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Guy Forget, Mansour Bahrami et Jean Van de Velde : coaches de luxe au Club Med

Guy Forget, Mansour Bahrami et Jean Van de Velde : coaches de luxe au Club Med

Par Claire Mabrut , le 21 avril 2017

Outre une collection exclusive de polos, Lacoste envoie durant un mois trois de ses ambassadeurs se frotter aux clients de « la plus grande école de sport au monde », dans 4 des resorts du Club Med. L’occasion de rencontrer sur le terrain ces trois profs pas comme les autres : Guy Forget, Mansour Bahrami et Jean Van de Velde.

Le golf et le tennis. Peut-être les disciplines qui diffusent le plus cet esprit sport chic et fairplay, cette silhouette élégante et élancée ainsi que cette fameuse allure au petit truc en plus, « classe » pourrait-on dire. Sans raconter l’histoire une énième fois, s’il est bien une marque qui combine ces sports et l’attitude sporty qui va avec, c’est Lacoste. René Lacoste et son polo depuis 1933 côté balle jaune, son épouse Simone Thion de La Chaume et leur fille Catherine (elles ont toutes les deux gagné les plus prestigieux tournois mondiaux) côté balle blanche. Et, là encore rien de nouveau, mais partir en vacances au Club Med induit généralement un goût prononcé pour le sport. Et particulièrement le golf, installé au menu depuis 1971, ou le tennis, proposé dès l’année suivante.

Un terrain propice et logique à un partenariat annoncé cette semaine par Henri Giscard d’Estaing, président du Club Med, et Thierry Guibert, PDG de Lacoste : le mois du golf et du tennis. Jusqu’au 13 mai, Lacoste installe ses champions ambassadeurs dans les resorts de Marrakech, Opio, Vittel et Da Balaia. Des GO de luxe pour taper la balle avec les amateurs de passage. Une collection de polos exclusive et limitée a également été créée. Guy Forget, Mansour Bahrami et Jean Van de Velde, ambassadeurs historiques de Lacoste, font partie de l’aventure.

Sport & Style : Les partenariats entre les marques et les sportifs donnent souvent l’image de contrats à durée déterminée. Pourtant, Lacoste et vous, c’est une histoire qui dure depuis longtemps...
Jean Van de Velde : Je golfe depuis l’âge de 6 ans et à mon entrée dans l’équipe de France à 12 ans, j’ai tout de suite été habillé par Lacoste. Venant du Sud-Ouest, j’ai pu approcher très tôt la famille Lacoste et son célèbre parcours de Chantaco. Des liens naturels se sont vite créés et, surtout, c’est une marque qui sait être là dans les bons comme dans les mauvais moments. C’est la famille quoi !

Mansour Bahrami : Nous avons chacun une histoire particulière avec cette marque. Quand j‘étais enfant en Iran, le summum de la réussite pour moi était de porter un jour une chemise Lacoste, comme les joueurs du club dont je ramassais les balles –je n’avais pas le droit de jouer à cette époque. Un jour, l’un d’eux a jeté un polo usé. Je l’ai ramassé et j’ai décousu le crocodile pour le poser sur mon tee-shirt. Quand je suis arrivé en France à 14 ans et que j’ai commencé ma carrière, pour moi aussi, la rencontre a été évidente. On ne s’est jamais quittés car au-delà d’une histoire de contrat, c’est une affaire de personnes, d’êtres humains qui aiment les sportifs. Il plane sur cette marque les valeurs de respect, d’humanité, d’amour du sport portées par René Lacoste. Entre nous, c’est une histoire de fidélité et de confiance, d’amitié même. Ma femme et mes enfants ont aussi noué des liens avec la marque. Jean a raison : c’est la famille.

Guy Forget : Pour ma part, l’aventure a commencé au milieu des années 80. Au-delà du vestiaire de sportif, René Lacoste m’a demandé un jour d’essayer une raquette de son invention, proche d’une guitare, avec un tamis qui ressemblait à un violon. La forme était assez révolutionnaire et contre toute attente, j’ai fait ma meilleure saison avec elle et même gagné la Coupe Davis. René a toujours été reconnaissant de cette prise de risque et une vraie affection est née entre nous. Côtoyer un tel homme a été un privilège. Le tennis et le golf sont tellement enracinés dans la marque que notre relation avec elle ne peut pas changer.

Que signifie pour vous cette mission d’ambassadeur ?
Mansour Bahrami : Je veux montrer au public qu’on peut prendre du plaisir à jouer au tennis. Que ce n’est pas qu’une histoire de professionnels et d’argent. Le tennis me permet aussi d’aider les autres. Avec des associations comme Faites le Mur, j’ai pu rencontrer des enfants un peu partout et leur faire découvrir mon sport. Tous rêvent bien sûr de devenir des champions, mais je suis heureux quand j’apprends que certains sont devenus moniteurs et transmettent à leur tour. C’est une vraie fierté et, pour ma part, cela me fait me souvenir pourquoi je joue encore aujourd’hui.

