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On a testé l'Audi A8, la limousine ultra luxe et à la pointe de la technologie

On a testé l'Audi A8, la limousine ultra luxe et à la pointe de la technologie

Par Arnaud Taquet , le 20 décembre 2017

On dit que ce sont toujours les méchants qui ont les meilleures voitures. Pas cette fois. Luc Besson l’a compris en faisant de l’Audi A8 l’arme essentielle de son film « Le Transporteur ». Présentée comme la voiture la plus technologique du marché, elle aurait même pu servir à James Bond. En attendant, c’est à nous que s’offre la 4e génération du vaisseau amiral de la marque.

Les lignes sont plus franches, plus simples, et toujours plus tirées. La limousine gagne davantage en caractère grâce à une calandre immense, hors normes. Ses dimensions la feraient passer pour un modèle tout droit sorti d’un tableau de Botero. Pourtant, bien qu’elle s’allonge avec le temps, l’A8 est de plus en plus séduisante et paraît plus fine d’année en année. Elle pourrait avoir inventé l’adjectif «  statutaire ». Mais non. En revanche, l’A8 aura inspiré bien d’autres inventions.

Dés l’ouverture, elle ne témoigne pas d’une signature lumineuse mais d’une multitude, à commencer par les blocs de feux arrière OLED dynamiques. Les phares Matrix éclairent au laser et « découpent » le paysage de sorte à éclaircir au maximum les portions sombres tout en évitant soigneusement d’éblouir les autres usagers venant en face. Les lignes épurées à l’intérieur sont, quant à elles, soulignées par de fins et discrets inserts LED.

La mise en route pousse à l’appréhension de là à s’étonner en réalisant à quel point les roues arrière désormais directrices rendent 5m de long maniables dans la plupart des conditions. Dans les situations les plus critiques, les caméras 360 et même 3D bluffent simplement. Du bout du doigt, il suffit d’agir sur le retour caméra pour tourner virtuellement autour de la voiture et s’assurer de la distance des obstacles. Le moteur essence étrenne une nouvelle appellation «  55 » et s’éveille sans bruit. L’insonorisation la ferait passer pour une voiture électrique, pourtant, les 340ch sont présents par la seule présence du thermique. Ils permettent de faire se mouvoir prés de deux tonnes qui ne renâclent toutefois pas à opter pour un rythme soutenu.

Une nouvelle suspension active, dotée d’une fonction prédictive, détecte en avance les irrégularités de la route. Selon l’état du revêtement l’A8 réduit ou augmente sa hauteur de caisse et absorbe les moindres contrastes. Bien que l’effet « tapis volant »  se perçoive moins une fois le mode Dynamic activé, le châssis AI limite toujours les mouvements latéraux en virage, les cabrages à l’accélération et les soubresauts au freinage. La vitesse n’est alors plus perçue qu’au regard du paysage qui défile. A l’intérieur, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme…


© Arnaud Taquet

Mais finalement, l’A8 n'est ni faite pour être vue, ni pour être conduite, simplement pour être vécue. D’ailleurs, mieux vaut en être le propriétaire que le conducteur qui sera bien vite sans emploi. La nouvelle génération est officiellement la première voiture de série au monde à être développée pour une conduite hautement autonome de niveau 3, déjà prête mais pas encore légalisée donc désactivée pour le moment. Au-delà de la conduite, c’est bien le niveau de technologie et de confort qui surprend y compris face à d'autres références souvent bien plus inaccessibles.

Deux grands écrans remplacent les commandes habituelles des véhicules de la gamme. Audi passe ainsi au 100% tactile et digital grâce à un niveau de sophistication avant-gardiste. Chaque action implique un retour haptique et acoustique et il n’est plus question d’appuyer sur la moindre commande mais de l’effleurer. Les volets d’aérateurs sont camouflés dans la planche de bord à l’arrêt et ne se dévoilent qu’à la mise en marche. L’assistance vocale évolue aussi et n’est plus fondée sur des mots-clés mais sur un dialogue naturel. Les sièges passent au rang de fauteuils et sont inévitablement chauffants, massants, ventilés… À l’arrière, les passagers  peuvent prendre la main sur la plupart des fonctions de la voiture allant du système multimédia aidé du son Bang&Olufsen au GPS en passant par les stores occultants.


© Arnaud Taquet

Bien qu’il soit ici plus souvent question de voitures sportives, force est d’admettre que l’A8 bluffe dans un premier temps, puis séduit progressivement et sans en avoir l’air avant
de vous donner envie de revendre votre maison. De toutes façons, on y retrouve presque tout. Elle vous aide même à…respirer. Un pack optionnel inclut un ioniseur d’air, une visualisation de la qualité de l’air de l’habitacle, et un diffuseur de parfum. C’est peut être un détail pour vous mais pour nous, ça veut dire beaucoup.

 

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