’équipe s’est réunie dans une salle ultra-technique, dotée des derniers outils informatiques. « Nous avons chaussé des lunettes 3D et sommes intervenus directement sur le châssis et la carrosserie. Nous travaillions sur un proto virtuel comme s’il s’agissait d’un objet réel », explique Félix Holst, co-créateur du Bandita. Les formes de la voiture ont été déterminées de cette manière ce qui a permis d’évacuer le très onéreux passage de la 2D à la 3D. Le châssis conçu par un algorithme et l’intelligence artificielle, découle de la ligne générale de la voiture. Il a suffi ensuite de l’imprimer en 3D à partir d’aluminium. Cette dernière technique apporte une baisse des coûts d’outillage et davantage de liberté dans la conception, notamment par la création de pièces plus complexes.

Du 1/60ème, à la taille réelle
Félix Holst, le co-fondateur de l’entreprise Hackrod, est un ancien de chez Hot Wheels, une société du groupe Mattel, spécialisée dans la fabrication de petites voitures pour enfant. Il est à l’origine du projet « Hot Wheels for Real », de 2012, qui a consisté à développer à l’échelle 1 les plus spectaculaires miniatures de la marque. Pour ce programme, il a testé de nouveaux modes de production en rupture, repris en partie sur La Bandita.  

L’équipe a ainsi utilisé la conception générative, la réalité virtuelle, l’impression 3D et une chaine logistique supportée par le Cloud. In fine, la plupart des obstacles traditionnels liés à la conception et à la production industrielle, ont été contournés et les coûts abaissés. Reste une inconnue… Que vaut cette auto en conditions réelles ? Un essai s’impose !

 

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