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Novak Djokovic : « Un nouveau départ »

Novak Djokovic : « Un nouveau départ »

Par Paul Miquel , le 22 mai 2017

À Monaco, Lacoste a dévoilé le nom de son nouveau héros : Novak Djokovic. Un contrat de 5 ans pour le tennisman serbe qui devient l’ambassadeur du style de la marque au crocodile sur les courts et à la ville. On l’a rencontré au Monte Carlo Country Club, le jour-même de ses 30 ans. Extraits choisis d’une conférence de presse sans langue de bois.

Alors, ça fait quoi d’être le nouveau crocodile ?
Novak Djokovic : C’est à la fois un honneur et un privilège d’être associé à une maison qui possède une telle importance dans l’histoire du tennis. René Lacoste était un personnage unique, charismatique, il n’a jamais cessé d’innover dans le tennis. Il a introduit la mode sur les courts. Tout le monde sait qu’il a créé le fameux polo dans les années 20. C’est un vêtement que tout le monde connaît maintenant mais, à l’époque, c’était révolutionnaire ! Je suis fier de me faufiler dans son sillage.

Novak Djokovic, René Lacoste… même combat ?
Il était un homme de valeurs. Il ne se considérait pas seulement comme un tennisman, il voyait plus loin. Moi aussi. Lacoste est également une marque qui véhicule des valeurs positives ; et ça me plaît bien. Notre partenariat, ce n’est pas seulement moi portant un polo sur un court, raquette à la main ! Cela va bien plus loin que ça. Bien sûr, Lacoste a un style inimitable, très reconnaissable et je vais m’y conformer mais nous travaillerons main dans la main pour créer de nouvelles choses. Mon partenariat avec Uniqlo, qui n’était pas une marque de sport, est terminé mais ce fut une expérience enrichissante. Évidemment, en tant que tennisman, il est plus facile d’aller vers des marques qui sont liées à mon sport même si Lacoste est bien plus qu’une maison de tennis, c’est une maison de mode, globale avec ce logo unique, que l’on reconnaît partout.

Une autre similarité avec René Lacoste ?
Oui, le mur ! Il s’entraînait sur un mur, à Biarritz. Et moi j’ai aussi énormément joué sur des murs quand j’étais gamin en Serbie. C’est un vrai point commun historique entre nous. Et puis, je crois qu’il jouait aussi au golf. Moi aussi, j’aime bien le golf.

Je n’ai pas perdu l’esprit de compétition. Au contraire, j’ai l’impression de retrouver mes sensations. Roland-Garros sera probablement le pic de ma saison.

Nouvel entraîneur (Andre Agassi), nouveau sponsor (Lacoste)… c’est l’année des grands changements pour vous semble-t-il ?
En effet, j’essaie de ne pas perdre de vue l’essentiel : j’aime avoir une raquette en main, être sur un court, jouer au tennis et pas seulement pour les tournois du Grand Chelem mais partout. C’est ce qui me motive, ce qui me pousse à continuer, il ne faut pas avoir peur des changements, au contraire. Oui, c’est un moment spécial de ma vie actuellement. J’ai arrêté de travailler avec l’équipe qui m’a suivi pendant 10 ans… beaucoup de bons souvenirs, croyez-moi. Mais il faut parfois forcer le destin. C’est comme un nouveau départ, un nouveau chapitre de ma vie qui s’ouvre. Et je peux vous faire une confidence : je n’ai pas perdu l’esprit de compétition. Au contraire, j’ai l’impression de retrouver mes sensations. Roland-Garros sera une étape importante, probablement le pic, de ma saison.

Avoir réussi à recruter Andre Agassi comme coach est un signe fort…
Avoir Andre Agassi comme entraîneur est une grande nouvelle pour moi. C’est même un rêve qui devient réalité. Quand j’étais môme, j’étais fasciné par son jeu. D’ailleurs, mon style de jeu n’est si différent du sien. Ses retours de service étaient mythiques. Il a aussi eu une carrière incroyable avec des hauts et des bas, des transitions dans sa vie et toujours cette force de revenir, comme une résilience. Il a tout connu, notamment ce que je suis en train de vivre actuellement. C’est une aventure excitante pour tous les deux. Ces dernières semaines, on s’appelle tous les jours. Il sera à mes côtés à Roland-Garros, pas pendant toute la durée du tournoi, mais il sera là. On va d’abord voir comment ça va se passer entre nous à Roland-Garros. Ensuite, on verra…

Le Novak Djokovic de mai 2017 est-il différent de celui de 2016 ?
Difficile de répondre à cette question : toutes les années sont différentes. Cette année, j’ai moins de succès sur les courts mais il faut peut-être passer par là pour trouver une nouvelle énergie. En tout cas, j’espère que je retrouverai mon énergie à Roland-Garros.

Avec votre nouvelle tenue Lacoste pensez-vous aborder les matches différemment à Roland-Garros ?
Oui, bien sûr. Je la porterai à Roland-Garros pour la première fois. C’est une marque française, le tournoi se déroule à Paris, j’aurais presque le sentiment de jouer à domicile d’une certaine façon ! Au « French », mon polo sera d’ailleurs décoré d’un motif reprenant les couleurs du drapeau français.

J’aime adopter la technique du camouflage, c’est à dire choisir des teintes, pour mes tenues, qui se rapprochent de la couleur des courts sur lesquels je joue.

Vous devez vous sentir de plus en plus français…
J’habite à Monaco, c’est presque la France, non ? Désolé si je provoque une crise diplomatique. Non, sérieusement, je voyage beaucoup en France, en Provence, sur la Côté d’Azur. Le village de Saint-Paul-de-Vence est probablement le lieu que je préfère ; c’est un endroit merveilleux.

« Without style, playing and winning are not enough » C’est un citation de René Lacoste qui orne certains pulls et sweatshirts de la marque. Ca vous parle ?
Oui, évidemment.  Après, je pense, dans l’esprit de René Lacoste, le mot style se rapprochait davantage du mot fairplay à l’époque. Cette citation, je pense, évoquait moins l’élégance vestimentaire que l’idée de jouer avec style, comme un gentleman.

Existe-t-il une couleur avec laquelle vous préférez jouer ?
Question complexe ! En fait, j’aime bien adopter la technique du camouflage, c’est à dire choisir des teintes, pour mes tenues, qui se rapprochent de la couleur des courts sur lesquels je joue. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être cela me permet de me sentir compact, en osmose, relié au terrain. Et puis, le tennis va si vite, tout se joue au dixième de seconde. Du coup, si vous portez un polo rose et un short bleu sur un court en gazon vert, vous offrez une chance supplémentaire à votre adversaire. En revanche, en jouant ton sur ton, ça complique un peu les choses pour lui. Reste que le blanc reste le blanc, c’est une couleur noble dans le tennis. Perso, j’aime bien avoir un short et un polo de couleurs différentes… même si ce n’est pas trop dans la ligne stylistique de Lacoste. Il sera toujours temps d’en parler avec eux.

Comment seront, selon vous, les tenues de tennis dans 10 ans ?
L’évolution des matériaux et des tissus sont une tendance forte : plus de légèreté, plus d’absorption de la sueur. Je ne pense pas que les lignes seront plus courtes qu’aujourd’hui mais la légèreté sera clairement le grand truc.

Quelle est votre pièce préférée chez Lacoste ?
Le polo évidemment. What else ? Mon père portait toujours des polos Lacoste, il en avait de toutes les couleurs dans ses placards. Cela m’a vraiment marqué.
 

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