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On a fait l'ascension du col du Stelvio en Italie au volant de l'Alfa Romeo Stelvio

On a fait l'ascension du col du Stelvio en Italie au volant de l'Alfa Romeo Stelvio

Par Arnaud Taquet , le 31 août 2017

Le photographe Arnaud Taquet s’est lancé, pour Sport & Style, à l’assaut du col du Stelvio dans le nord de l’Italie au volant de la nouvelle Stelvio d’Alfa Romeo, forte de 280ch. Reportage de haute voltige.

À l’heure où l’on ne distingue plus le tomber du jour du lever de la nuit, le Stelvio m’emmène chasser sur ses propres terres. Il est 6h du matin. En plus de la concordance de noms, le Grigio Vesuvio apparaît comme aussi menaçant que les nuages vers lesquels je me dirige. Pire encore que l’appel du large : la folie des grandeurs et la soif des hauteurs. 

En règle générale, je n’aime pas photographier, j’aime avoir photographié. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui. D’abord parce que la neige fondue et les quelques degrés à peine à l’extérieur ne m’inspirent en rien. Et puis, fort d’une nouvelle motorisation de 280ch couplée à la boite automatique 8 rapports, ma monture a de quoi me retenir, bercé par les effluves de cuir italien et bousculé à mesure que le rythme s’accélère. Malgré le peu d’adhérence, le Stelvio reste précis en entrée de courbe tout en permettant quelques écarts forcés du train arrière dés lors qu’il s’agit d’en ressortir.

La route est déserte. L’ambiance ? Dramatique à l’extérieur, savoureuse depuis le cockpit. Malgré un poids conséquent, les freins mordent sans relâche. Précipices vertigineux et plateaux plus tranquilles s’enchaînent avant d’entamer la section la plus caractéristique du col comprenant la plupart des 75 épingles qui le constituent. Puis, passés les 2750m, l’une des routes pavées les plus hautes d’Europe offre finalement ce qu’elle a de meilleur.

Au loin, encerclés par les nuages d’orage, on devine des langues de glaciers comme prêtes à glisser des sommets voisins. Autour de moi, en revanche, il n’y a rien d’autre que le Stelvio, et…le Stelvio s’échinant tout deux à mettre en avant leur caractère respectif à la fois similaire et radicalement opposé. L’un implique une nature brute et authentique quand l’autre invite au confort et au raffinement. L’un est hostile, l’autre accueillant.

Quelques heures plus tard, après avoir franchi le Passo di Gavia, une autre perle des Alpes orientales, je prendrai la direction de Sondrio, puis Varenna, le long du lac de Côme. À quelques centaines de mètres plus bas et quelques dizaines de kilomètres plus loin du col du Stelvio, la situation s’en trouve radicalement opposée. Du gris, le ciel vire au bleu. Rageant.

 

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