X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.
Nikola Karabatic : « Dans les années 90, j’avais un style approximatif »

Nikola Karabatic : « Dans les années 90, j’avais un style approximatif »

Par Guy de Bordas & Bérénice Marmonier , le 10 août 2017

C’est en marge du lancement de la nouvelle collection ZNE d’Adidas que Nikola Karabatic, le joueur des Bleus et du PSG, s’est confié en exclusivité à Sport & Style sur son rapport à la mode, ses expériences à l’étranger, sa famille et sa nouvelle vie à Paris.

Le rendez-vous est donné au ZOO studio à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, à la fin du mois de juin. 14 heures pétantes. Le handballeur Nikola Karabatic est déjà là. Souriant, après une longue saison 2016/17 - où il a d’ailleurs remporté le titre de champion du monde avec l’équipe de France en début d’année. Son quatrième titre de champion du monde.
Première étape, maquillage et coiffage (très léger). Puis le shooting organisé par son équipementier Adidas commence. Le joueur est très à l’aise, enchaîne les tenues, les poses. Et on l’avait déjà constaté en 2010 lorsque le joueur avait pris la pose, en costume-cravate, pour Sport & Style. Six années plus tard, Karabatic arrive avec un autre statut, celui de star planétaire du hand, qui a posé ses valises à Paris avec son frère Luka. Et ont récemment, tous deux, prolongé leur contrat avec le PSG jusqu'en 2022. 


SON RAPPORT À LA MODE

Depuis que vous habitez à Paris, êtes-vous devenu accro à la mode ?
Je fais beaucoup plus de shopping ici que lorsque je vivais à Montpellier, Barcelone ou ailleurs. Paris est la capitale de la mode et on le ressent tous les jours quand on est Parisien. Quand on se balade en ville, qu’on va au resto ou boire un coup le soir, on sent qu’il y a une vraie culture de la mode qu’on ne retrouve pas ailleurs. À Paris, on peut tout tester, s’habiller comme on veut. On ne sera jamais « overdressed » ou regardé bizarrement parce qu’on porte une tenue particulière.

Êtes-vous du genre à piquer des affaires à votre frère Luka?
On ne s’en pique pas forcément, même si on a une garde-robe qui se ressemble un petit peu.

Y a-t-il une pièce dont vous avez un peu honte ?
J’en ai eu il y a quelques années (rires). On en rigole d’ailleurs assez souvent avec notre père et nos compagnes. Ils aiment bien nous brancher là-dessus. C’était à la fin des années 90, donc une mode un peu différente. J’ai eu une veste ou deux mêlant du cuir à de la fourrure qui n’étaient pas top.

Aujourd’hui, comment définiriez-vous votre style ?
Je dirais un style décontracté avec toujours un petit détail, un accessoire, qui fait la différence.

Vous aimez les montres ?
Oui, j’en ai cinq ou six. Je me suis offert des montres après des titres en club ou en équipe de France. Elles symbolisent donc quelque chose pour moi. J’aime plus particulièrement les montres de plongée, univers que j’adore. J’aime les modèles imposants avec des cadrans assez larges qui vont avec mon gabarit. Je suis aussi fan de céramique noire, donc je me suis offert une Panerai dans ce matériau. Après, j’ai une Rolex Deepsea et une IWC Big Pilot, une montre un peu plus chic.


SA NOUVELLE VIE À PARIS

Qu’aimez-vous faire à Paris ?
Dès que l’on a un peu de temps libre, on essaie de tester des restos différents. On habite dans le 16e arrondissement, alors on va de temps en temps à la Brasserie d’Auteuil. On aime bien trouver des endroits sympas où on mange bien. Pour l’anniversaire de ma compagne, on est allés chez Macaille, le resto de Norbert, à Suresne. Il est très sympa, on y est super bien accueilli. On va aussi au Châlet des Îles pour bruncher au bois de Boulogne. On s’y sent un peu à la campagne. Et autrement, ce qui est cool à faire, c’est prendre un Vélib et longer la Seine. Tous les monuments de Paris défilent, c’est top.

Pas de régime alimentaire, donc ?
Non pas de limites (rires). Je pèse 106 kilos, ce n’est pas un burger ou une pizza qui changera quelque chose. Depuis 2 ou 3 ans, j’ai vraiment pris conscience de ce que je mange et j’essaie de manger de la nourriture saine et des produits bio, traçables de préférence. Tous les problèmes de santé que l’on peut avoir proviennent essentiellement de ce que l’on consomme. Je fais attention, mais pas pour des problèmes de poids. Plus pour moi et ma santé.

