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Vidéo : que vaut la nouvelle Alpine A110 ?

Vidéo : que vaut la nouvelle Alpine A110 ?

Par Nicolas Valeano , le 11 décembre 2017

Les cœurs nostalgiques des rallyes des années 70, les amateurs de beaux objets, les pilotes occasionnels, les journalistes de Sport&Style… Tout le monde attendait l’Alpine A110, LA voiture sportive française. Nous avons pu la prendre en mains dans le test-match de sa vie, le tout premier lancement presse de la marque. Et nous avons eu du mal à la rendre.

Réussir d’emblée une automobile sportive est un défi que beaucoup relèvent, mais peu réussissent. Alpine ajoute un beau et lourd héritage que la version 2.0 de la marque créée par Jean Rédélé ne pouvait trahir. Autant dire qu’entre impatience, exigence, envie d’être conquis et crainte d’être déçu, les émotions étaient fortes en ce jour de début décembre où enfin, après des années de teasing et quelques reports, nous étions partie prenante des tous premiers essais routiers de l’A110.

La neige au sol de la terrasse du domaine La Coste où l’auto est présentée est un avertissement. Cela risque de glisser et le franc soleil ne suffira pas à assécher les routes suivant le relief du coin. Une propulsion de 258 chevaux pour 1080 kilos pourrait facilement nous jouer des tours. Heureusement, l’objet inspire confiance. L’Alpine est très compacte, basse, mais large, son assise visuelle rassure. Une réinterprétation de la mythique Berlinette A110, moderne et charmante dans chaque détail de carrosserie comme à l’intérieur, avec ses surpiqûres croisées gentiment nostalgiques, ses magnifiques sièges baquets Sabelt où l’on se cale confortablement et ses petits drapeaux français rappelant que l’auto est « made in Dieppe ». L’accès à bord est aisé, la position de conduite parfaite et les confrères de plus de 1,90 m sont à l’aise, même avec un casque porté lors de sessions sur piste. Certes, poignées de portes, plastiques et système de navigation rappellent ses gènes de Renault, le manque de rangements (pas de boîte à gants) agace mais jamais, cela n’entrave le charme ambiant.

Il se passe quelque chose avec cette auto qui, chose rare pour un petit coupé sportif, attire la sympathie, les sourires et les pouces levés chez les habitants du Luberon croisés aux aurores sur la route du bureau. Un bon signe de plus.

Jouer sans sueurs froides
Immanquablement, la référence du genre - catégorie haut de gamme - est la Porsche Cayman, passée en 4 cylindres, tandis que pour le côté radical et poids plume, les Lotus Elise et Alfa Romeo 4C restent des benchmarks… Justement, l’Alpine se positionne naturellement à mi-chemin. De l’allemande, elle reprend une polyvalence et, aussi étonnant que cela puisse paraître, un confort (suspensions, acoustique) permettant de s’embarquer pour de longs road trips sans se poser de questions. Les deux coffres cumulent presque 200 l de volume, assez pour loger un weekender et de nombreuses broutilles.

Des anglaises et italiennes, la française retient le poids contenu (moins de 1 100 kg) grâce à sa structure aluminium, le caractère explosif et le comportement très vif. Mais ici, le châssis est réglé pour se montrer à la fois facile, très efficace et malgré tout, joueur, le tout sans piéger l’apprenti rallyeman un peu trop optimiste. Préférant les sensations à l’efficacité pure, privilégiant l’équilibre, les metteurs au point d’Alpine ont réussi là un tour de force qui séduit les pilotes comme les simples amateurs.

Comme ils ont eu raison ! Un curseur bien positionné que l’on retrouve aussi au niveau du moteur. D’un classique petit 4 cylindres turbo (1.8 litre et 252 chevaux), Alpine réussit à extraire une vivacité réjouissante, donnant d’excellentes performances mais sans l’excès qui compromettrait l’équilibre et le poids de l’auto. Même chose question sonorité, selon le mode engagé (Normal, Sport, Track), les clapets de l’échappement laissent plus ou moins de volume de voix mais sans tomber dans la surenchère, tandis que la proximité du moteur central, juste dans le dos du pilote, transmet des sensations sonores mécaniques (sifflement du turbo…) en mode direct.

Rien à redire sur la boîte à double embrayage, seule disponible, réactive et rapide, juste un peu plus rêche en mode Track pour gagner en efficacité sur piste où l’A110 est aussi à son aise, nous l’avons vérifié au fur et à mesure des lacets du très sinueux tracé du Grand Sambuc. Bref, voilà une auto éminemment désirable. Mais il faudra être patient : les 1 955 exemplaires de la série de lancement Première Edition sont vendus, les versions « normales » (env. 55 à 60 000 €) sont attendues au second semestre 2018. Une longue attente très bien récompensée, croyez-nous.

 

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