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Priscilla Gneto: « Le raid m’effraie moins que de rencontrer un serpent »

Priscilla Gneto: « Le raid m’effraie moins que de rencontrer un serpent »

Par Laura Meunier , le 28 octobre 2016

Ce n’est pas sur un tatami que Priscilla Gneto va faire ses preuves dans quelques semaines. La judokate française, médaillée olympique en 2012, va allier VTT, running et kayak pour tenter de remporter le Raid des Alizés Martinique. Rencontre à Paris, entre deux entraînements.

Le pitch du Raid des Alizés Martinique ? Une aventure nature, sportive et solidaire où 70 équipes 100 % féminines vont parcourir près de 70 km, passer trois nuits en bivouac et aller le plus loin possible pour une association. Pour tenter de remporter le Raid des Alizés Martinique, qui se déroulera du 15 au 20 novembre, la judokate de 25 ans Priscilla Gneto formera un trio avec Muriel Hurtis, médaillée olympique d’athlétisme en 2004, et Flora Coquerel, Miss France 2014 et fondatrice de Kelina, l’association de solidarité au Bénin qu’elles vont représenter.

D’où vous est venue cette idée de participer au Raid des Alizés Martinique ?
Flora Coquerel y a déjà participé l’année dernière et ça avait l’air sympa. Elle nous en a parlé parce que le raid en général, c’est quelque chose de compliqué. L’idée de partager des moments avec elle et Muriel, de défendre l’association Kelina fondée par Flora en 2014 pour aider la population du Bénin d’où elle est originaire, et découvrir la Martinique sont des missions qui m’ont motivée, d’autant plus que ce sont mes copines.

Comment vous préparez-vous pour ce raid ?
Pour Muriel et moi, je dirais que c’est assez « facile ». Je fais du sport tous les jours à l’Insep. Muriel est un peu plus demandée mais on se rejoint les week-ends pour se faire une activité. On a la chance qu’un ami à moi soit préparateur physique et coach sportif, du coup il nous entraîne en fonction des lacunes de chacune. Par exemple, Flora et « Mumu » travaillent plus les bras pour le kayak et moi le vélo car je suis nulle. Pour la course, Muriel nous aide car on ne sait pas très bien courir. Pour ma part, je serais plus à l’aise en kayak même si être sur l’eau ne me rassure pas. On s’entraîne aussi chacune de notre côté, mais dès qu’on peut se réunir toutes les trois, on le fait.


Muriel Hurtis, Flora Coquerel et Priscilla Gneto lors du gala de charité, à Brazzaville le 2 septembre 2015.

Votre nom de groupe pour le raid est « Brazza Gang ». D’où vient-il ?
Je connais Muriel de l’Insep. Avec Flora, on s’est rencontrées à Brazzaville, en République du Congo, pour l’association Africa Green Challenge. Là-bas, on était tout le temps ensemble. Du coup on a gardé le même groupe, on est toutes restées en contact et depuis on ne se lâche plus. Donc c’est le « Brazza Gang ».

Qu’est-ce qui vous effraie le plus pendant le raid ? Vous êtes plutôt du genre à aimer votre petit confort ou le bivouac ne vous dérange pas ?
Ce qui m’effraie c’est de rencontrer un serpent, c’est ma phobie ! Même les 18 km du trail ne m’impressionnent pas. Par contre, si on me dit qu’il y a un serpent, je ne pars pas ! J’aime bien mon petit confort mais ça ne me fait pas peur de dormir dehors. La seule chose ce sont les bestioles... Après ça va être sympa de bivouaquer avec les filles, on va rigoler. Ça ne fait pas de mal de partir à l’aventure, et puis ce n’est que cinq jours.

Quel est votre objectif pour le raid ?
Au début, ignorant la difficulté, j’ai dit aux filles que j’aimerais bien qu’on gagne, évidemment ! Puis Flora m’a raconté son expérience de l’année passée et j’ai revu mes ambitions à la baisse. En tant que compétitrice, j’y vais pour donner le meilleur de moi-même sur chaque épreuve. Ne connaissant pas le parcours, cela reste un peu difficile de se fixer des objectifs. D’autant plus que mon sport, c’est le judo. Le VTT, le running et le kayak, ce n’est pas trop mon domaine. On m’aurait dit : « il y a un tatami », j’aurais foncé tête baissée ! Heureusement, j’ai déjà eu l’occasion d’en faire en stage avec l’équipe de France, donc je connais. Mais je connais aussi mon niveau (rires). Dans tous les cas, je sais qu’on y va pour donner le meilleur de nous-mêmes.

Vous avez récemment changé de club pour passer de Levallois à l’Étoile Sportive de Blanc-Mesnil. Vous avez aussi changé de catégorie en passant des -52 kg au -57 kg. Vous vous préparez pour votre prochaine compétition à l’Open de Malaga les 29 et 30 octobre. Comment l’envisagez-vous?
Je n’ai aucune appréhension, j’y vais pour prendre mes marques. Ce qui est bien, c’est que dans cette compétition je n’ai rien à prouver. Au contraire, j’ai tout à gagner. J’y vais détendue et on verra ce qu’il se passera. Je ne pars pas défaitiste, j’ai tout à prouver et à gagner. En ce moment, je me sens bien. Physiquement, je sais que je peux être à la hauteur. Je pense que dans cette catégorie, le physique m’aidera beaucoup. C’est une arme, donc je vais essayer de m’en servir au maximum. J’ai beaucoup de choses à rattraper, j’ai repris l’entraînement il y a à peine un mois. Pour moi, c’est une préparation pour les championnats de France (12 et 13 novembre à Montbéliard – ndlr) qui seront plus importants.

Quelle est votre journée type ?
Entraînement le matin, cours l’après-midi à l’ISCPA, encore entraînement, devoirs, puis je regarde ma petite série et au lit. Je regarde Walking Dead, mais j’aime bien aussi Breaking Bad et The Good Wife. Je touche un peu à tout.

Quels sports suivez-vous en dehors du judo ?
J’adore le foot, le rugby et le handball. Je supporte le PSG et Marseille. Ce sont deux équipes concurrentes, je sais... Je suis aussi le Barça et Chelsea, même si je préférais le Chelsea de Mourinho.

Le style de musique que vous écoutez avant de fouler le tatami ?
J’écoute tout ce qui bouge : rap US, afrobeat, vraiment de tout. Je suis en mode aléatoire mais dès qu’il y a une chanson un peu molle, une chanson d’amour, je zappe !

Votre rituel quotidien ?
Le matin, on me fait la guerre pour ça, mais prendre un bon petit-déjeuner. Le soir, j’aime bien boire un thé avant d’aller dormir.

Côté mode, quelle est votre pièce préférée ?
C’est vrai que je vais souvent aux entraînements en survêtement et qu’ensuite je suis en kimono, mais dès que j’ai du temps, j’adore m’habiller. J’adore les chaussures et les jeans. Je change énormément. Je n’ai pas de style en particulier, j’aime bien tout essayer, regarder souvent sur internet. Et j’adore me maquiller aussi. Comme ça ne m’arrive pas souvent – la journée, en kimono, on n’a pas le droit pour ne pas tâcher –, quand je le fais j’essaie de le faire bien, grâce aux tutos notamment. J’en regarde toute la semaine et dès qu’on est vendredi, je me mets devant mon miroir et c’est parti !

 

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