Jean Van de Velde : J’aime l’idée de véhiculer que le golf peut être aussi attractif que le tennis, comme lorsque celui-ci s’est démocratisé et qu’on trouvait des courts dans toutes les villes. Être ambassadeur ne signifie pas parler de mes trophées, juste communiquer la passion d’un sport. C’est encore plus intéressant lorsqu’on est approché par des débutants. Le golf est atroce pour cela, rien n’est plus frustrant et difficile que de démarrer et apprendre les bases. Voir que la personne est accrochée dès qu’elle a réussi à taper une balle plus ou moins bien, c’est pour moi le meilleur moment : je sais qu’elle va persévérer.

Guy Forget : Je ne suis pas pédagogue ni prof, mais ces échanges sont très agréables. Mansour aime donner du plaisir à jouer, moi je conseille différemment, on se complète. Ce que j’apprécie, c’est que parfois il suffit d’une phrase pour débloquer le geste d’un joueur amateur, lui faire comprendre en quelques minutes comment s’améliorer sans forcément employer un langage hyper technique. Il faut sentir son sport.

Jean Van de Velde : Oui, laisser vivre le geste et le corps, ne pas forcément se prendre la tête avec la technique. Faire passer la première petite étincelle, c’est ça le vrai challenge.

Vous parlez de transmission. Comment transmettez-vous votre expérience et à qui finalement ?
Jean Van de Velde : C’est à ce public d’amateurs que j’ai envie de donner le goût de mon sport, l’amour de taper, rendre accessible un sport qui est si technique et si dur qu’il en est intimidant pour les néophytes. Et se dire qu’une marque pense qu’on est capable de transmettre un savoir et une passion est incroyable. C’est un challenge qu’on ne peut pas refuser. Nos deux sports ont de nombreux points communs comme la rigueur, le placement du corps, l’art du lancer, la concentration et l’individualité. C’est d’autant plus intéressant de les réunir.

Guy Forget : Le tennis d’aujourd’hui est peut-être moins ludique, il laisse moins de place à l’amusement qu’à mon époque. Même si derrière le show, nous étions toujours tous dans le combat. Aujourd’hui, les joueurs n’ont plus de temps pour cela et sont de toutes façons moins disponibles car entourés de staffs très protecteurs. Alors c’est bien de pouvoir retrouver ici un peu de cette légèreté et cette notion de plaisir du sport. La spontanéité a disparu sur les circuits. Bien sûr, il reste beaucoup de joueurs drôles et ouverts, mais les personnalités sont plus rares. Quand j’étais sur le circuit, j’avais l’impression d’être entouré de rock stars tellement le public les attendait et espérait voir du spectacle. C’est une évolution normale tant la discipline s’est ultra professionnalisée. Mais cette spontanéité sur les courts manque un peu.

Mansour Bahrami : Par le biais de notre passion, nous rappelons aussi que le sport est avant tout une question d’humilité, de respect et de plaisir. Rencontrer d’autres sportifs aussi est fantastique : tu partages tes expériences, tu parles avec tes idoles. Moi j’ai été hyper impressionné de rencontrer Maradona il y a quelque temps, et je suis tombé des nues quand il m’a dit tout le bien qu’il pensait de moi.
Jean van de Velde : C’est toujours fou de voir l’admiration ou le respect dans le regard d’un autre champion. Quand je vois Guy et Mansour jouer, j’apprends des tonnes de choses.

Guy Forget : Et Jean, lui, me permet de faire des progrès fulgurants. Je suis un accro du golf, un vrai amoureux de ce sport et j’ai eu la chance de rencontrer aussi d’autres champions, notamment Jack Nicklaus. Devant lui j’étais un vrai gosse émerveillé.
Mansour Bahrami : À travers l’œil de l’autre, cela permet aussi de se souvenir pourquoi on joue et pourquoi on n’arrête finalement jamais. Il n’y a que dans le sport que tu as ces émotions. C’est cela qu’il faut transmettre et préserver avant tout.

 

Le mois du golf et du tennis au Club Med. Jusqu’au 13 mai dans les resorts d’Opio en Provence, Vittel Golf Ermitage et Da Balaia.
Infos sur www.clubmed.fr

Collection capsule Club Med Lacoste en édition limitée en vente sur www.lacoste.com et en exclusivité dans 16 resorts européens du Club Med.

 

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