Vous avez habité en France, en Allemagne et en Espagne, y a-t-il quelque chose qui vous a marqué dans les modes de vie respectifs de ces villes ?
J’ai eu la chance de vivre dans différents pays qui ont des modes de vie très différents. Plus on descend dans le sud, plus on sent la différence. J’ai aimé la rigueur allemande, qu’on retrouve dans le travail et dans la vie de tous les jours. Barcelone est, quant à elle, une ville très ouverte, pluriculturelle, où on sort beaucoup. Les gens sont vraiment décontractés. C’était cool d’avoir la mer et la plage sur place. Et il fait beau tout l’année. À Paris, ce n’est pas forcément le cas (rires).

Y a-t-il un endroit où vous rêvez d’habiter un jour ?
J’adore Biarritz ! J’y vais presque chaque été. Un de mes meilleurs amis habite là-bas. C’est un coin de la France que j’adore. J’ai grandi dans le Sud, côté Méditerranée, pas loin de Montpellier, mais la côte basque est un endroit où je pourrais me projeter pour vivre plus tard.
 

LE PARIS SAINT-GERMAIN

Avec qui passez-vous le plus de temps au PSG ?
Je traîne surtout avec les joueurs de hand en dehors du terrain. Et on a tellement de matchs que je vois plus mes coéquipiers que ma famille et ma femme. On croise les footballeurs du PSG lors d’occasions créées par le club. On va aussi les voir jouer et parfois, ils viennent voir les matchs de hand. Après, les calendriers sont super chargés. Dans la vie de tous les jours, j’ai beaucoup d’amis qui habitent à Paris. J’ai des potes qui viennent d’autres sports comme le rugby ou qui travaillent pour des chaînes télé. Un de mes meilleurs amis bosse pour Canal+, Antoine Le Roy. Il y a aussi Igor Gotesman, réalisateur de films, qui est Parisien de souche. Il me fait découvrir Paris. C’est lui qui m’a fait découvrir Pigalle et j’ai vraiment aimé ce quartier. C’est différent des autres endroits de la capitale.

En handball, y a-t-il des maillots que vous préférez ?
J’ai eu la chance de jouer dans les clubs qui, pour moi, ont les plus beaux maillots. Que ce soit Kiel (Allemagne), Barcelone et maintenant le PSG. Ils ont des codes couleurs esthétiques, des designs qui changent tous les ans et des modèles iconiques. Puis il y a le maillot de l’équipe de France qui est le plus beau au monde. Le tricolore avec le bleu, surtout celui qu’on a porté au dernier championnat du monde. Il réfléchissait un peu la lumière, dans le noir, quand on rentrait sur le terrain.
 

VIE DE FAMILLE

Comment s’est passée la séparation avec votre frère pendant que vous viviez à l’étranger ?

Dès notre jeune âge, nous avons été vite séparés. Je suis parti faire sport-études à Nîmes. Lui aussi, mais pour jouer au tennis à Saint-Raphaël. Alors on ne se voyait que le week-end. Puis je suis parti en Allemagne alors qu’il continuait le tennis. On a été éloignés pendant quatre ans. Après je suis revenu et on a joué ensemble à Montpellier, à Aix. Quand il s’est mis au hand, c’était génial. On a pu pratiquer ensemble, jouer dans la même équipe et gagner des titres. Puis je suis parti à Barcelone pendant deux ans et maintenant on se retrouve à Paris, on est les plus heureux du monde. On vit notre passion ensemble, on grandit et on évolue côte à côte. Surtout que Luka sera bientôt papa, en novembre. De mon côté, cela fait un peu plus d’un an que ma vie a changé, avec l’arrivée de mon fils Alek. Nos enfants vont avoir très peu de différence d’âge. J’espère qu’ils auront une très bonne relation ensemble, comme nous.


STATUT

En mai dernier, vous avez fait votre entrée dans le Larousse à 33 ans. Une consécration ?
J’ai vu ça sur Twitter. Je ne savais pas si c’était une blague ou pas. Au début, je n’ai pas vraiment fait attention mais par la suite, en voyant la réaction des gens, j’ai réalisé que c’était énorme. J’en ai surtout pris conscience quand ma compagne Géraldine m’a dit : « C’est fabuleux ! Tu imagines, ton fils, plus tard, verra le nom de son père dans le dictionnaire ». Je ne rêvais pas d’entrer dans le Larousse mais y être est plutôt cool.

Le mot hipster est lui aussi rentré dans le dictionnaire, vous considérez-vous comme un hipster ?
Par rapport à la barbe, oui. Hipster est un mot un peu général. Je le suis un peu au niveau style de vie.
 

JEUX OLYMPIQUES 2024

Vous serez au JO 2024 de Paris ?
J’y serai, mais peut-être pas sur le terrain.

 

lire le magazine

IMAGE LAFC STORY

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.