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Fabien Barthez : « J’ai compris à 36 ans que je ne savais pas conduire »

Fabien Barthez : « J’ai compris à 36 ans que je ne savais pas conduire »

Par Bérénice Marmonier , le 16 juin 2017

Pour la troisième fois, l’ex-gardien des Bleus Fabien Barthez prendra part au départ des 24 Heures du Mans samedi 17 juin. Avec pour objectif de se faire plaisir et aussi de relever le défi physique des 24 Heures. Rencontre.

Créé en janvier 2016, l’écurie Panis-Barthez Compétition sera alignée pour la deuxième fois sur le mythique circuit des 24 Heures du Mans. Aux commandes, l’ex-pilote de Formule 1 Olivier Panis qui s’occupe de la team, sponsorisée entre autres par la manufacture horlogère HYT. Les trois pilotes Fabien Barthez, Nathanaël Berton et Timothé Buret seront au volant de leur Ligier JSP2017 (LMP2) ce samedi 17 juin, à 15h. Sport & Style a rencontré l’ex-gardien de foot reconverti pilote d’endurance deux jours avant le départ de la course.

Vous participez pour la troisième fois aux 24 Heures du Mans en tant que pilote. Est-ce le défi physique et mental le plus difficile que vous ayez eu à relever jusqu’à présent ?
Oui, dans le sens où je ne maîtrise pas le sujet. Au football, je maîtrisais le sujet, c’était mon élément. Je me suis mis au sport auto à 38 ans, j’en ai aujourd’hui 46. Et je ne maîtriserai jamais autant ce sport que le foot, forcément. Progresser c’est une chose, mais maîtriser... Il y a des sensations et des choses que je ne peux pas voir par rapport à des mecs qui sont là-dedans depuis l’âge de 8 ans. Je ne pourrai jamais rouler comme eux. Je n’ai pas ces trucs innés que ces gamins font machinalement depuis petit.

Quels sont les points communs entre le football et le sport automobile ?
Ce sont des aventures humaines incroyables. Quand tu vas à la Coupe du monde ou en championnat d’Europe, tu te retrouves en vase clos pendant des semaines. Il peut se passer n’importe quoi dans le monde, tu n’en sais rien. Ici, aux 24 Heures du Mans, du lundi au dimanche, c’est pareil. Tu es englouti par l’événement, tu t’isoles de l’extérieur. Sans le vouloir finalement. Tu es bouffé pendant une semaine. Et l’adrénaline est la même.

Depuis quand êtes-vous passionné par l’automobile ?
J’ai toujours aimé les voitures de course. Et vu que j’ai joué 5 ans à Monaco, j’ai eu l’occasion d’assister au Grand Prix de Monaco et de côtoyer les anciens pilotes de rallye. Le pilotage m’intriguait, je voulais savoir ce qu’il se passait dans ces voitures. Et je me suis rendu compte que jusqu’à l’âge de 36 ans, je ne savais pas conduire (rires).

Quelle a été votre première voiture ?
Une Super 5 GL grise.

Comment vous êtes-vous préparé à ces 24 Heures physiquement ?
Les 24 Heures se préparent toute la saison. De mon côté, je me suis beaucoup mis à la natation. C’est un sport que j’aime particulièrement. Quand je nage, je médite, je me relâche, je ne pense plus à rien. Quand je sors de ma session de piscine, je me sens apaisé. Toute la semaine, l’objectif est de passer le moins de temps sur le circuit. C’est le genre de course où il faut aller à l’essentiel, il faut être pragmatique. Et l’essentiel, c’est d’être frais.

Dans quel état êtes-vous ressorti des 24 Heures du Mans l’année dernière ?
J’étais cuit. Je n’existais plus (rires). Le pire, c’est le lundi matin. D’un coup, je me suis demandé ce que j’allais faire. Il y a eu un vide. Bien sûr, il faut préparer les autres courses de la saison. Mais pendant une semaine, j’en parlais avec Olivier (Panis – ndlr) et d’autres pilotes, il y a vraiment un vide. Tu bosses toute l’année pour ça et là, clac, c’est terminé. C’est éphémère. Il me faut la semaine pour atterrir.

Qu’avez-vous mis dans votre valise en venant ici ?
Je mets des choses avec lesquelles je me sens bien. Rien d’extravagant et pas de gris-gris en particulier. On ramène son petit chez-soi. À part peut-être mes petites bougies parfumées (rires). Pendant toute ma carrière, il me fallait toujours des bougies dans ma chambre d’hôtel. Ça m’apaise.

Avez-vous un souvenir particulier des 24 Heures du Mans ?
Pas vraiment. Je m’y intéressais sans plus. Pour moi les 24 Heures c’était Ayrton Senna. Depuis 5 ou 6 ans, je regarde les 24 Heures à la télé. Je me rappelle cette fameuse image où cette voiture s’envole (Mercedes – ndlr).

Comment gérez-vous le temps pendant la course ?
Le temps est précieux pendant les 24 Heures. Quand tu sors de la voiture, il faut atterrir, arriver à déconnecter, à sortir de l’événement pendant un petit moment, et puis s’y remettre. Le temps est calculé.

Quel est le danger des 24 Heures ?
On va jusqu’à 318 km. C’est très vite, c’est sûr, mais le danger ici c’est de perdre la notion de vitesse. C’est le danger du Mans.

Vous mangez quoi pendant les 24 Heures ?
Il faut manger ce qui va te tenir à l’estomac, comme des pâtes, rien de plus.

Qui va commencer la course ?
C’est moi. Olivier Panis vient de décider.

Quel est votre objectif cette année ?
L’objectif est avant tout de se faire plaisir. Et après, on fait les comptes. C’est tout le charme du Mans. Les anciens te disent qu’il faut commencer à regarder le classement à la 12e et 13e heure. Mais pendant les 12 premières heures, tu ne le regardes pas.

 

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