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Gautier Fayolle : « J’aime le freestyle car il me donne l’impression d’être unique »

Gautier Fayolle : « J’aime le freestyle car il me donne l’impression d’être unique »

Par Thomas Héteau , le 05 juillet 2017

Sextuple champion du monde de foot freestyle, Gautier Fayolle intègre la communauté des « Gentlesportsmen » Baume&Mercier présentés dans le dernier film Clifton Club de la Maison. À 26 ans, le Frenchy jongle à la perfection entre ses ambitions sportives et ses aspirations d’artiste. Entretien.

Que signifie pour vous cette idée de « sportifs gentlemen » mise en avant par la marque ?
C’est avant tout une question de valeurs : la réussite et le succès sans oublier le plaisir. Une philosophie qui colle parfaitement à ma propre vision de la pratique. Au-delà de ça, le côté « gentleman » implique selon moi une notion d’attitude et de style. Il faut savoir être unique, avoir confiance en soi pour tracer sa propre route et ne pas suivre les codes. C’est ce que j’essaie de faire à travers le « show », la catégorie artistique du foot freestyle (l’autre catégorie de la discipline étant les « battles », ndlr). Sur scène par exemple, je ne suis pas en short de sport et maillot de foot, au contraire j’aime évoluer dans une tenue élégante. C’est très important pour moi d’avoir ma propre signature, mon identité visuelle, à la fois graphique et sport-chic.

Comment passe-t-on du foot « traditionnel », un sport que vous avez pratiqué pendant 10 ans, au freestyle ?
Le football freestyle est un sport 2.0 qui est né sur Internet et qui se développe par Internet. J’ai donc découvert cette discipline en regardant des vidéos sur YouTube. J’en suis tombé amoureux. J’ai pris mon ballon et j’ai essayé de faire quelques figures. Depuis, la passion ne m’a pas quitté. Aujourd’hui, je m’entraîne entre 3 et 4 heures par jour en moyenne. Ce que j’aime par-dessus tout dans le freestyle c’est le fait de pouvoir être unique et inventer ses propres figures.

Vous êtes d’ailleurs reconnu pour votre créativité. Comment trouvez-vous l’inspiration ?
La curiosité et l’ouverture d’esprit. Selon moi, c’est la base. J’aime découvrir, je regarde ce que se passe autour de moi, je m’intéresse au cinéma, à la musique, à la danse… Et autres disciplines aussi, du hip-hop à la gymnastique rythmique ! Ce mélange de différentes influences nourrit ma créativité.

Concrètement, comment se déroule le processus créatif ?
J’essaie d’explorer différentes pistes : jouer sur le frottement, la manière de taper le ballon, la surface du pied… Il ne faut pas se fixer de limite. J’aime développer les mouvements en souplesse avec beaucoup de rythme, c’est ma marque de fabrique.

Comme une chorégraphie ?
Tout à fait ! Une chorégraphie avec un ballon…

La musique tient d’ailleurs une place très importante dans votre pratique…
Nous évoluons toujours en musique, en battle comme en show. Je travaille beaucoup sur ça, j’essaie de faire en sorte que chaque partie de mon enchaînement colle avec le rythme. Personnellement, je suis un fan d’électro mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a que ça dans mes shows. Au contraire, j’aime surprendre. Je pense qu’il y a de la bonne musique dans tous les styles. Je ne me fixe donc pas cette limite de genre.

Un peu comme vos influences : vous avez même passé quelques mois au sein de l’Académie Fratellini, l’une des plus grandes écoles de cirque en France. Pourquoi ?
Pour cette ouverture d’esprit. J’ai eu la chance de m’entraîner avec des jongleurs et des acrobates. J’ai pu profiter de leurs conseils, de la technique aux postures en passant par la méthodologie d’entraînement. J’ai énormément appris à leurs côtés. J’ai même eu une proposition de Franco Dragone pour intégrer le spectacle La Perle à Dubaï ! Une proposition que j’ai déclinée… Le choix a été difficile mais c’était trop tôt pour moi. A côté des compétitions, j’ai monté ma société, un collectif baptisé Footstyle qui a pour ambition de développer le foot freestyle à travers l’organisation de stages et de compétitions. Nous avons également une chaîne Youtube qui regroupe une communauté de 600 000 fans ! Autant de choses auxquelles je ne voulais pas renoncer.

Justement, quels sont vos projets aujourd’hui ?
Continuer à développer et à populariser la discipline. Avec la créativité, le partage est l’autre grande valeur au cœur de ma pratique. Je veux transmettre, notamment à la nouvelle génération, le goût du freestyle. J’aimerais utiliser ma petite notoriété pour rendre au freestyle tout ce qu’il m’a apporté. 

Et sur le plan sportif ?
Établir des records et rester le meilleur. La motivation est toujours là et tant que j’ai la possibilité de gagner, je m’en donne les moyens. Les prochains Mondiaux ont lieu cet été, j’espère conserver mon titre.

 

Tout est dans la répétition, la précision, l'entraînement. #freestyle #footstyle #football @moroccosportsacademy #rawfootage #nevergiveup

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