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Frederico Morais : « Le surf est une vraie drogue douce »

Frederico Morais : « Le surf est une vraie drogue douce »

Le 09 juin 2017

À peine débarqué au coeur du sacro-saint WSL Championship Tour, le jeune portugais Frederico Morais, 25 ans, s’est déjà illustré avec une 5e place à Bells Beach en Australie, sans compter sa victoire historique contre l’icône Kelly Slater. A casa (comme il dit), sur la plage de Guincho, à Cascais au Portugal, le jeune dieu de la vague a profité d’un break pour jouer les mannequins.

KELLY LE GRAND
En 2013, à 21 ans, Frederico entre dans la lumière. À Peniche, au nord du Portugal, Kikas – le surnom que lui donnent ses proches et ses fans – bat Kelly Slater, 11 fois champion du monde, à la surprise générale et à la sienne. « Je ne m’attendais pas à le battre. J’avais été invité à cette étape de la Coupe du monde avec une wild card. Au moment du hit, je n’avais qu’une chose en tête comme à chaque fois : tout donner ! Avec cet avantage très déculpabilisant de n’avoir rien à perdre, mais tout à gagner. Je n’allais ni gagner de points, ni en perdre (les invités sont hors jeu pour le classement annuel, les scores non comptabilisés – ndlr). J’avais juste l’opportunité de surfer contre Kelly Slater et de gagner. Et j’ai gagné ! C’était une sensation incroyable. Kelly est une icône vivante du surf, pour plein de raisons dont sa longévité dans le circuit. Il est une source d’inspiration en soi, pas seulement au niveau technique mais pour tout ce qu’il a construit. » À son palmarès, Kikas a une victoire contre Mick Fanning (triple champion du monde) et John John Florence, l’actuel tenant du titre mondial. Un beau tableau de chasse.

PORTUGAL MEU AMOR
« J’adore le Portugal et les sentiments qu’il m’inspire aujourd’hui. Un mélange d’orgueil quand je reviens dans mon pays et de fierté à le représenter à travers le monde. Étant le seul Portugais présent dans le Tour, je suis animé par une vraie volonté et une nécessité de représentation. Et puis je me sens littéralement porté par un soutien inconditionnel de la part des Portugais. Quand je suis à l’étranger, ça me permet de me sentir chez moi. Au-delà de ça, le Portugal est une terre magnifique qui a une côte exceptionnelle, une histoire, des traditions... Je ne peux pas imaginer faire mien un jour un autre pays. » Quand il ne parcourt pas les océans, Frederico est à Cascais, sa ville d’origine, petit village de pêcheurs aujourd’hui banlieue chic de Lisbonne à proximité des meilleurs spots de surf, notamment Guincho.

TRIO GAGNANT
Quand on interroge Frederico sur ses trois spots favoris, le Portugal arrive évidemment en tête. « C’est sans conteste mon préféré. Pas seulement parce que je suis à la maison mais aussi parce que, ici, je peux m’entraîner toute l’année. Quelle que soit la saison, il y a des vagues. » Derrière arrivent l’Australie et Hawaï, où il passe ses hivers et se sent a casa dans l’eau comme sur terre puisque ce sont des spots qu’il fréquente depuis son plus jeune âge – il a commencé le surf à 6 ans avant d’entrer dans le circuit professionnel à 10. « J’ai le privilège de me rendre dans des endroits magnifiques qui me deviennent alors familiers. Cette année, comme c’est mon premier World Tour, j’aurai l’occasion de découvrir des vagues que je n’ai encore jamais surfées. »

VOCATION/PASSION
Frederico a un rapport organique au surf. « C’est ma vie, dans le sens global du terme. Ce n’est pas seulement ma profession mais ma passion, ce qui m’anime et me porte. Le surf incarne mes objectifs, mes défis, mes échecs et mes conquêtes. Je ne peux pas mieux le résumer qu’ainsi : c’est toute ma vie. » D’ailleurs, impossible pour lui d’imaginer un autre métier. « Mon seul but est de faire de mon mieux pour être parmi les meilleurs. » Et c’est plutôt réussi puisqu’il est actuellement dans le Top 15.

DROGUE DOUCE
Est-ce la rage de vaincre qui l’anime ou le simple plaisir de surfer ? « En fait, on perd beaucoup plus souvent qu’on ne gagne. La compétition est un des aspects du surf. Évidemment, on peut surfer pour le plaisir, mais dans ce cas on n’est pas dans la compétition. Quand je gagne, je sens une forme de reconnaissance, une reconnaissance de l’effort et de l’engagement. » Son meilleur conseil pour nous hors compétition ? « Si vous vivez le pire jour de votre vie, allez surfer ! Sentir l’eau sur son visage, lire les vagues et être dans un autre monde. Tous ceux qui essaient deviennent addicts. C’est comme une drogue douce ! »

LA MODE, LA MODE, LA MODE
Frederico prétend ne pas être une bête de mode – même si les photos de la série prouvent le contraire. Et s’il s’est prêté au jeu du fashion shoot, c’est plus par goût des nouveaux défis. « C’est intéressant d’utiliser la capacité que l’on a à se transformer. Mais je reste d’abord et avant tout un sportif professionnel ! En fait, j’ai beaucoup aimé le contraste entre des vêtements que, sincèrement, je ne porterai jamais, et Guincho, la plage où j’ai commencé à surfer. Je m’identifie profondément à ce décor sauvage et au final, ça m’a amusé d’être photographié dans ces tenues, dans ce cadre. »

 

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